Vol. XXXII,  n° 8 - v. 2.0 Le seul hebdomadaire de la région publié une fois par mois Le lundi 4 avril 2022
 
Édition finale
 

Aujourd'hui, today, à Napierville, in Napierville :

Pendant ce temps... à 7.300 kilomètres plus à l'est :

 

 
Ce numéro :

Votre première visite sur le site de l'Université de Napierville ?

Lisez cette page : Un monde à découvrir


À lire :

Marie-Claire Blais, Clara Schumann, Judith Butler, Maurice Ravel, Marcel Proust, John Ruskin, Peggy Lee Cooper, le Groupe Buzz Cuivres, Dinorah Varsi, Samuel Pepys, Joseph-Adélard Godbout, Charles Maurras, Trudeau, père et fils, Maurice Duplessis et les derniers développements du côté de la restauration du site de l'Université de Napierville.

Bonne lecture !


À noter : 

Un INDEX de tous nos numéros, de Janvier 2018 à Janvier 2022 est disponible. Cliquez sur ce LIEN.

En révision  

Un mot de Maude

À la question où en sommes-nous ?, je crois que je pourrais répondre aujourd'hui «à mi-chemin», mais ce serait à la fois vrai et faux. Vrai en ce qui a trait au nombre de fiches qui font maintenant partie du noeud central de ce site, mais ce serait faux quant à celles qui, reliées entre elles, n'attendent qu'un ou deux hyperliens pour les relier au tout. Ce serait vrai également annoncer que le nombre de liens brisés est en constante diminution sauf que le nombre de photos non reliées ne cesse d'augmenter au fur et à mesure que des copies sont insérées aux endroits où ils auraient dû être au départ. Ces photos - ou faux liens - seront éventuellement éliminées.

Le grand responsable de cette problématique est l'exéguïté de l'espace que pouvait occuper le site lors de sa création, il y a plus de vingt ans, exéguïté qui a entraîné entre autres l'effacement de plusieurs années de Castor™ (pour faire place à de nouveaux numéros) et, conséquemment, des liens vers des pages de cet hebdo qui ont cessé d'exister, mais qui continuent de faire l'objet de références.

La prochaine étape (temporaire) consistera à remettre à la disposition de ceux qui nous consultent la majeure partie des écrits de nos chroniqueurs, y compris les quelque cinq cent enregistrements sonores qui sont toujours en révision.

Suivra la liste des livres, articles de journaux, auteurs, compositeurs, etc. qui ont fait l'objet de critiques ou de commentaires.

D'un grand intérêt :

Nous avons retrouvé dans les archives de l'UdeNap près de 500 (sic) chroniques rédigées par Monsieur Pérec au cours des trois ou quatre et peut-être même cinq ans qui ont précédé la création de la version électronique du Castor™ et donc de vingt ou vingt-cinq ans au moment où des réunions informelles se tenaient presque quotidiennement dans un restaurant de la rue Saint-Denis à Montréal, en face du théâtre qui porte le même nom. Ces chroniques qui traitent des inventions, suggestions, pensées, commentaires et même exploits du Professeur Marshall au cours d'une vaste période sont présentement à l'étude.

Nous en reparlerons sous peu.

Cordialement

Maude

Éditorial  

De notre temps ?

Oui, on nous reproche souvent de ne pas commenter l'actualité et même de ne pas formuler notre opinion quant à certains événements qui mériteraient une prise de position de notre part sur des sujets d'intérêt non seulement local, national et même mondial comme, par exemple, la guerre qui se déroule présentement en Ukraine.

Qu'on se le dise :

Nous ne sommes pas insensés au point d'être indifférents à la bêtise et à la sauvagerie humaine ou à la stupidité de leaders tels Putin, Kim Jung Un et Trump (tant qu'à y être), y compris leurs prédécesseurs qui, comme eux, se sont crus exceptionnels ; de véritables dons de Dieu à l'humanité ; chacun s'étant cru plus génial que leurs contemporains et non sujet aux  critères qui devaient ne s'appliquer qu'aux autres.

