Le seul hebdomadaire de la région publié une fois par mois

Vol. XXXVI, n° 7

Numéro double - Avril-Mai 2026

Dernière révision :  7 juin 2026

Avril 2026
Dimanche Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi
      1
Naissance
Brillat
Savarin
1755
2
Mort
de
Pompidou
1974
3
Publication
des
Misérables
1862
4
Création
du
$ (US)
1792
5
Création
du
Panthéon
1791
6
Pétrarque
rencontre
Laure
1327
7
Jésus
Christ
crucifié
an 30 (*)
8
Mort de
Jean II
Le Bon
1364
9
Fin de la
guerre de
Sécession
1865
10
Lyon
ville
française !
1312
11
Début
du procès
d'Eichmann
1961
12
Arrestation
de
Landru
1919
13
Mort de
Jean de La
Fontaine
1695
14
Assassinat
de
Lincoln
1865
15
Exposition
de
Paris
1900
16
Naissance
d'Anatole
France
1844
17
La
Baie des
Cochons
1961
18
Séisme
de San
Francisco
1906
19
Début de
la guerre d'
Indépendance
1775
20
Début
de l'
Inquisition
1233
21
Mort du
Baron
rouge
1918
22
Naissance
de
Lénine
1870
23
Naissance
de
Turner
1775
24
Assassinat
de
Concini
1617
24
Naissance
de Saint Louis
1214
26
Création
de la
Gestapo
1933
27
Première
du Mariage
de Figaro
1784
28
Mutinerie
à bord du
Bounty
1789
29
Richelieu
au Conseil
du roi
1624
30
L'Édit
de
Nantes
1598
   

 

(*) Voir la chronique de Simon Popp

Mai 2026
Dimanche Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi
          1
«Indiana»
(Georges
Sand)
1832
2
Chute
de
Massada
73

Mai 2026 (suite)
3
Bonaparte
cède
la
Louisianne
1803

4
Incendie
du
Bazar de
la Charité
1897
5
La Vrai
Croix

aux
Perses
614
6
Kubilai
Grand Khan des
Mongols
1260
7
1ière
photo
en
couleurs
1869
8
Jeanne
d'Arc
à
Orléans
1429
9
Décès
de
Agrippa
d'Aubigné
1552
10
Mort
de
Louis
XV
1774
11
Ouverture
du
Le Printemps
1865
12
Couronnement
de
Georges
VI
1937
13
Attentat
contre
Jean-Paul
II
1981
14
Assassinat
de
Henri
IV
1610
15
Ouverture
du
canal du
Midi
1681
16
Décès
de
Albert
Londres
1932
17
Fondation
de
Montréal
(Québec)
1642
18
Naissance
de
Nicolas
II
1868
19
Création
de la
Légion d'honneur
1802
20
Mort
de
Christophe
Colomb
1506
21
Première
loterie
en
France
1539
22
Naissance
de
Gérard
de Nerval
1808
23
Décès
de
J. D.
Rockefeller
1937
24
Première
ligne
de
télégraphie
1844
25
Évasion
de
Louis
Napoléon
1846
26
Première
"Voiture
du peuple
"
(Allemagne)
1938
27
Attentat
contre
Richard
Heydrich
1942
28
Fin
sanglante
de La
Commune
1871
29
Première
du Sacre
du Printemps
1913
30
Création
du bagne
de
Cayenne
1854
31
Visitation
de
Marie
           

Note :  Les informations qui précèdent sont en provenance du site

 http://herodote.net

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  Ce numéro :


Contenu :

Alphonse Allais, Maurice Aubret, Charles Aznavour, Nicolas Boileau, Napoléon Bonaparte, Georges Brassens, Jacques Brel, Mark Carney, Pierre Chagnon, Maurice Chevalier, William Cobbett,  Jésus-Christ, Henri Christiné, Damia, Benoît Duteurtre, Edwidge Feuillère, Richard Feynman, Shelby Foote, Fragson, Gaston Gabaroche, Jean Gabin, André Gide, Yvette Guilbert, Hérode, Louis Houssot,  Paul Léautaud, Henriette Leblonc, Pierre-Robert Leclercq, Léo Lelièvre, Xi Li, Jean Lorrain, [Jean-Luc-Mathieu-et-Marc], Jacques Marchioro, Paul Marinier, Robert Marino, Mayol, Pepito Mendes, Mistinguett, Mario Moretti, Paulus, Fred Pearly, Edith Piaf, Ponce Pilate, Bernard Pivot, Sax Rhomer, Tino Rossi, Sempé, les Frères A. et C.  Skonmadit, Everett Sloane, Edna St-Vincent-Millay, Thérésa, Toulouse-Lautrec,Alexandre Trebitsch, Charles Trenet, Donald Trump,  Auguste de Villebichot, Orson Welles et Ludwig Wittgenstein

***

INDEX de tous nos numéros, depuis Janv. 2018

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Chroniques :

 
   Photo de Pérec H. Pérec

Pas d'anchois, pas d'appartement

«Quoi ?» me dit, l'air étonné, un homme d'une soixantaine d'années assis à deux tabourets, à ma droite, au comptoir du restoroute où nous nous étions donné un rendez-vous, un de mes vieux amis et moi, deux, trois jours auparavant.

«Vous n'avez ni radio, ni télévision ?» insista-t-il dans la continuité d'une réponse que j'avais donnée à Marie, la serveuse, qui m'avait posé une question concernant un bulletin de nouvelles diffusé la veille.

«Quoi ? Ça a l'air de vous surprendre...» lui dis-je.

«Ben y'a d'quoi !» dit-il.

...

 

Je ne me souviens plus exactement quand Madame Pérec et moi avons décidé de ne pas remplacer le téléviseur que nous avions possédé pendant quelques années et qui venait de, tout simplement, cesser de fonctionner.

À rebours, car c'est ainsi qu'on s'explique certaines décisions, je crois que nous en avions assez de regarder toujours les mêmes émissions sans en retirer quoi que ce soit : ni renseignement nouveau, ni information capitale ou même digne d'intérêt, ni nouvelles susceptibles de modifier notre vision du monde, mais surtout ni satisfaction, ni plaisir.

