Alphonse Allais, Maurice Aubret, Charles
Aznavour, Nicolas Boileau, Napoléon Bonaparte, Georges Brassens,
Jacques Brel, Mark Carney, Pierre Chagnon, Maurice Chevalier, William Cobbett, Jésus-Christ, Henri Christiné, Damia, Benoît Duteurtre,
Edwidge Feuillère, Richard Feynman, Shelby Foote, Fragson, Gaston
Gabaroche, Jean Gabin, André Gide, Yvette Guilbert, Hérode, Louis
Houssot, Paul Léautaud, Henriette Leblonc,
Pierre-Robert Leclercq, Léo Lelièvre, Xi Li, Jean Lorrain,
[Jean-Luc-Mathieu-et-Marc], Jacques Marchioro, Paul Marinier, Robert
Marino, Mayol, Pepito Mendes, Mistinguett, Mario Moretti, Paulus, Fred
Pearly, Edith Piaf, Ponce Pilate, Bernard Pivot, Sax Rhomer, Tino
Rossi, Sempé, les Frères A. et C. Skonmadit, Everett Sloane,
Edna St-Vincent-Millay, Thérésa, Toulouse-Lautrec,Alexandre Trebitsch, Charles Trenet,
Donald Trump, Auguste de Villebichot, Orson Welles
et Ludwig Wittgenstein
«Quoi ?» me dit, l'air
étonné, un homme d'une soixantaine d'années assis à deux tabourets,
à ma droite, au comptoir du restoroute où nous nous étions donné un
rendez-vous, un de mes vieux amis et moi, deux, trois jours
auparavant.
«Vous n'avez ni radio, ni télévision ?» insista-t-il dans la
continuité d'une réponse que j'avais donnée à Marie, la serveuse,
qui m'avait posé une question concernant un bulletin de nouvelles
diffusé la veille.
«Quoi ? Ça a l'air de vous surprendre...» lui dis-je.
«Ben y'a d'quoi !» dit-il.
...
Je ne me
souviens plus exactement quand Madame Pérec et moi avons décidé de
ne pas remplacer le téléviseur que nous avions possédé pendant
quelques années et qui venait de, tout simplement, cesser de
fonctionner.
À rebours, car c'est ainsi qu'on s'explique certaines décisions, je
crois que nous en avions assez de regarder toujours les mêmes
émissions sans en retirer quoi que ce soit : ni renseignement
nouveau, ni information capitale ou même digne d'intérêt, ni nouvelles susceptibles de
modifier notre vision du monde, mais surtout ni satisfaction, ni
plaisir.
Alors que :
Avec nos ordinateurs, nous pouvions, depuis des années déjà, avec la
venue
des cassettes VHS, puis DVD et
l'Internet, aller au théâtre, visionner des films, assister à
de récitals ou des
concerts, lire tout ce qui a été publié depuis des siècles et même
entretenir des conversations avec des gens à l'autre bout du monde
qu'on n'aurait jamais pu connaître autrement.
Ma dernière découverte ?
Une série de documentaires sur la Guerre Civile Américaine qui m'en
ont plus appris, en 12 heures, ce qu'il m'aurait fallu des mois de
recherches et de déplacements. - Cartes, statistiques, photos et
reconstructions animées de grandes batailles à l'appui.
Oh, et puis, j'ai visité depuis quelques années déjà, des villes et
des pays où même avec une fortune illimitée, je n'aurais jamais pu
m'y rendre.
...
Pas d'anchois, pas
d'appartement ?
Pas de pizza
non plus. - C'est que c'est plus plaisant faire la cuisine que de
commander du fast-food pourregarder des millionnaires jouer
au football, baseball, basketball ou hockey.
H. Pérec
P.-S. : Une question :
Vous savez pourquoi un employé de bureau, après son travail, le
soir, décide de regarder un télé-roman dont l'action se déroule dans
un bureau ? - Madame Pérec et moi non plus.
Maud Tessier
Archives...
En tant qu'«archiviste" de
l'UdeNap
[*],
je suis indirectement «témoin» de la correspondance entre "paul"
(Paul Dubé) et Jacques Marchioro, les webmestres du site «Du temps
des cerises aux feuilles mortes» (dont on trouvera l'adresse dans
les liens qui vous sont proposés dans tous les numéros du Castor[tm] -
voir ci-dessous), et constate que, tout en étant conscients que le
temps passe et que leur travail ne sera jamais terminé, les deux
poursuivent leurs «affligeants travaux» (l'expression est de
paul), comme si l'avenir n'existait pas.
[*]
«Archiviste» ! Quel beau titre ! Je suis si perdue parfois que je me
demande comment j'ai pu me retrouver dans un job où j'ai de la
difficulté à mettre une simple étiquette sur ce que je lis !
La question que je me pose en les lisant est : «Est-ce qu'ils se
demandent, parfois, ce qui va arriver à leur site lorsque les deux
se seront éteints ?»
Le Professeur se dit, quant à lui, non inquiet : «S'il a à survivre, il
survivra...»
Monsieur Pérec, en vieux sage (et je ne veux certes pas dire «ayant
déposé ses armes», dit que la Providence, en un ami de paul,
fera ce qui doit être fait.
J'imagine. M'enfin : j'y pense.
Voir, plus loin, la chronique de paul.
À moi maintenant :
La question qu'on m'a posé pendant des mois a été : «Quand
prévoyez-vous avoir terminé votre travail ?» (celui de
restaurer en entier le site de l'UdeNap).
Pour m'avoir entendu dire «Je n'ai aucune idée.», on a cessé de me la
poser.
Depuis des mois et des mois, j'ouvre une porte (un répertoire) et
derrière cette porte, il y en a dix et derrière ces dix, une
centaines d'autres.
Un exemple ? Le texte qui suit.
Je l'ai trouvé dans un des dizaines de répertoires intitulés «À
classer», non signé ; tout simplement daté : «Décembre 2016».