Maison d'abord et avant tout d'enseignement, l'Université de Napierville n'est pas là pour indiquer ce que l'on doit penser, mais comment. Et elle est, elle aussi, sujette aux aléas de l'existence et ne fait que les accepter du mieux qu'elle peut tout comme elle s'adapte aux problèmes et contingences que ces aléas lui imposent. 

Le cerveau-phare de notre institution, le Professeur Marshall, nous en dit beaucoup plus sur notre façon de nous comporter que tous les éditoriaux que nous pourrions écrire.

Ainsi, notamment, il a attiré notre attention au cours du mois dernier sur un film du réalisateur russe Andrei Tarkovsky, Andrei Rublev, qui résume assez bien sa pensée. On sait qu'il s'agit d'une biographie plus ou moins poétiquement (?) racontée d'un peintre d'icônes du XVe siècle qui se pose la question à savoir si ce qu'il fait en vaut la peine et dont la foi va et vient au cours de trois heures et demi d'images et de scènes dont certaines sont à la limite du supportable (tortures, invasions, viols, assassinats etc.) - tous en noir et blanc - qui se terminent en couleurs par des photos d'icônes que Rublev a réalisé au cours de sa vie et qui sont d'une beauté incroyable.

Ce faisant, il a tenu à souligner la capacité de l'humanité de se surpasser et d'atteindre des sommets qui vont nien au-delà de ses supposées limites.

"Il faut, nous a-t-il dit, piger nos forces dans la littérature, dans la peinture, dans la musique, dans l'art qui nous enseigne beaucoup plus sur ce que nous sommes que tous les événements que l'Histoire a retenus et qui ne sont que des mauvais passages vite oubliés. La preuve est qu'on continue de les répéter."

"Depuis que l'humanité existe, nous disait-il encore récemment, il semble qu'elle a fait beaucoup de progrès, sauf qu'elle est loin d'avoir atteint la perfection."

La direction

Chroniques  

Les chroniques précédentes de nos correspondants pourront être
à nouveau consultées quand elles auront été révisées et reclassées.

  Herméningilde Pérec


Mes chroniques ?
(Voir le mot de Maude)

Je ne tiens pas particulièrement à ce que l'on les republie. Elles font partie de ce qui me semble un lointain passé, passé qui, quand même, ne remonte pas au temps où j'étais jeunes et frivoles, encore plein de futurs, à la recherche de je-ne-sais-quoi et qui ne fut, toutes choses considérées, qu'une continuité de ce que j'étais - Et je crois que je ne les relirai pas.

Que les choses écrites demeurent des choses écrites.

Ce matin - vous allez peut-être vous en souvenir - je me suis réveillé avec, pour la deuxième journée consécutive, quelques centimètres de neige devant ma porte et je me suis souvenu, après la veille, avoir regardé le dernier télé-journal où il fut question d'invasion, de procès, de glissements de terrains et autres problèmes, de ce qu'une femme d'un certain âge m'a enseigné - oh ! il y a longtemps de cela - dans la queue où elle me précédait chez un concessionnaire où j'attendais les clés de ma voiture dont on venait de terminer l'entretien.

"J'en ai pour une heure pour me rendre chez moi, lui ai-je dit. Vous avez vu la circulation..."

"Ne me parlez pas de vos problèmes"  m'a-t-elle répondu avec, quand même, un beau sourire. "Vous ne savez  pas ce que c'est qu'un problème. Un problème, c'est d'avoir à me rendre à mon travail en auto, un mari, deux enfants en âge de conduire et trois voitures."

Ce matin ? J''ai mis mon paletot, sorti ma pelle et dégagé l'entrée et pas osé me plaindre.

H. Pérec

   Copernique Marshall 


Éducation

De temps à autres, il m'arrive d'y penser :

Qu'enseigne-ton dans les écoles primaires et secondaires aujourd'hui ?

Je n'ai pas cent ans comme Monsieur Perec, paul ou mon père, mais j'ai l'impression qu'on n'enseigne rien du tout. Certainement pas à lire, compter et parler.