Alors que :

Avec nos ordinateurs, nous pouvions, depuis des années déjà, avec la venue des cassettes VHS, puis DVD et l'Internet, aller au théâtre, visionner des films, assister à de récitals ou des concerts, lire tout ce qui a été publié depuis des siècles et même entretenir des conversations avec des gens à l'autre bout du monde qu'on n'aurait jamais pu connaître autrement.

Ma dernière découverte ?

Une série de documentaires sur la Guerre Civile Américaine qui m'en ont plus appris, en 12 heures, ce qu'il m'aurait fallu des mois de recherches et de déplacements. - Cartes, statistiques, photos et reconstructions animées de grandes batailles à l'appui.

Oh, et puis, j'ai visité depuis quelques années déjà, des villes et des pays où même avec une fortune illimitée, je n'aurais jamais pu m'y rendre.

...

 

Pas d'anchois, pas d'appartement ?

Pas de pizza non plus. - C'est que c'est plus plaisant faire la cuisine que de commander du fast-food pourregarder des millionnaires jouer au football, baseball, basketball ou hockey.

H. Pérec


P.-S. : Une question :

Vous savez pourquoi un employé de bureau, après son travail, le soir, décide de regarder un télé-roman dont l'action se déroule dans un bureau ? - Madame Pérec et moi non plus.

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  Photo de Maud Tessier  Maud Tessier

Archives...

En tant qu'«archiviste" de l'UdeNap [*], je suis indirectement  «témoin» de la correspondance entre "paul" (Paul Dubé) et Jacques Marchioro, les webmestres du site «Du temps des cerises aux feuilles mortes» (dont on trouvera l'adresse dans les liens qui vous sont proposés dans tous les numéros du Castor[tm] - voir ci-dessous), et constate que, tout en étant conscients que le temps passe et que leur travail ne sera jamais terminé, les deux poursuivent leurs «affligeants travaux» (l'expression est de paul), comme si l'avenir n'existait pas.

[*] «Archiviste» ! Quel beau titre ! Je suis si perdue parfois que je me demande comment j'ai pu me retrouver dans un job où j'ai de la difficulté à mettre une simple étiquette sur ce que je lis !

La question que je me pose en les lisant est : «Est-ce qu'ils se demandent, parfois, ce qui va arriver à leur site lorsque les deux se seront éteints ?»

Le Professeur se dit, quant à lui,  non inquiet : «S'il a à survivre, il survivra..

Monsieur Pérec, en vieux sage (et je ne veux certes pas dire «ayant déposé ses armes», dit que la Providence, en un ami de paul, fera ce qui doit être fait.

J'imagine. M'enfin : j'y pense.

Voir, plus loin, la chronique de paul.


À moi maintenant :

La question qu'on m'a posé pendant des mois a été : «Quand prévoyez-vous avoir terminé votre travail ?» (celui de restaurer en entier le site de l'UdeNap).

Pour m'avoir entendu dire «Je n'ai aucune idée.», on a cessé de me la poser.

Depuis des mois et des mois, j'ouvre une porte (un répertoire) et derrière cette porte, il y en a dix et derrière ces dix, une centaines d'autres.

Un exemple ? Le texte qui suit.

Je l'ai trouvé dans un des dizaines de répertoires intitulés «À classer», non signé ; tout simplement daté : «Décembre 2016».

On m'a dit : «C'est de paul». Et paul de me répondre : «Mais non, c'est du Simon Popp. Il écrit dans ce style quand il est sérieux.» (Comme si Simon n'était jamais sérieux !)

Simon m'a référé à Copernique qui m'a dit que ça devait être de Madame Malhasti qui m'a référé à Jeff ou à son ami : «Tu sais, celui qui est atteint du syndrome d'Asperger...»

J'aurais voulu qu'il soit de moi, mais non. Et si tous ceux qui participent à la rédaction du Castor tiennent à dire qu'il n'est pas d'eux, c'est qu'il est peut-être trop sérieux.

Il a pour titre «Écrire» :


Ce que je peux affirmer, c'est qu'à moins que mon logiciel de recherche, digne d'un codage à la «IA», m'affirme qu'il n'a jamais, jusqu'à présent, été publié.

...

Écrire...

Une ligne par jour

L'on confond souvent la tenue d'un journal et la tenue d'un carnet de notes. Il s'agit de deux modes d'écriture différentes :

Le journal classique ou intime est celui dans lequel on inscrit au fur et à mesure que le temps passe, en prenant soin de noter la date et parfois les heures, les événements importants de sa vie de même que les faits les entourant dans une enveloppe où on leur ajoute parfois les pensées, les émotions et les réflexions qu'ils ont pu susciter en soi et autour de soi. - Il n'exige pas, de ce fait, d'être tenu quotidiennement ni même régulièrement.

Le carnet de notes, par contre, ressemble plus à un agenda qu'à un véritable journal, mais à un agenda à rebours : un carnet dans lequel on ne notera pas les événements à venir, mais ceux du passé et plus particulièrement ceux d'un passé relativement récent : où on est allé, avec qui, jusqu'à de petits détails qui, sur le coup, peuvent paraître insignifiants, mais qui serviront d'aide-mémoire dans un futur qui n'est pas nécessairement aussi lointain qu'on puisse l'imaginer.

La tenue d'un carnet de notes n'est pas une invention nouvelle :

Voici ce que le journaliste, le pamphlétaire, l'homme politique et le grammairien britannique, William Cobbett (1763-1835), écrivait à ce propos, en 1922, dans son “«Advice to Young Men, and (incidentally) to Young Women, in the Middle and Higher Ranks of Life » :

« A journal should be kept by every young man. Put down something against every day in the year, if it be merely a description of the weather. You will not have done this for one year without finding the benefit of it. [...] It demands not more than a minute in twenty-four hours ; and that minute is most agreeably and advantageously employed. It tends greatly to produce regularity in the conducting of affairs : it is a thing demanding a small portion of attention once in every day... »

Outre l'habitude et la régularité qu'impose la tenue d'un tel «journal», Cobbett insiste un peu plus loin sur ses autres avantages dont l'un, très important selon lui, est d'être en mesure, dans le temps, de se rappeler exactement non seulement où l'on était à une date précise, mais également ce que nous y avons fait et, surtout, ce que nous avons pensé... de même que la personne que l'on était selon deux principes:

Le premier est que nous n'évoluons pas dans le temps : nous devenons, à chaque instant une personne différente.