On m'a
dit : «C'est de paul». Et paul de me répondre : «Mais non, c'est du
Simon Popp. Il écrit dans ce style quand il est sérieux.» (Comme si
Simon n'était jamais sérieux !)
Simon m'a référé à Copernique qui m'a dit que ça devait être de
Madame Malhasti qui m'a référé à Jeff ou à son ami : «Tu sais, celui
qui est atteint du syndrome d'Asperger...»
J'aurais voulu qu'il soit de moi, mais non. Et si tous ceux qui
participent à la rédaction du Castor tiennent à dire qu'il n'est pas
d'eux, c'est qu'il est peut-être trop sérieux.
Il a pour titre «Écrire» :
Ce que je peux affirmer, c'est qu'à moins que mon logiciel de
recherche, digne d'un codage à la «IA», m'affirme qu'il n'a jamais,
jusqu'à présent, été publié.
...
Écrire...
Une ligne par jour
L'on confond souvent la tenue d'un journal et la
tenue d'un carnet de notes. Il s'agit de deux modes d'écriture
différentes :
Le journal classique ou intime est celui dans lequel
on inscrit au fur et à mesure que le temps passe, en prenant soin de
noter la date et parfois les heures, les événements importants de sa
vie de même que les faits les entourant dans une enveloppe où on
leur ajoute parfois les pensées, les émotions et les réflexions
qu'ils ont pu susciter en soi et autour de soi. - Il n'exige pas, de
ce fait, d'être tenu quotidiennement ni même régulièrement.
Le carnet de notes, par contre, ressemble plus à un
agenda qu'à un véritable journal, mais à un agenda à rebours : un
carnet dans lequel on ne notera pas les événements à venir, mais
ceux du passé et plus particulièrement ceux d'un passé relativement
récent : où on est allé, avec qui, jusqu'à de petits détails qui,
sur le coup, peuvent paraître insignifiants, mais qui serviront
d'aide-mémoire dans un futur qui n'est pas nécessairement aussi
lointain qu'on puisse l'imaginer.
La tenue d'un carnet de notes n'est pas une invention
nouvelle :
Voici ce que le journaliste, le pamphlétaire, l'homme
politique et le grammairien britannique, William Cobbett
(1763-1835), écrivait à ce propos, en 1922, dans son “«Advice to
Young Men, and (incidentally) to Young Women, in the Middle and
Higher Ranks of Life » :
« A journal should be kept
by every young man. Put down something against every day in the
year, if it be merely a description of the weather. You will not
have done this for one year without finding the benefit of it.
[...] It demands not more than a minute in twenty-four hours ;
and that minute is most agreeably and advantageously employed. It
tends greatly to produce regularity in the conducting of affairs :
it is a thing demanding a small portion of attention once in every
day... »
Outre l'habitude et la
régularité qu'impose la tenue d'un tel «journal», Cobbett
insiste un peu plus loin sur ses autres avantages dont l'un, très
important selon lui, est d'être en mesure, dans le temps, de se
rappeler exactement non seulement où l'on était à une date précise,
mais également ce que nous y avons fait et, surtout, ce que nous
avons pensé... de même que la personne que l'on était selon deux
principes:
Le premier est que nous n'évoluons pas dans le temps
: nous devenons, à chaque instant une personne différente.
Le deuxième étant qu'un simple détail, parfois, peut
faire resurgir du passé des journées entières ou des épisodes
complets de sa vie.
À ces évidences, j'ajouterai, pour ceux qui
éventuellement voudraient tenir un véritable journal du type intime,
qu'il y a dans la tenue d'un carnet de notes un aspect très
important et c'est celui d'écrire à tous les jours – ne serait-ce
qu'une description de la température (comme le mentionne Cobbett)
car l'acte d'écrire est non seulement un acte intellectuel, mais un
acte physique qui, comme toutes les habitudes ou manies, se
développe petit à petit.
Et puis il y a ceci :
Quand un rédacteur d'un carnet de notes aura inscrit
cent fois la même entrée, il sera tôt ou tard tenté d'y ajouter un
détail supplémentaire, le type de nuages, par exemple (i.e. :
cumulus, nimbus, stratus...) la journée où il s'apprêtera à écrire
tout simplement : “Journée nuageuse, partiellement ensoleillée”... -
Et c'est ainsi que se développera son goût pour l'écriture car...
L'habitude de tenir un carnet de notes mène
invariablement vers une plus grande facilité à non seulement rédiger
de façon adéquate de fugitives pensées mais à une plus grande
adéquation entre ses pensées et la réalité... car, combien de fois,
chers futurs rédacteur, rédactrice, t'es-t-il arrivé de perdre le fil de tes
idées en hésitant sur un mot, une expression qui t'ont amenée vers
d'autres mots, d'autres expressions ?
(De nombreux linguistes, philologues, psychologues et
philosophes se sont penchés sur ce phénomène de la non-concordance
entre les mots et la pensée, le mot appelant la pensée et non la
pensée le mot. - Le plus célèbre d'entre eux, Ludwig Wittgenstein
[1889-1951] y a consacré une grande partie de sa vie, insistant,
entre autres, sur les limites du langage.)
Il s'agit là d'un des problèmes les plus sérieux en
ce qui concerne l'écriture:
L'écriture, la réalité et l'esprit :
L'écriture, en elle-même, n’est pas un acte naturel.
Dormir, manger, marcher, courir, sont des actes naturels et non pas,
lorsqu’il fait beau ou lorsqu'il pleut, s’asseoir seul, à une table,
et aligner des mots, des phrases et des paragraphes susceptibles de
représenter des idées, des émotions, des sensations qui,
intellectuellement ne sont que des rapports indirects avec la
réalité.
L’écrivain – et j'entends par là quiconque écrit ne
serait-ce qu'un bout de phrase régulièrement – est un être étrange ;
non seulement est-il solitaire, mais il est obsédé par la mise en
ordre de pensées la plupart du temps diffuses, désordonnées, sans
suite et souvent incohérentes car les pensées, la pensée n'est pas
une suite de mots, mais bel et bien, une suite ininterrompue de
souvenirs, de flashs mystérieux, de couleurs, de sons, d'odeurs qui
nous permettent de cohabiter dans un monde souvent énigmatique parce
qu'il est extérieur à soi. Et c'en cela que le produit de sa pensé
est difficile à noter car ses aspects sont insaisissables et
continuellement associés à d'autres découlant de souvenirs, d'images, de couleurs... qui font partie d'une mémoire faillible sur
laquelle il est évident que nul n'a un contrôle certain.
En d'autres mots, nos pensées ne sont pas textuelles
(de
textus
ou trame) et vouloir les saisir et les exprimer au moyen de la
parole (déjà) ou de l'écriture est un art auquel il faut consacrer
beaucoup de travail.
« I don't care what
people think, writing is hard work »
(Shelby Foote - 1916-2005)
L'abondance d'oeuvres écrites par un auteur ne veut
rien dire. Tous vous diront qu'écrire est non seulement une chose
que l'on doit apprendre, mais une chose qu'on ne maîtrise jamais et
qui demande des années d'apprentissage. Sur son lit de mort, André
Gide (1869-1951) se demandait encore si, avec le temps, ses phrases
seraient encore « grammaticalement correctes »...
L'écriture, quitte à répéter ce que je viens de
laisser sous-entendre, exige beaucoup de temps et de travail ; une
certaine dévotion même et cette dévotion pourrait facilement se
comparer à un sacerdoce. Elle exige également un entêtement et une
imperméabilité à toutes épreuves, particulièrement aux critiques car
il est plus facile de critiquer que d'écrire. D'aucuns ajouteront
qu'il faut, pour devenir écrivain, posséder une colonne vertébrale
en acier inoxydable, et ils n'auraient pas tort.
En d'autres mots, beaucoup sont appelés ou se sentent
aptes à écrire mais peu sont élus. Et c'est d'autant plus malheureux
que certains ne finissent qu'après des années de travail par le
constater.
Car la véritable question que l'on doit se poser
vis-à-vis l'écriture n'est pas si on en a la capacité, ni pour qui
l'on veut écrire, ni dans quel but, mais bien pourquoi.
Pourquoi écrit-on, vraiment ?
C'est une question à laquelle il n'y a pas de
réponse.
Pour faire fortune ? Autant acheter un billet de
Loto.
Pour la gloire ? Devenir chanteur, danseur, acrobate,
clown, musicien ou même se lancer en politique sont des avenues plus
faciles.
Pour la postérité ? Pour laisser des souvenirs à ses
enfants, à ceux qui nous suivront ? - C'est ajouter un autre fardeau
à son travail : que voudront lire nos descendants dans dix ans, cent
ans, mille ans ?
Pour faire découvrir à d'autres SA vérité, celle
qu'un écrivain en puissance a retrouvé en lui, souvent par hasard ?
- Pourquoi l'écrivain serait-il un être particulier, un être-à-part
à la fois guide, enseignant, orateur, augure ou prophète ?
On pourrait insérer facilement ici, en la modifiant
quelque peu, la réplique d'Everett Sloane (Mr. Bernstein) dans
Citizen Kane d'Orson Welles à qui le journaliste venu l'interviewer
dit (en parlant de Kane) : « Mais il a fait beaucoup d'argent. » ...
« It's easy to make a lot of money. If that's all
you want to do : make a lot of money... »
(« C'est facile devenir un écrivain populaire et
être admiré. Si tout ce que l'on veut faire est de devenir un
écrivain populaire et renommé... »)
L'écrivain malheureusement a un autre destin.
Il écrit parce qu'il n'a pas d'autres choix. C'est la
seule façon qu'il a pu trouver pour mettre de l'ordre dans son
discours intérieur, confus et incohérent, dans ses obsessions, dans
la partie nébuleuse et incompréhensible de son existence.
Il écrit pour publier ? Parfois.
Écrire et publier
Le caricaturiste Sempé a bien illustré ce que
signifiait vraiment la publication d’un livre :
Dans une librairie où s’entassaient des milliers de
livres, sur et sous des tables, des comptoirs, des meubles,
devant et derrière des étalages, au milieu d’une grande superficie
ceinte de murs tapissés d’autres livres, percés d’ouvertures au
dessus desquelles on pouvait lire « par ici, d’autres livres
», deux hommes, l’un le commis, l’autre visiblement un client, le
premier disant au second : « Vous avez écrit un livre ? Quelle
veine ! Enfin sortir de la masse ! »
Bernard Pivot y est allé, quant à lui, d’une
boutade qui résume très bien un autre aspect de la publication : « De
nos jours, tout le monde publie, sauf certains écrivains. »
Suffit de rentrer dans une librairie ou une
bibliothèque pour comprendre la futilité de ses écrits, de tous les
écrits. Car pour lire, il faut, aussi, savoir écrire. Et c'est là,
sans une sorte de demi-purgatoire, où tous les écrivains se
rejoignent : ils lisent.
Ce qui m'amène à des aspects plus mondains :
Aux prix littéraires qui pourraient garantir une
certaine forme de sécurité mettant l'écrivain à l'abri de tous
soucis matériels.
Paul Léautaud (1872-1956) disait à leur propos :
«Moi ? Recevoir un prix littéraire ? Je me
sentirais... déshonoré ! »
Je vous laisse à vos propres réflexions sur ce sujet.
Personnellement, publier directement ou
indirectement, pour un petit ou pour un grand nombre, n'est qu'un
moyen – et j'insiste : un moyen – de savoir si ses phrases sont
stylistiquement correctes et que ce que l'on écrit est
compréhensible.