Le deuxième étant qu'un simple détail, parfois, peut faire resurgir du passé des journées entières ou des épisodes complets de sa vie.

À ces évidences, j'ajouterai, pour ceux qui éventuellement voudraient tenir un véritable journal du type intime, qu'il y a dans la tenue d'un carnet de notes un aspect très important et c'est celui d'écrire à tous les jours – ne serait-ce qu'une description de la température (comme le mentionne Cobbett) car l'acte d'écrire est non seulement un acte intellectuel, mais un acte physique qui, comme toutes les habitudes ou manies, se développe petit à petit.

Et puis il y a ceci :

Quand un rédacteur d'un carnet de notes aura inscrit cent fois la même entrée, il sera tôt ou tard tenté d'y ajouter un détail supplémentaire, le type de nuages, par exemple (i.e. : cumulus, nimbus, stratus...) la journée où il s'apprêtera à écrire tout simplement : “Journée nuageuse, partiellement ensoleillée”... - Et c'est ainsi que se développera son goût pour l'écriture car...

L'habitude de tenir un carnet de notes mène invariablement vers une plus grande facilité à non seulement rédiger de façon adéquate de fugitives pensées mais à une plus grande adéquation entre ses pensées et la réalité... car, combien de fois, chers futurs rédacteur, rédactrice, t'es-t-il arrivé de perdre le fil de tes idées en hésitant sur un mot, une expression qui t'ont amenée vers d'autres mots, d'autres expressions ?

(De nombreux linguistes, philologues, psychologues et philosophes se sont penchés sur ce phénomène de la non-concordance entre les mots et la pensée, le mot appelant la pensée et non la pensée le mot. - Le plus célèbre d'entre eux, Ludwig Wittgenstein [1889-1951] y a consacré une grande partie de sa vie, insistant, entre autres, sur les limites du langage.)

Il s'agit là d'un des problèmes les plus sérieux en ce qui concerne l'écriture:

L'écriture, la réalité et l'esprit :

L'écriture, en elle-même, n’est pas un acte naturel. Dormir, manger, marcher, courir, sont des actes naturels et non pas, lorsqu’il fait beau ou lorsqu'il pleut, s’asseoir seul, à une table, et aligner des mots, des phrases et des paragraphes susceptibles de représenter des idées, des émotions, des sensations qui, intellectuellement ne sont que des rapports indirects avec la réalité.

L’écrivain – et j'entends par là quiconque écrit ne serait-ce qu'un bout de phrase régulièrement – est un être étrange ; non seulement est-il solitaire, mais il est obsédé par la mise en ordre de pensées la plupart du temps diffuses, désordonnées, sans suite et souvent incohérentes car les pensées, la pensée n'est pas une suite de mots, mais bel et bien, une suite ininterrompue de souvenirs, de flashs mystérieux, de couleurs, de sons, d'odeurs qui nous permettent de cohabiter dans un monde souvent énigmatique parce qu'il est extérieur à soi. Et c'en cela que le produit de sa pensé est difficile à noter car ses aspects sont insaisissables et continuellement associés à d'autres découlant de souvenirs, d'images, de couleurs... qui font partie d'une mémoire faillible sur laquelle il est évident que nul n'a un contrôle certain.

En d'autres mots, nos pensées ne sont pas textuelles (de
textus ou trame) et vouloir les saisir et les exprimer au moyen de la parole (déjà) ou de l'écriture est un art auquel il faut consacrer beaucoup de travail.

«  I don't care what people think, writing is hard work  »
(Shelby Foote - 1916-2005)

L'abondance d'oeuvres écrites par un auteur ne veut rien dire. Tous vous diront qu'écrire est non seulement une chose que l'on doit apprendre, mais une chose qu'on ne maîtrise jamais et qui demande des années d'apprentissage. Sur son lit de mort, André Gide (1869-1951) se demandait encore si, avec le temps, ses phrases seraient encore « grammaticalement correctes »...

L'écriture, quitte à répéter ce que je viens de laisser sous-entendre, exige beaucoup de temps et de travail ; une certaine dévotion même et cette dévotion pourrait facilement se comparer à un sacerdoce. Elle exige également un entêtement et une imperméabilité à toutes épreuves, particulièrement aux critiques car il est plus facile de critiquer que d'écrire. D'aucuns ajouteront qu'il faut, pour devenir écrivain, posséder une colonne vertébrale en acier inoxydable, et ils n'auraient pas tort.

En d'autres mots, beaucoup sont appelés ou se sentent aptes à écrire mais peu sont élus. Et c'est d'autant plus malheureux que certains ne finissent qu'après des années de travail par le constater.

Car la véritable question que l'on doit se poser vis-à-vis l'écriture n'est pas si on en a la capacité, ni pour qui l'on veut écrire, ni dans quel but, mais bien pourquoi.

Pourquoi écrit-on, vraiment ?

C'est une question à laquelle il n'y a pas de réponse.

Pour faire fortune ? Autant acheter un billet de Loto.

Pour la gloire ? Devenir chanteur, danseur, acrobate, clown, musicien ou même se lancer en politique sont des avenues plus faciles.

Pour la postérité ? Pour laisser des souvenirs à ses enfants, à ceux qui nous suivront ? - C'est ajouter un autre fardeau à son travail : que voudront lire nos descendants dans dix ans, cent ans, mille ans ?

Pour faire découvrir à d'autres SA vérité, celle qu'un écrivain en puissance a retrouvé en lui, souvent par hasard ? - Pourquoi l'écrivain serait-il un être particulier, un être-à-part à la fois guide, enseignant, orateur, augure ou prophète ?

On pourrait insérer facilement ici, en la modifiant quelque peu, la réplique d'Everett Sloane (Mr. Bernstein) dans Citizen Kane d'Orson Welles à qui le journaliste venu l'interviewer dit (en parlant de Kane) : « Mais il a fait beaucoup d'argent. » ...

« It's easy to make a lot of money. If that's all you want to do : make a lot of money... »

(« C'est facile devenir un écrivain populaire et être admiré. Si tout ce que l'on veut faire est de devenir un écrivain populaire et renommé... »)

L'écrivain malheureusement a un autre destin.