E non, je ne vous mentionnerai pas à nouveau
Wittgenstein, l'incompréhensible Wittgenstein, qui a réussi l'exploit
de se faire comprendre.
En guise de conclusion
Je n'en connais qu'une :
Écrire est la moins dispendieuse de toutes les
thérapies et la plus consolatrice des sérénités.
***
N'oubliez pas, hein : le texte n'est pas de moi :
je ne fais que le citer.
Maud
Simon Popp
Pour une fois que les historiens
s'entendent...
Selon la coutume,
Jésus-Christ, notre sauveur, serait né à Nazareth, en Galilée
(quoiqu'on n'est pas certain de l'endroit exact), un 25
décembre, le jour qui marquerait le début de l'ère chrétienne, soit
l'an un ou... six jours avant. À moins qu'il soit né véritablement en
l'an un, c'est-à-dire au cours de la 358e journée de l'ère dite
Chrétienne (Anno Domini).
On ne s'entend pas trop là-dessus.
Tout ce que j'ai pu lire à ce sujet, c'est que, selon divers savants
calculs où se mêlent les calendriers romains, hébreux, les phases de
la lune, certains déplacements d'étoiles et même une éclipse, sa
naissance se serait produite six ou sept ans avant lui-même. Mais
oublions ce détail.
Ce qui serait aujourd'hui convenu,
c'est qu'ils serait mort, crucifié,
à Jérusalem le vendredi 7 avril de l'an 30 de notre ère,
et cela, d'après les
calculs des historiens modernes. Les Évangiles nous disent en effet
qu'il est mort une veille de sabbat, donc un vendredi, et que ce
jour était aussi celui de la «préparation» de la Pâque juive, donc
le 14 du mois de Nissan dans le calendrier hébraïque. Ces deux
éléments coïncident, avec Ponce Pilate et le roi Hérode en Judée, en l'an 30 de notre ère et précisément un 7 avril.
Sauf que cette année, Pâques, le
jour de sa résurrection, a été célébré, pas chez moi, mais chez une bonne
partie de mon entourage, le dimanche suivant deux jours après sa
crucifixion,
et non trois (comme on le répète trop souvent) : le 5 avril, deux
jours auparavant... Alors que l'an dernier ce même Pâques a été
célébrée 20 avril... 23 jours plus tard et l'an prochain on en sera
au 28 mars, 8 jours auparavant, l'autre après, au 16 avril, 9 jours
après et ainsi de suite.
Le calcul, d'après ce que les
Frères A. et C. Skonmadit (page en révision), serait simple :
«En règle générale, Pâques
tomberai le premier dimanche suivant la première pleine lune de
printemps (après l'équinoxe du 21 mars)».
«Équinoxe»... encore un de ces mots à
chercher dans le dictionnaire....
Dire que j'avais avant ce détail déjà de la difficulté à comprendre
les contradictions dans les évangiles de la découverte de la
résurrection de ce Jésus :
1. Les femmes au
tombeau :
Le nombre et l'identité des femmes qui découvrent le
tombeau varient selon les auteurs :
Matthieu : Marie de Magdala et « l'autre Marie ».
Marc : Marie de Magdala, Marie (mère de Jacques) et
Salomé.
Luc : Marie de Magdala, Jeanne, Marie (mère de
Jacques) et «d'autres femmes».
Jean : Seule Marie de Magdala est mentionnée au début
du récit.
2. Idem pour la pierre devant le tombeau :
Dans l'Évangile selon Matthieu, un ange descend et
roule la pierre devant les femmes, provoquant un tremblement de
terre. Pour les trois autres, la pierre est déjà roulée à leur
arrivée.
(Et, c'est sans insister sur
le nombre de morts qui se seraient promenés, ressuscités eux aussi,
dans les environs... Chose qu'on aurait notée ailleurs que dans les
évangiles.)
3. Le nombre "d'anges" :
Matthieu et Marc mentionnent un seul messager (un
ange ou un jeune homme en blanc). Luc et Jean en mentionnent deux.
3. Et puis, il y a la chronologie et
les apparitions subséquentes :
Chez Marc, les femmes s'enfuient et ne disent rien
par crainte, alors que chez les autres, elles courent avertir les
disciples.
Matthieu insiste sur des rendez-vous en Galilée pur
les apparitions, alors que Luc situe les apparitions principalement
à Jérusalem et ses environs (Emmaüs).
(Quant à l'Ascension : Luc semble placer l'ascension
le jour même de la résurrection, tandis que les Actes des Apôtres
(attribués au même auteur) évoquent une période de 40 jours.)
***
Inutile de préciser, comme le faisait en 1900,
Alphone Allais à propos de Napoléon... les témoins se font de plus
en plus rares.
Simon
Copernique
Marshall
Intelligence artificielle
Un dernier mot :
Je ne sais pas si, dans les
conversations que vous entendez autour de vous ces temps-ci,
on parle de politique. D'un dénommé Trump et de
son homologue chinois, un certain Xi Li. Si
oui, vous avez dû certes entendu parler d'un troisième, que le
premier appelle "le gouverneur" (petit "g") d'un
troisième "insignifiant" pays du nom de "Canada"
et dont le titre exacte est celui de "Premier Ministre".
Son nom est Mark Carney. - Contrairement aux
deux autres, ce n'est pas, à proprement parler, un politicien ;
enfin, pas encore, mais il est en train de le devenir, avec un
qualificatif en plus, celui de "fin" car, avec le calme d'un
économiste, il est en train de jeter la bisbille dans les
finances des deux autres.
Facile à dire (écrire), mais allez
essayer d'expliquer cela autour de vous...
Personnellement, je n'y arrive pas. Remarquez que ce n'est
pas nouveau.
Mais je ne m'en fais pas.