Il écrit parce qu'il n'a pas d'autres choix. C'est la seule façon qu'il a pu trouver pour mettre de l'ordre dans son discours intérieur, confus et incohérent, dans ses obsessions, dans la partie nébuleuse et incompréhensible de son existence.

Il écrit pour publier ? Parfois.

Écrire et publier

Le caricaturiste Sempé a bien illustré ce que signifiait vraiment la publication d’un livre :

Dans une librairie où s’entassaient des milliers de livres, sur et sous des tables, des comptoirs, des meubles, devant et derrière des étalages, au milieu d’une grande superficie ceinte de murs tapissés d’autres livres, percés d’ouvertures au dessus desquelles on pouvait lire « par ici, d’autres livres », deux hommes, l’un le commis, l’autre visiblement un client, le premier disant au second : « Vous avez écrit un livre ? Quelle veine ! Enfin sortir de la masse ! »

Bernard Pivot y est allé, quant à lui, d’une boutade qui résume très bien un autre aspect de la publication : « De nos jours, tout le monde publie, sauf certains écrivains. »

Suffit de rentrer dans une librairie ou une bibliothèque pour comprendre la futilité de ses écrits, de tous les écrits. Car pour lire, il faut, aussi, savoir écrire. Et c'est là, sans une sorte de demi-purgatoire, où tous les écrivains se rejoignent : ils lisent.

Ce qui m'amène à des aspects plus mondains :

Aux prix littéraires qui pourraient garantir une certaine forme de sécurité mettant l'écrivain à l'abri de tous soucis matériels.

Paul Léautaud (1872-1956) disait à leur propos :

«Moi ? Recevoir un prix littéraire ? Je me sentirais... déshonoré ! »

Je vous laisse à vos propres réflexions sur ce sujet.

Personnellement, publier directement ou indirectement, pour un petit ou pour un grand nombre, n'est qu'un moyen – et j'insiste : un moyen – de savoir si ses phrases sont stylistiquement correctes et que ce que l'on écrit est compréhensible.

E non, je ne vous mentionnerai pas à nouveau Wittgenstein, l'incompréhensible Wittgenstein, qui a réussi l'exploit de se faire comprendre.

En guise de conclusion

Je n'en connais qu'une :

Écrire est la moins dispendieuse de toutes les thérapies et la plus consolatrice des sérénités.

***

N'oubliez pas, hein : le texte n'est pas de moi : je ne fais que le citer.

 Maud

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  Photo de Simon Popp Simon Popp

Pour une fois que les historiens s'entendent...

Selon la coutume, Jésus-Christ, notre sauveur, serait né à  Nazareth, en Galilée (quoiqu'on n'est pas certain de l'endroit exact), un 25 décembre, le jour qui marquerait le début de l'ère chrétienne, soit l'an un ou... six jours avant. À moins qu'il soit né véritablement en l'an un, c'est-à-dire au cours de la 358e journée de l'ère dite Chrétienne (Anno Domini).

On ne s'entend pas trop là-dessus. Tout ce que j'ai pu lire à ce sujet, c'est que, selon divers savants calculs où se mêlent les calendriers romains, hébreux, les phases de la lune, certains déplacements d'étoiles et même une éclipse, sa naissance se serait produite six ou sept ans avant lui-même. Mais oublions ce détail.

Ce qui serait aujourd'hui convenu, c'est qu'ils serait mort, crucifié,  à Jérusalem le vendredi 7 avril de l'an 30 de notre ère, et cela, d'après les calculs des historiens modernes. Les Évangiles nous disent en effet qu'il est mort une veille de sabbat, donc un vendredi, et que ce jour était aussi celui de la «préparation» de la Pâque juive, donc le 14 du mois de Nissan dans le calendrier hébraïque. Ces deux éléments coïncident, avec Ponce Pilate et le roi Hérode en Judée,  en l'an 30 de notre ère et précisément un 7 avril.

Sauf que cette année, Pâques, le jour de sa résurrection, a été célébré, pas chez moi, mais chez une bonne partie de mon entourage, le dimanche suivant deux jours après sa crucifixion, et non trois (comme on le répète trop souvent) : le 5 avril, deux jours auparavant... Alors que l'an dernier ce même Pâques a été célébrée 20 avril... 23 jours plus tard et l'an prochain on en sera au 28 mars, 8 jours auparavant, l'autre après, au 16 avril, 9 jours après et ainsi de suite.

Le calcul, d'après ce que les Frères A. et C. Skonmadit (page en révision), serait simple :

«En règle générale, Pâques tomberai le premier dimanche suivant la première pleine lune de printemps (après l'équinoxe du 21 mars)».

«Équinoxe»... encore un de ces mots à chercher dans le dictionnaire....

Dire que j'avais avant ce détail déjà de la difficulté à comprendre les contradictions dans les évangiles de la découverte de la résurrection de ce Jésus  :

1. Les femmes au tombeau :

Le nombre et l'identité des femmes qui découvrent le tombeau varient selon les auteurs :

Matthieu : Marie de Magdala et « l'autre Marie ».


Marc : Marie de Magdala, Marie (mère de Jacques) et Salomé.


Luc : Marie de Magdala, Jeanne, Marie (mère de Jacques) et «d'autres femmes».


Jean : Seule Marie de Magdala est mentionnée au début du récit.

2. Idem pour la pierre devant le tombeau :

Dans l'Évangile selon Matthieu, un ange descend et roule la pierre devant les femmes, provoquant un tremblement de terre. Pour les trois autres, la pierre est déjà roulée à leur arrivée.

(Et, c'est sans insister sur le nombre de morts qui se seraient promenés, ressuscités eux aussi, dans les environs... Chose qu'on aurait notée ailleurs que dans les évangiles.)

3. Le nombre "d'anges" :

Matthieu et Marc mentionnent un seul messager (un ange ou un jeune homme en blanc). Luc et Jean en mentionnent deux.

3. Et puis,  il y a la chronologie et les apparitions subséquentes :

Chez Marc, les femmes s'enfuient et ne disent rien par crainte, alors que chez les autres, elles courent avertir les disciples.

Matthieu insiste sur des rendez-vous en Galilée pur les apparitions, alors que Luc situe les apparitions principalement à Jérusalem et ses environs (Emmaüs).

(Quant à l'Ascension : Luc semble placer l'ascension le jour même de la résurrection, tandis que les Actes des Apôtres (attribués au même auteur) évoquent une période de 40 jours.)

***

Inutile de préciser, comme le faisait en 1900, Alphone Allais à propos de Napoléon... les témoins se font de plus en plus rares.

 Simon

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 Photo de Copernique Copernique Marshall


Intelligence artificielle

Un dernier mot :

Je ne sais pas si, dans les conversations que vous entendez autour de vous ces temps-ci, on parle de politique. D'un dénommé Trump et de son homologue chinois, un certain Xi Li. Si oui, vous avez dû certes entendu parler d'un troisième, que le premier appelle "le gouverneur" (petit "g") d'un troisième "insignifiant" pays du nom de "Canada" et dont le titre exacte est celui de "Premier Ministre". Son nom est Mark Carney. - Contrairement aux deux autres, ce n'est pas, à proprement parler, un politicien ; enfin, pas encore, mais il est en train de le devenir, avec un qualificatif en plus, celui de "fin" car, avec le calme d'un économiste, il est en train de jeter la bisbille dans les finances des deux autres.

 Facile à dire (écrire), mais allez essayer d'expliquer cela autour de vous...

Personnellement, je n'y arrive pas. Remarquez que ce n'est pas nouveau.

Mais je ne m'en fais pas.

Je suis, en ce sens plus près d'un Wittgenstein que d'un Boileau, le premier ayant réussi à expliquer pourquoi la communication est impossible entre être humains, le second ayant exprimé le contraire en écrivant dans un bout rimé, un dicton, une formule, un précepte, une maxime, une pensée (un apophtegme, pour être encore plus mal compris) qui veut que «Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément», un principe qui revient à dire que la clarté d'une expression est le résultat direct d'une pensée bien maîtrisée et structurée.

Ergo :

Ce que je dis depuis plusieurs semaines à propos de l'intelligence Artificielle provient d'une vision mal maîtrisée, mal structurée et d'autant plus incompréhensible qu'elle se réfère à des concepts à peu près ignorés de la majorité des gens qui ne se sont jamais penchés sur le véritable fonctionnement d'un ordinateur.

(En passant : le mot "ordinateur" a été créé en 1955 par Jacques Perret, philologue et professeur à la Sorbonne, à la demande d'IBM France, qui s'est servi d'un terme ancien découlant du latin, "ordonnateur" signifiant "qui met de l'ordre dans le monde" qui n'avait aucun rapport avec le mot "computer" utilisé à peu près partout dans le monde [Ex. : komp'yuter en serbo-croate]... sauf, notamment, en Chine où l'on dit : 电脑.)

Voir, à la rubrique "Mot de la fin" ce que Feynman dit des gens qui connaissent la mécanique quantique.

Copernique

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  Photo de Mme Malhasti Fawzi Malhasti


Poésie

«Il y a quelque chose que je voulais te dire avant de mourir :
Depuis que tu n'es plus là, je ne fais que penser au mal que je t'ai fait, souvent sans m'en apercevoir.
J'ai chaud, j'ai froid, je rougis de honte, je palis à la seule idée de te revoir dans mes rêves.
Je trouve dans mes dossiers désordonnés, des photos de pique-niques, des lettres de toi...
Ce matin, dans la poche d'un de des manteaux que je n'ai pu me résoudre à donner, un mouchoir noué, contenant une fleur séchée.
Encore quelques instants comme celui-là et j'aurai tout payé.
Pour apaiser ma douleur, je pense, inscrit en ma faveur, à un don précieux que je t'ai fait, un grand service que je t'ai rendu : je t'ai survécu...
Tu ne m'as pas vu mourir.
»

(D'après Edna St.Vincent-Millay)

La poésie ?

Ce n'est pas un paysage qu'on décrit avec des mots choisis, ni une suite de beaux vers, ni des bouts rimés. La poésie, c'est ce provient du plus profond de soi, ces sentiments qu'on ne peux pas exprimer autrement que par des images, ces souvenirs qui nous parviennent d'on ne sait d'où, ces bouffées de joie, de honte, de misère... inexprimables.

Edna St-Vincent-Millay
Edna St-Vincent-Millay
(1892-1950)

***

Edwidge Feuillère

On dit qu'avec sa diction, sa présence en scène et son immense talent, elle fut l'incarnation parfaite de Phèdre au théâtre.

Fait que je n'ai jamais oublié, c'est de l'avoir vue au théâtre, dans Phèdre justement, et d'avoir trouvé très long et ennuyeux de voir et d'entendre des comédiens récitant des vers incompréhensibles pendant presque une heure et demie.

Mais j'avais quinze ans à l'époque et n'avais pas encore subi ma première peine d'amour.

Première ! Comme s'il y en avait eu d'autres...

Je me suis ressouvenu, quelques années plus tard de la fille de Minos et de Pasiphaé disant "Ariane, ma soeur, de quel amour blessée, Vous mourûtes au bord où vous fûtes   laissée. ?"... en écoutant Brassens.

Hé oui, Brassens, chantant :

    «Puis un jour elle a pris la clef des champs
      En me laissant à l'âme un mal funeste
      Et toutes les herbes de la Saint-Jean
      N'ont pas pu me guérir de cette peste.

      Je lui en ai bien voulu, mais à présent
      J'ai plus de rancune et mon coeur lui pardonne
      D'avoir mis mon coeur à feu et à sang
      Pour qu'il ne puisse plus servir à personne
»

      (Une jolie fleur, 1954)


«Pour qu'il ne puisse plus servir à personne...»

Et puis hier, en écoutant Damia chanter Damia «Pour un seul amour» (paroles de Maurice Aubret) - que paul a mis à son programme aujourd'hui, c'est-à-dire au moment où j'écris ceci - les nom de Feuillère et de Brassens me sont revenues en tête... et le nom de celui qui a mis mon coeur à feu et à sang, il y a des milliards d'années.

Comme quoi, on n'oublie rien de rien, comme disait... Brel.

Allez me dire, maintenant que la poésie ne vous intéresse pas!