Je suis, en ce sens plus près d'un Wittgenstein que d'un Boileau, le premier ayant réussi à expliquer pourquoi la
communication est impossible entre être humains, le second ayant
exprimé le contraire en écrivant dans un bout rimé, un dicton,
une formule, un précepte, une maxime, une pensée (un apophtegme,
pour être encore plus mal compris) qui veut que «Ce que l’on
conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire
arrivent aisément», un principe qui revient à dire que la clarté
d'une expression est le résultat direct d'une pensée bien
maîtrisée et structurée.
Ergo :
Ce que je dis depuis plusieurs semaines à propos de l'intelligence Artificielle provient
d'une vision mal maîtrisée, mal structurée et d'autant plus incompréhensible qu'elle se réfère à des concepts à peu près
ignorés de la majorité des gens qui ne se sont jamais penchés sur le véritable fonctionnement d'un ordinateur.
(En passant : le mot
"ordinateur" a été créé en 1955 par Jacques Perret, philologue
et professeur à la Sorbonne, à la demande d'IBM France, qui
s'est servi d'un terme ancien découlant du latin, "ordonnateur"
signifiant "qui met de l'ordre dans le monde" qui n'avait aucun
rapport avec le mot "computer" utilisé à peu près partout dans
le monde [Ex. : komp'yuter en serbo-croate]... sauf, notamment,
en Chine où l'on dit : 电脑.)
Voir, à la rubrique "Mot de la fin" ce que
Feynman dit des gens qui connaissent la mécanique quantique.
Copernique
Fawzi Malhasti
Poésie
«Il
y a quelque chose que je voulais te dire avant de mourir :
Depuis que tu n'es plus là, je ne fais que penser au mal que je
t'ai fait, souvent sans m'en apercevoir.
J'ai chaud, j'ai froid, je rougis de honte, je palis à la seule
idée de te revoir dans mes rêves.
Je trouve dans mes dossiers désordonnés, des photos de
pique-niques, des lettres de toi...
Ce matin, dans la poche d'un de des manteaux que je n'ai pu me
résoudre à donner, un mouchoir noué, contenant une fleur séchée.
Encore quelques instants comme celui-là et j'aurai tout payé.
Pour apaiser ma douleur, je pense, inscrit en ma faveur, à un
don précieux que je t'ai fait, un grand service que je t'ai
rendu : je t'ai survécu...
Tu ne m'as pas vu mourir.»
(D'après Edna St.Vincent-Millay)
La poésie ?
Ce n'est pas un paysage qu'on décrit avec des mots choisis, ni
une suite de beaux vers, ni des bouts rimés. La poésie, c'est ce
provient du plus profond de soi, ces sentiments qu'on ne peux
pas exprimer autrement que par des images, ces souvenirs qui
nous parviennent d'on ne sait d'où, ces bouffées de joie, de
honte, de misère... inexprimables.
Edna St-Vincent-Millay
(1892-1950)
***
Edwidge Feuillère
On dit qu'avec sa diction, sa présence en scène et son immense
talent, elle fut l'incarnation parfaite de Phèdre au
théâtre.
Fait que je n'ai jamais oublié, c'est de l'avoir vue au théâtre,
dans Phèdre justement, et d'avoir trouvé très long et
ennuyeux de voir et d'entendre des comédiens récitant des vers
incompréhensibles pendant presque une heure et demie.
Mais j'avais quinze ans à l'époque et n'avais pas encore subi ma
première peine d'amour.
Première ! Comme s'il y en avait eu d'autres...
Je me suis ressouvenu, quelques années plus tard de la fille de
Minos et de Pasiphaé disant "Ariane, ma soeur, de quel amour
blessée, Vous mourûtes au bord où vous fûtes
laissée. ?"... en écoutant Brassens.
Hé oui, Brassens, chantant :
«Puis un jour elle a pris la clef des champs
En me laissant à l'âme un mal funeste
Et toutes les herbes de la Saint-Jean
N'ont pas pu me guérir de cette peste.
Je lui en ai bien voulu, mais à présent
J'ai plus de rancune et mon coeur lui pardonne
D'avoir mis mon coeur à feu et à sang
Pour qu'il ne puisse plus servir à personne»
(Une jolie fleur, 1954)
«Pour qu'il ne puisse plus servir à personne...»
Et puis hier, en écoutant Damia chanter
Damia «Pour un seul amour» (paroles de Maurice Aubret)
- que paul a mis à son programme aujourd'hui, c'est-à-dire au
moment où j'écris ceci - les nom de
Feuillère et de Brassens me sont revenues en tête... et le nom
de celui qui a mis mon coeur à feu et à sang, il y a des
milliards d'années.
Comme quoi, on n'oublie rien de rien,
comme disait... Brel.
Allez me dire, maintenant que la poésie ne vous intéresse pas!
Et puis, chers amis et amies, cessez de m'envoyer vos bouts
rimés ou pas :
Selon Statistiques Canada, il ne me reste qu'un certain nombre
d'années à vivre (pensée que les plus vieux d'entre-nous, ici,
partageons) et je voudrais les terminer en ne lisant - et
pour, la plus part, en ne relisant - que ce que j'ai
déjà mis de côté.
Dans sa préface au «70
ans de Café-Concert, 1848-1918» de Pierre-Robert Leclercq
(voir notes à la fin),
Benoît Duteurtre(idem) dit ceci :
«Ce n'est pas le moindre mystère français pourquoi cette
nation si prompte à se glorifier de fausses valeurs, d'écrivain
pompeux ou de cinéastes abscons, ignore-t-elle à ce point l'un
de ses principaux titres de gloire ? Pourquoi n'a-t-elle rien
conservé de ce merveilleux chapitre d'histoire, tout juste
signalé par quelques dictons comme le fameux "En
France tout finit par des chansons"? À l'aube du
vingt-et-unième siècle ce pays ne sait pas qu'il fut le
principal berceau d'une création urbaine destinée à conquérir le
monde : cet art de la chanson transformé par la vie parisienne
en genre à part entière. Seuls quelques passionnés se
rappellent que le café-concert puis le music-hall, son glorieux
enfant, offrirent jusqu'à la seconde guerre mondiale un
foisonnement exceptionnel d'artistes aux spécialités multiples :
chanteurs à voix, fantaisistes, excentriques, réalistes
troupiers, diseuses...