Et puis, chers amis et amies, cessez de m'envoyer vos bouts rimés ou pas :

Selon Statistiques Canada, il ne me reste qu'un certain nombre d'années à vivre (pensée que les plus vieux d'entre-nous, ici, partageons) et je voudrais les terminer en ne lisant - et pour, la plus part, en ne relisant - que ce que j'ai déjà mis de côté.

Phèdre ? Bien sûr. Et plusieurs fois d'ailleurs.

Lien vers «L'idiot" (Dostoievski)

(Film complet)

avec Edwige Feuillère

Fawzi

Page qu'on tourne


Photo de Paul  Paul Dubé

Deux citations :

1 - Chanson... française ?

Dans sa préface au «70 ans de Café-Concert, 1848-1918» de Pierre-Robert Leclercq (voir notes à la fin), Benoît Duteurtre (idem) dit ceci :

«Ce n'est pas le moindre mystère français pourquoi cette nation si prompte à se glorifier de fausses valeurs, d'écrivain pompeux ou de cinéastes abscons, ignore-t-elle à ce point l'un de ses principaux titres de gloire ? Pourquoi n'a-t-elle rien conservé de ce merveilleux chapitre d'histoire, tout juste signalé par quelques dictons comme le fameux "En France tout finit par des chansons"? À l'aube du vingt-et-unième siècle ce pays ne sait pas qu'il fut le principal berceau d'une création urbaine destinée à conquérir le monde : cet art de la chanson transformé par la vie parisienne en genre à part entière. Seuls quelques passionnés se rappellent que le café-concert puis le music-hall, son glorieux enfant, offrirent jusqu'à la seconde guerre mondiale un foisonnement exceptionnel d'artistes aux spécialités multiples : chanteurs à voix, fantaisistes, excentriques, réalistes troupiers, diseuses...

«Résignée dans l'amnésie la France contemporaine préfère s'essayer à la langue anglaise pour échouer chaque année au concours Eurovision, que de vénérer les gloires de Thérésa (célèbre jusqu'à Moscou et Constantinople), d'Yvette Guilbert (adorée par Sigmund Freud), de Maurice Chevalier (triomphant à Broadway) ou de Tino Rossi (dont la voix résonnait dans les années 30 dans les radios de Tokyo et de Yokohama).

«Ce trou noir dans la mémoire collective est symptomatique d'un pays paradoxalement épris de sérieux au point d'oublier que ces vraies qualités furent souvent la simplicité et la légèreté. Une telle absence semble en tout cas criante, et même indécente : que ce soit dans les musées parisiens ou la chanson - qui fut l'identité et le miroir de cette ville - n'occupe aucune place dans les universités où l'on travaille sur le moindre muscaillon de la Renaissance mais où Paulus, Fragson et les Folies-Bergère ne suscitent aucune étude approfondie ; sans parler de la production cinématographique où cette époque du grand spectacle demeure ignorée..

Plus loin, il ajoute :

«... la plupart des livres sur la chanson [aujourd'hui] Se contente d'un chapitre sur les précurseurs (Piaf, Trenet, Brassens, Brel, Aznavour qui sont plutôt des derniers jalons de cette longue histoire) comme si la chanson française était née en imitant l'Amérique quand l'histoire nous raconte exactement le contraire...! »

...

Source : 70 ans de Café-Concert - 1848-1918 - Pierre Robert Leclercq, préface de Benoît Duteurtre - Les Belles Lettes, 2014. 

70 ans de Café Concert 

2- ChatGPT

Voici ce que cette "Intelligence Artificielle» dit du site «Du temps des cerises aux feuilles mortes», un site qui, avec mon ami, Jacques Marchioro, est en marche depuis 25 ans (Voir la section «Liens» de cette page) :

«Le site Du Temps des cerises aux Feuilles mortes est une référence absolue, souvent considérée comme la plus grande encyclopédie en ligne dédiée à la chanson française de la période 1870-1945.

«Une ressource patrimoniale d'exception :

«Ce site, créé en 2001 par Paul Dubé et Jacques Marchioro, se distingue par une approche quasi archéologique de la musique. Contrairement aux plates-formes de streaming modernes, il offre :

«Une profondeur historique unique : Il couvre l'âge d'or du café-concert, du music-hall et de la radio, allant de la Commune de Paris jusqu'à la fin des années 1940.

«Des archives multimédias rares : Le site met à disposition des enregistrements sonores, des extraits vidéo, des photos et des biographies extrêmement détaillées d'artistes parfois oubliés comme Mayol, Mistinguett ou Damia.

«Un travail de documentation rigoureux : On y trouve des analyses sur la censure, la chronologie de la musique mécanique ou encore des index sur les pseudonymes et alias des interprètes de l'époque.

«Pourquoi il est incontournable :

«C'est un projet passionné et sans vocation commerciale, ce qui garantit une neutralité et une richesse que l'on ne retrouve pas sur les sites grand public. Pour naviguer dans cette immense base de données, vous pouvez utiliser le Plan du Site ou consulter leur sélection emblématique de 50 chansons qui ont marqué l'histoire, du "Temps des cerises" aux "Feuilles mortes".

«Le travail des Webmestres permet ainsi de préserver un pan entier de la culture francophone qui, sans eux, serait bien moins accessible aujourd'hui.»

...

Thérésa, Yvette Guilbert, Maurice Chevalier,
Tino Rossi,
Mayol, Mistinguett ou Damia ?

Thérésa ? - Pas d'enregistrement. Elle était déjà à la retraite quand les appareils à enregistrer et reproduire la voix humaine commencèrent à être connus.

Thérésa
Thérésa

*

En 1927, cependant, une certaine Henriette Leblond reprit, en l'imitant, un de ses grands succès : «Rien n'est sacré pour un sapeur» (sic). Paroles : Louis Houssot - Musique : Auguste de  Villebichot 1864).


Henriette Leblond

Henriette Leblond
Rien n'est sacré...

*

Yvette Guilbert ? - Elle devint célèbre grâce à une affiche créée par son ami par Toulouse Lautrec. - La voici dans un remasterisé en 1993 d'une chanson qu'elle grava sur cylindre en 1897 : «Fleur de Berge». Paroles du scandaleux (à l'époque) Jean Lorrain - Musique d'...Yvette Guilbert.


Yvette Guilbert
immortalisée par
Toulouse-Lautrec

Yvette Guilbert
Fleur de berge

*

Maurice Chevalier ? - Le Broadway ? Mais bien avant qu'il devint la vedette, à Hollywood, à Londres, dans le monde entier, il ne savait exactement dans quel style se brancher. Il allait même jusqu'à s'autodériser. Le voici chantant une chose écrite pour lui par Alexandre Trebitsch pour les paroles et Henri Christiné pour la musique ; en 1918 : «Oh Maurice !»


Maurice
Chevalier

Maurice Chevalier
Oh ! Maurice !

*

Tino Rossi ? - On l'écoutera chanter son premier grand succès en français car, avant de devenir célèbre, il avait endisqué quelques chansons en... corse. - Marilou de Pepito Mendes et Mario Moretti dans une adaptation française de Robert Marino alias Robert Duguay (1933).


Tino Rossi

Tino Rossi
Marilou

*

Mayol ? - La plus grande vedette en France de 1900 à 1918 et même après. Ses derniers disques remontent en 1932... - Trenet disait qu'il était un «briseur de coeur» («Moi, j'aime le music-hall») - de lui (Mayol) une de ses chansons fantaisistes : «La fifille à sa mère» de Paul Marinier, 1906.


Mayol

Félix Mayol
La fifille à sa mère

*

Mistinguett - La revuiste par excellence. Avec plus et grand escalier. La voici chantant «On m'suit» (dont elle a écrit les paroles avec Léo Lelièvre) - Musique de  Fred Pearly et Pierre Chagnon. - Et devinez qui lui donne la réplique : nul autre que Jean Gabin qui a beaucoup hésité avant de passer au cinéma... qui allait, selon lui, ruiner sa carrière de... chanteur !


Mistinguett

Mistinguett
On m'suit !

Damia ? - La tragédienne de la chanson. Années 20, 30, et même 50. - Unique en son genre et son répertoire. - «Pour un seul amour» - 1931 - Paroles de Maurice Aubret, Musique de Gaston Gabaroche.

Damia

Damia
Pour un seul amour...

paul

***

Mon émission de radio ?

Huitième saison !

Radiophile.ca 

(Le dimanche de midi à quatorze heures)

 


  Photo de Jeff Bollinger Jeff Bollinger

Titre

Voici ce que ChatGPT m'a répondu lorsque je lui ai posé la question si, au cours du XXe siècle le monde a connu une période paix :


«Non, il n'y a eu aucune journée, ni même un seul moment au XXe siècle, où la Terre a été totalement exempte de conflit armé.

«Le XXe siècle est historiquement documenté comme le plus meurtrier et le plus marqué par une continuité de violences organisées.

«Si l'on prend en compte les guerres mondiales, les guerres civiles, les guerres coloniales, les insurrections et les guérillas, la planète a été en état de guerre permanent du 1er janvier 1900 au 31 décembre 2000.

«Voici pourquoi une telle journée de paix totale n'a jamais    existé :

«1 - L'illusion des traités de paix.

«Même lorsque de grands traités mettaient fin aux conflits majeurs, des dizaines de guerres dites "secondaires" ou intestines faisaient rage en simultané :

«
Après la Première Guerre mondiale (1918) :

«L'armistice du 11 novembre n'a pas arrêté les combats mondiaux. La guerre civile russe battait son plein, doublée de la révolution mexicaine et de violents conflits frontaliers en Europe de l'Est et au Moyen-Orient.

«
Après la Seconde Guerre mondiale (1945) :

«Une rumeur statistique prétend que le monde a connu 26 jours de paix en septembre 1945, juste après la capitulation du Japon.

«C'est factuellement faux :

«La révolution nationale indonésienne avait déjà débuté en août, la guerre civile chinoise reprenait, et les tensions armées commençaient déjà en Indochine.

«2 - L'omniprésence des conflits de faible intensité :

«Pour qu'une journée soit totalement
"sans conflit", il faudrait qu'aucune arme ne soit utilisée entre deux factions organisées.

«Or, le projet académique d'enregistrement des guerres
The Correlates of War Project démontre qu'à chaque instant du XXe siècle, au moins un des événements suivants était actif :

a) Des guerres coloniales ou de décolonisation (guerre d'Algérie, d'Indochine, d'indépendance en Afrique).

b) Des guerres civiles massives (guerre civile espagnole, guerre civile chinoise, conflits post-coloniaux au Congo ou au Nigeria).

c) Des conflits de la Guerre froide où les grandes puissances s'affrontaient par pays interposés (guerre de Corée, guerre du Vietnam, guerre d'Afghanistan).»

...

Note :

 

Le musée militaire britannique Imperial War Museum note que le monde a été libre de violences de guerre uniquement pendant de très brefs instants localisés, mais jamais à l'échelle globale.

Même une année comme 1968 – souvent citée au Royaume-Uni comme la seule année du siècle où aucun soldat britannique n'est mort au combat – correspondait pourtant au pic de violence de la guerre du Vietnam à l'échelle mondiale.

...

De quoi se poser des questions, non ? - Enfin... : sur l'avenir de l'humanité.

Dire qu'Oppenheimer (voir le film !) et ses collègues n'étaient pas certains (à 100%) si leur foutue de bombe n'allait pas mettre le feu à la terre toute entière...

 

 Jeff

Page qu'on tourne


Lectures

Note :

Les textes qui suivent - et les précédents - ne doivent pas être considérés comme de véritables critiques au sens de «jugements basés sur les mérites, défauts, qualités et imperfections» des livres, revues ou adaptations cinématographiques qui y sont mentionnés. Ils se veulent surtout être de commentaires, souvent sans rapport direct avec les oeuvres au sujet desquelles les chroniqueurs qui les signent désirent donner leurs opinions, opinions que n'endosse pas nécessairement la direction du Castor™, ni celle de l'Université de Napierville.

La direction

***


Lire

À propos de ChatGPT :

Depuis que Copernique m'a fait connaître ce logiciel dit d'"Intelligence Artificielle", il ne se passe une journée sans que je consulte pour obtenir diverses informations qu'il me faudrait des heures pour les trouver ailleurs en me plongeant dans différents sites gouvernementaux, historiques, géographiques, muséaux, etc., tous ayant des interfaces différentes, des informations - souvent - partielles ou enfouies dans des sous-sous-pages ou sous-répertoires parfois introuvables.