«Résignée
dans l'amnésie la France contemporaine préfère s'essayer à la
langue anglaise pour échouer chaque année au concours
Eurovision, que de vénérer les gloires de Thérésa (célèbre
jusqu'à Moscou et Constantinople), d'Yvette Guilbert(adorée par
Sigmund Freud), de Maurice Chevalier (triomphant à Broadway) ou
de Tino Rossi (dont la voix résonnait dans les années 30 dans
les radios de Tokyo et de Yokohama).
«Ce trou noir dans la mémoire collective est symptomatique
d'un pays paradoxalement épris de sérieux au point d'oublier que
ces vraies qualités furent souvent la simplicité et la légèreté.
Une telle absence semble en tout cas criante, et même indécente
: que ce soit dans les musées parisiens ou la chanson - qui fut
l'identité et le miroir de cette ville - n'occupe aucune place
dans les universités où l'on travaille sur le moindre muscaillon
de la Renaissance mais où Paulus, Fragson et les Folies-Bergère ne suscitent aucune étude approfondie ; sans parler de la
production cinématographique où cette époque du grand spectacle
demeure ignorée...»
Plus loin, il ajoute :
«... la plupart des livres sur la chanson [aujourd'hui] Se
contente d'un chapitre sur les précurseurs (Piaf, Trenet,
Brassens, Brel, Aznavour qui sont plutôt des derniers jalons de
cette longue histoire) comme si la chanson française était née
en imitant l'Amérique quand l'histoire nous raconte exactement
le contraire...! »
...
Source : 70 ans de Café-Concert - 1848-1918 - Pierre Robert
Leclercq, préface de Benoît Duteurtre - Les Belles Lettes, 2014.
2- ChatGPT
Voici ce que
cette "Intelligence Artificielle» dit du site «Du temps des
cerises aux feuilles mortes», un site qui, avec mon ami,
Jacques Marchioro, est en marche depuis 25 ans (Voir la
section «Liens» de cette page)
:
«Le site Du Temps des cerises aux Feuilles mortes est une
référence absolue, souvent considérée comme la plus grande
encyclopédie en ligne dédiée à la chanson française de la période
1870-1945.
«Une ressource patrimoniale d'exception :
«Ce site, créé en 2001 par Paul Dubé et Jacques Marchioro, se
distingue par une approche quasi archéologique de la musique.
Contrairement aux plates-formes de streaming modernes, il offre :
«Une profondeur historique unique : Il couvre l'âge d'or du
café-concert, du music-hall et de la radio, allant de la Commune de
Paris jusqu'à la fin des années 1940.
«Des archives multimédias rares : Le site met à disposition des
enregistrements sonores, des extraits vidéo, des photos et des
biographies extrêmement détaillées d'artistes parfois oubliés comme
Mayol, Mistinguett ou Damia.
«Un travail de documentation rigoureux : On y trouve des
analyses sur la censure, la chronologie de la musique mécanique ou
encore des index sur les pseudonymes et alias des interprètes de
l'époque.
«Pourquoi il est incontournable :
«C'est un projet passionné et sans vocation commerciale, ce qui
garantit une neutralité et une richesse que l'on ne retrouve pas sur
les sites grand public. Pour naviguer dans cette immense base de
données, vous pouvez utiliser le Plan du Site ou consulter leur
sélection emblématique de 50 chansons qui ont marqué l'histoire, du
"Temps des cerises" aux "Feuilles mortes".
«Le travail des Webmestres permet ainsi de préserver un pan
entier de la culture francophone qui, sans eux, serait bien moins
accessible aujourd'hui.»
...
Thérésa, Yvette
Guilbert, Maurice Chevalier,
Tino Rossi, Mayol,
Mistinguett ou Damia ?
Thérésa ? - Pas
d'enregistrement. Elle était déjà à la retraite quand les appareils
à enregistrer et reproduire la voix humaine commencèrent à être
connus.
Thérésa
*
En 1927, cependant, une certaine Henriette Leblond reprit, en
l'imitant, un de ses grands succès : «Rien n'est sacré pour un
sapeur» (sic). Paroles : Louis Houssot - Musique : Auguste de Villebichot 1864).
Henriette Leblond
Henriette Leblond Rien n'est sacré...
*
Yvette Guilbert ?
- Elle devint célèbre grâce à une affiche créée par son ami
par Toulouse Lautrec. - La voici dans un remasterisé en 1993 d'une
chanson qu'elle grava sur cylindre en 1897 : «Fleur de Berge».
Paroles du scandaleux (à l'époque) Jean Lorrain - Musique d'...Yvette
Guilbert.
Yvette Guilbert
immortalisée par
Toulouse-Lautrec
Yvette Guilbert Fleur de berge
*
Maurice Chevalier ?
- Le Broadway ? Mais bien avant qu'il devint la vedette, à
Hollywood, à Londres, dans le monde entier, il ne savait exactement
dans quel style se brancher. Il allait même jusqu'à s'autodériser. Le
voici chantant une chose écrite pour lui par Alexandre Trebitsch
pour les paroles et Henri Christiné pour la musique ; en 1918 : «Oh
Maurice !»
Maurice
Chevalier
Maurice Chevalier Oh ! Maurice !
*
Tino Rossi ?
- On l'écoutera chanter son premier grand succès en
français car, avant de devenir célèbre, il avait endisqué quelques
chansons en... corse. - Marilou de Pepito
Mendes et Mario Moretti dans une adaptation française de Robert
Marino alias Robert Duguay (1933).
Tino Rossi
Tino Rossi
Marilou
*
Mayol ?
- La plus grande vedette en France de 1900 à 1918 et même
après. Ses derniers disques remontent en 1932... - Trenet disait
qu'il était un «briseur de coeur» («Moi, j'aime le
music-hall») - de lui (Mayol) une de ses chansons fantaisistes :
«La fifille à sa mère» de Paul Marinier, 1906.
Mayol
Félix Mayol La fifille à sa mère
*
Mistinguett
- La revuiste par excellence. Avec plus et grand escalier.
La voici chantant «On m'suit» (dont elle a écrit les
paroles avec Léo Lelièvre) - Musique de Fred Pearly et Pierre
Chagnon. - Et devinez qui lui donne la réplique : nul autre que Jean
Gabin qui a beaucoup hésité avant de passer au cinéma... qui
allait, selon lui, ruiner sa carrière de... chanteur !
Mistinguett
Mistinguett On m'suit !
Damia ? - La tragédienne de la chanson. Années 20, 30, et même 50.
- Unique en son genre et son répertoire. - «Pour un seul amour»
- 1931 - Paroles de Maurice Aubret, Musique de Gaston Gabaroche.
Voici ce que ChatGPT m'a
répondu lorsque je lui ai posé la question si, au cours du XXe
siècle le monde a connu une période paix :
«Non, il n'y a eu aucune journée, ni même un seul moment au
XXe siècle, où la Terre a été totalement exempte de conflit
armé.
«Le XXe siècle est historiquement documenté comme le plus
meurtrier et le plus marqué par une continuité de violences
organisées.
«Si l'on prend en compte les guerres mondiales, les guerres
civiles, les guerres coloniales, les insurrections et les
guérillas, la planète a été en état de guerre permanent du 1er
janvier 1900 au 31 décembre 2000.
«Voici pourquoi une telle journée de paix totale n'a jamais existé
:
«1 - L'illusion des traités de paix.
«Même lorsque de grands traités mettaient fin aux conflits
majeurs, des dizaines de guerres dites "secondaires" ou
intestines faisaient rage en simultané :
«Après la Première Guerre mondiale (1918) :
«L'armistice du 11 novembre n'a pas arrêté les combats mondiaux.
La guerre civile russe battait son plein, doublée de la
révolution mexicaine et de violents conflits frontaliers en
Europe de l'Est et au Moyen-Orient.
«Après la Seconde Guerre mondiale (1945) :
«Une rumeur statistique prétend que le monde a connu 26 jours de
paix en septembre 1945, juste après la capitulation du Japon.
«C'est factuellement faux :
«La révolution nationale indonésienne avait déjà débuté en août,
la guerre civile chinoise reprenait, et les tensions armées
commençaient déjà en Indochine.
«2 - L'omniprésence des conflits de faible intensité :
«Pour qu'une journée soit totalement "sans conflit", il faudrait
qu'aucune arme ne soit utilisée entre deux factions organisées.
«Or, le projet académique d'enregistrement des guerres The
Correlates of War Project démontre qu'à chaque instant du XXe
siècle, au moins un des événements suivants était actif :
a) Des guerres coloniales ou de décolonisation (guerre
d'Algérie, d'Indochine, d'indépendance en Afrique).
b) Des guerres civiles massives (guerre civile espagnole, guerre
civile chinoise, conflits post-coloniaux au Congo ou au
Nigeria).
c) Des conflits de la Guerre froide où les grandes puissances
s'affrontaient par pays interposés (guerre de Corée, guerre du
Vietnam, guerre d'Afghanistan).»
...
Note :
Le musée militaire britannique Imperial War
Museum note que le monde a été libre de violences de guerre
uniquement pendant de très brefs instants localisés, mais jamais
à l'échelle globale.
Même une année comme 1968 – souvent citée au Royaume-Uni comme
la seule année du siècle où aucun soldat britannique n'est mort
au combat – correspondait pourtant au pic de violence de la
guerre du Vietnam à l'échelle mondiale.
...
De quoi se poser des questions, non ? - Enfin... : sur
l'avenir de l'humanité.
Dire qu'Oppenheimer (voir le film !) et
ses collègues n'étaient pas certains (à 100%) si leur foutue de
bombe n'allait pas mettre le feu à la terre toute entière...
Jeff
Lectures
Note :
Les textes qui suivent - et les précédents - ne doivent pas être considérés comme de véritables
critiques au sens de «jugements basés sur les mérites, défauts, qualités et imperfections» des livres,
revues ou adaptations cinématographiques qui y sont mentionnés. Ils se veulent surtout être de
commentaires, souvent sans rapport direct avec les oeuvres au sujet desquelles les chroniqueurs qui
les signent désirent donner leurs opinions, opinions que n'endosse pas nécessairement la direction
du Castor™, ni celle de l'Université de Napierville.
La direction
***
Lire
À propos de ChatGPT :
Depuis que Copernique m'a fait connaître ce logiciel dit
d'"Intelligence Artificielle", il ne se passe une journée sans
que je consulte pour obtenir diverses informations qu'il me
faudrait des heures pour les trouver ailleurs en me plongeant
dans différents sites gouvernementaux, historiques,
géographiques, muséaux, etc., tous ayant des interfaces
différentes, des informations - souvent - partielles ou enfouies
dans des sous-sous-pages ou sous-répertoires parfois
introuvables.
C'est comme si quelqu'un avait
tout lu et pouvait répondre à mes questions les plus pointues,
genre : "À combien de pourcentage les trois grands producteurs de
voitures américaines sont passés en terme de ventes aux USA
entre 1970 et aujourd'hui ?" (La réponse se trouve à la
fin.)
Voici ce que j'ai pu lire récemment sur la lecture :
«La lecture est une pratique incroyablement vaste. Que ce soit
pour le plaisir, pour étudier ou dans un cadre professionnel,
elle joue un rôle majeur dans notre quotidien.