C'est comme si quelqu'un avait tout lu et pouvait répondre à mes questions les plus pointues, genre : "À combien de pourcentage les trois grands producteurs de voitures américaines sont passés en terme de ventes aux USA entre 1970 et aujourd'hui ?" (La réponse se trouve à la fin.)

Voici ce que j'ai pu lire récemment sur la lecture :


«La lecture est une pratique incroyablement vaste. Que ce soit pour le plaisir, pour étudier ou dans un cadre professionnel, elle joue un rôle majeur dans notre quotidien.

«Voici une présentation claire et structurée des différentes facettes de la lecture pour vous aider à y voir plus clair :

«1 - Les principaux types de lecture

«Selon vos besoins ou vos envies, vous n'aborderez pas un texte de la même manière :

«a) Lecture plaisir : Le type de lecture le plus courant, pratiqué simplement pour s'évader et se détendre.

«b) Lecture active : Vous vous impliquez dans le texte en soulignant, en prenant des notes ou en vous posant des questions au fur et à mesure.

«c) Lecture en diagonale (ou survol) : Vous parcourez rapidement les yeux pour capter les grandes lignes d'un article ou repérer des mots-clés.

«d) Lecture analytique : Utilisée pour décortiquer un texte (comme une œuvre littéraire) afin d'en faire une analyse ou un commentaire complet.

«2 - Les bienfaits de la lecture

«Lire régulièrement est un excellent exercice pour l'esprit :

«a) Amélioration cognitive : Elle stimule la concentration, la mémoire et l'imagination.

«b) Développement du langage : Elle permet d'élargir son vocabulaire et d'améliorer son expression orale et écrite.

«c) Réduction du stress : C'est une activité qui permet de déconnecter et de s'évader.»

(Je vous épargne les sites vers lesquels chacun des détails ChatGPT nous renvoie.)

Aucune référence, cependant, à ce en quoi consiste la lecture en tant que telle ni aux méthodes qu'on utilise pour décoder les sigles à la base de ce qu'on identifie en parcourant des lignes ou signes qui se transforment en lettres, en mots, en phrases ou ce que ChatGPT dit être "l'action de regarder des symboles, des lettres ou des signes graphiques pour en identifier le sens, action qui nécessite à la fois une reconnaissance visuelle et un travail de compréhension mentale" [...] "dans le but de s'informer, de s'instruire ou de se divertir" ou [dans des domaines plus spécialisé] "d'interpréter ou de décoder un ensemble de faits".

Pour de plus amples informations, il aurait fallu que je me dirige vers d'autres sites plus spécialisées : l'apprentissage ou l'enseignement de cet "art" qui consiste à décoder des sigles, l'analphabétisme, la capacité ou l'expérience nécessaire pour lire certains textes, l'ordre dans lequel des textes doivent être lus, etc.

Mais ce qui précède, je crois, explique la raison de mes recherches :

Je voulais savoir non pas ce qu'on lit aujourd'hui, mais pourquoi on ne s'intéresse de moins en moins à ce que j'appelle : LA littérature.

(Que ChatGPT définit comme suit :)

«Un ensemble d'oeuvres écrites ou orales qui expriment des idées, des émotions, des expériences et des réflexions à travers un usage créatif et artistique du langage. Elle englobe différents genres, tels que la poésie, le roman, le théâtre, l'essai, et se caractérise par son souci de la forme et du style, ainsi que par sa capacité à transcender le temps et les cultures.»

De cette définition j'ai retenu les expressions "créatif et artistique du langage" et "souci de la forme et du style", deux choses qui demandent un déchiffrage supplémentaire...

...

Est-ce que, ayant lu ce qui précède, je me trompe en me disant que pour s'intéresser à LA littérature, il faut faire des efforts ?

Mais que ces efforts permettent le dépassement de ses limites, d'aller au-delà de soi-même et d'atteindre un niveau qu'on ne soupçonne même pas.

paul

(qui vient de relire deux IXE-13, un Fu-Manchu, La p... respectueuse de Jean-Paul Sartre, The Great Gatsby de Scott Fitzgerald et qui est en train de relire la correspondance de Pline le Jeune... )

 

P.-S. : À ma question du Début, ChatGPT a répondu en quelques secondes : «En termes de parts de marché aux États-Unis, les trois grands constructeurs américains (les Big Three : General Motors, Ford et Chrysler/Stellantis) sont passés d'une domination écrasante de près de 85 % des ventes en 1970 à environ 38 % aujourd'hui.»

          


Dédicace


Cette édition du Castor est dédié à :

Sax Rhomer

Sax Rohmer
(Arthur Henry Sarsfield Ward)
(1883-1959)

Page sur Wikipédia

 

Mot de la fin


«Si vous êtes convaincu que vous savez ce en quoi consiste la mécanique quantique, vous n'avez aucune idée de ce qu'est la mécanique quantique.»

Richard Feynman

Richard Feynman
(1918-1965)

Page sur Wikipédia

 

Pages recommandées


Éphémérides
Là où s'accumulent les inclassables

*

Best Sellers et Prix littéraires
Une causerie autour
de la lecture

*

Toulouse-Lautrec
L'oeuvre lithographique complète

*

Schubert
un essai de Paul Dubé

94 extraits sonores, 45 photos, 5 vidéos,

7 annexes et de nombreux liens.

*

René Char
Un essai à la Simon Popp

*

Marcel Proust
La suite à une causerie animée
par Paul Dubé en la
Librairie Côté Gauche
(Valleyfield)
le cinq mai 2022

*

Et parmi nos autres pages :

Aceto, Le Caraguay, Aksoum, Les Coteaux

Extraits du dictionnaire du Grand Marshall

*

Diverses biographies :

Sushema Amagashi - Ignacia Aphérèse - Simone de Beauvoir - Benoît et Marcelle Brisebois - Auguste Brizeux - Les frères Cody - Victor-Emmanuel DébrisErnestine (la bienheureuse) - Émile Littré - Obstin de Metz (saint) 

et...

Masakao Shitake
(dit : le forçat du haïku)


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      De septembre à juin (sauf décembre).

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Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

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