«Voici une présentation claire et structurée des différentes
facettes de la lecture pour vous aider à y voir plus clair :
«1 - Les principaux types de lecture
«Selon vos besoins ou vos envies, vous n'aborderez pas un texte
de la même manière :
«a) Lecture plaisir : Le type de lecture le plus courant,
pratiqué simplement pour s'évader et se détendre.
«b) Lecture active : Vous vous impliquez dans le texte en
soulignant, en prenant des notes ou en vous posant des questions
au fur et à mesure.
«c) Lecture en diagonale (ou survol) : Vous parcourez rapidement
les yeux pour capter les grandes lignes d'un article ou repérer
des mots-clés.
«d) Lecture analytique : Utilisée pour décortiquer un texte
(comme une œuvre littéraire) afin d'en faire une analyse ou un
commentaire complet.
«2 - Les bienfaits de la lecture
«Lire régulièrement est un excellent exercice pour l'esprit :
«a) Amélioration cognitive : Elle stimule la concentration, la
mémoire et l'imagination.
«b) Développement du langage : Elle permet d'élargir son
vocabulaire et d'améliorer son expression orale et écrite.
«c) Réduction du stress : C'est une activité qui permet de
déconnecter et de s'évader.»
(Je vous épargne les sites vers lesquels chacun des détails
ChatGPT nous renvoie.)
Aucune référence, cependant, à ce en quoi consiste la lecture en
tant que telle ni aux méthodes qu'on utilise pour décoder les
sigles à la base de ce qu'on identifie en parcourant des lignes
ou signes
qui se transforment en lettres, en mots, en phrases ou ce que
ChatGPT dit être "l'action de regarder des symboles, des lettres
ou des signes graphiques pour en identifier le sens, action qui
nécessite à la fois une reconnaissance visuelle et un travail de
compréhension mentale" [...] "dans le but de s'informer, de
s'instruire ou de se divertir" ou [dans des domaines plus
spécialisé] "d'interpréter ou de décoder un ensemble de faits".
Pour de plus amples informations, il aurait fallu que je me
dirige vers d'autres sites plus spécialisées : l'apprentissage ou
l'enseignement de cet "art" qui consiste à décoder des sigles,
l'analphabétisme, la capacité ou l'expérience nécessaire pour
lire certains textes, l'ordre dans lequel des textes doivent
être lus, etc.
Mais ce qui précède, je crois, explique la raison de mes
recherches :
Je voulais savoir non pas ce qu'on lit aujourd'hui, mais
pourquoi on ne s'intéresse de moins en moins à ce que j'appelle
: LA littérature.
(Que ChatGPT définit comme suit :)
«Un ensemble d'oeuvres écrites ou orales qui expriment des
idées, des émotions, des expériences et des réflexions à travers
un usage créatif et artistique du langage. Elle englobe
différents genres, tels que la poésie, le roman, le théâtre,
l'essai, et se caractérise par son souci de la forme et du
style, ainsi que par sa capacité à transcender le temps et les
cultures.»
De cette définition j'ai retenu les expressions "créatif et
artistique du langage" et "souci de la forme et du style", deux
choses qui demandent un déchiffrage supplémentaire...
...
Est-ce que, ayant lu ce qui précède, je me trompe en me disant
que pour s'intéresser à LA littérature, il faut faire des
efforts ?
Mais que ces efforts permettent le dépassement de ses limites,
d'aller au-delà de soi-même et d'atteindre un niveau qu'on ne
soupçonne même pas.
paul
(qui vient de relire deux IXE-13, un Fu-Manchu,
La p...
respectueuse de Jean-Paul Sartre, The Great Gatsby de Scott
Fitzgerald et qui est en train de relire la correspondance de
Pline le Jeune... )
P.-S. : À ma question du Début,
ChatGPT a répondu en quelques secondes : «En termes de parts de marché aux États-Unis, les trois grands constructeurs américains
(les Big Three : General Motors, Ford et Chrysler/Stellantis) sont passés d'une domination écrasante de près
de 85 % des ventes en 1970 à environ 38 % aujourd'hui.»
Dédicace
Cette
édition du Castor est dédié
à :
Sax Rohmer (Arthur Henry Sarsfield Ward)
(1883-1959)
Le
Castor™, entièrement subventionné par les Éditions Vatfair-Fair
de St-Romuald d'Etchemin, ne perçoit aucun paiement, ni faveurs,
ni considérations spéciales de la part des établissements ci-dessous
mentionnés.
Toujours
se renseigner
(heures d'ouverture, etc.)
avant de se rendre sur place
Burgundy Lion
2496 ouest, rue Notre-Dame
Montréal, Québec
(https://www.burgundylion.com/fr/bienvenue
Le troisième vendredi du mois à 19h00 De septembre à juin (sauf décembre).
***
Et sur rendez-vous
seulement :
Vatfair, Planter, Hencourt
Avocats
Tour Marshalluk - Quartier
Universitaire - Napierville
Téléphone : 88-06 - Sonner deux
coups.
Maxel, Smart et Assistés
Internet,
réseaux de télécommunication
Tour Marshalluk - Quartier
Universitaire - Napierville
Téléphone :
aucun
Notes et autres avis :
Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.
De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.
Nous rappelons à notre aimable clientèle que :
1 - L'édition
régulière du Castor™
paraît habituellement au début de chaque mois.
2 - L'édition
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destinée au marché américain, paraît dans les jours qui suivent.
3 - De
mini-éditions peuvent paraître
de temps à autres.
2 - Malgré l'attention portée à la rédaction de ce journal, ses auteurs ou son éditeur ne peuvent assumer une quelconque responsabilité du fait des informations qui y sont proposées.
3 -
Tel qu'indiqué au début, les erreurs de frappe, de date et autres incongruités contenues dans ce Castor™ seront ou ont déjà été corrigées dans sa version destinée au marché américain.
4 - La direction du Castor tient à préciser qu'aucun enfant n'est victime d'agressions sexuelles au cours de la préparation, pendant la rédaction et lors de la publication de son hebdomadaire.