J'étais dans un restaurant avant hier. Je ne dirai pas lequel - ils se ressemblent tous - dans une ville pas très loin de Montréal. Y'avait là trois "jeunes" (lire : "jeunes", mais dans la trentaine) qui parlaient d'avenir ; qui disaient, qu'aujourd'hui, la facilité que leurs pères avaient eue du temps de leur jeunesse n'existait plus. L'un d'entre eux, parlant plus fort que les deux autres, précisait que son paternel avait été chanceux d'être en mesure de fonder une entreprise où, à force de travail, il avait réussi à diriger dix employés dans je-ne-me-souviens-plus-quel-domaine alors que lui, en dépensant autant d'énergie avait eu de la peine à gagner suffisamment d'argent pour s'acheter une maison qu'il devait rénover au moment et pour laquelle les taxes étaient démentielles, etc. - Je saute par dessus l'essence qui coûtait de plus en plus cher, l'inflation, etc.

C'est alors que j'ai remarqué, ses tatouages, ses phrases ponctuées de sacres et ses vêtements - qu'est-ce qu'on dit aujourd'hui ? Grunge ?-  (casquette comprise) et ses manières désinvoltes comme si être naturel consistait à être soi sans égard aux autres.

Mon voisin qui est dans la quarantaine avancée et qui possède un petit atelier de soudure n'en revient tout simplement pas :

"Les jeunes, me disait-il l'autre jour, ne savant tout simplement pas. ce qu'est la ponctualité, la politesse, le travail bien fait et remis à l'heure promise... - Vous ne croirai pas, Monsieur Marshall, mais y'en a un à qui j'ai remis sa paie il y a une semaine et qui est disparu trois jours !"

Simon, lui, m'en a raconté d'autres :

"J'ai eu, au cours de ma carrière, plusieurs jeunes sous ma directive. Je corrigeais leurs textes, leur enseignait ce en quoi consistait différents documents, comment être clairs dans leur rapports et puis un jour je me suis dit, constatant que comme leur correspondance s'adressait à des gens de leur âge, que cette correspondance était plus ou moins routinière, qu'il fallait mieux la laisser passer telle quelle que de tout corriger continuellement..."

"Vous savez, Copernique, quand ça fait trois fois que vous essayé d'enseigner les propositions

Oui... Sauf que... mais... à l'exclusion de...

 et qu'on s'aperçoit qu'on a perdu la personne à qui l'on s'adresse, au premier sauf que, vaut mieux ne pas insister."

Ce qui me fait penser qu'on nous lit...

*

Dans un autre domaine, j'ai entendu, il n'y a pas très longtemps, un jeune dire que l'actuel premier ministre du Canada, Justin Trudeau, était un "vendu" comme son père car il refusait de  permettre au Québec de forcer (sic) ceux qui immigraient chez nous à adopter le français comme langue de travail alors que trois provinces sur dix, au Canada, accueillaient 99% de ces immigrants (l'Ontario, la Colombie Britannique et le Québec), mais que le vote des sept autres avaient leur mot à dire sur cette question...

O tempora, ô mores ! (*)

Copernique

(*) Je n'ai pas vérifié : est-ce que les pages roses existent-elles toujours dans le Petit Larousse ?

    Simon Popp  

Avril, hein ? 

Le printemps s'en vient. Les gens vont se remettre à sortir de leurs cages. Heureusement, y'aura des terrasses pour eux : leur non-présence dans les bars où je me tiens les rendra plus tranquilles.

Voici mes aphorismes printaniers :

  • Ce que je déteste le plus chez Apple, Microsoft et leurs so convenient interfaces, c'est qu'il est devenu de plus en plus difficiles de leur enseigner comment je travaille. Je n'ai rien à foutre de leurs modèles d'une lettre, d'une présentation, d'une note, d'un chapitre, d'un essai. Ce n'est pas comme on me force à m'adapter à leur conception de notes en bas-de-page, à la fin d'un chapitre ou en annexe, que j'écris ou que tous les manuscrits que j'ai eu à examiner ont été rédigés.

    La preuve :

           Vous avez une idée les pirouettes qu'il faut faire pour rédiger 
    un 
            aparté comme celui-ci ? À l'intérieur d'une note précédée d'un point ?

Ou un ajout comme ceci ?

(Sans automatiquement se retrouver avec un point comme celui qui suit ?)

  • Devrait y avoir une loi forçant les météorologistes à publier leurs révisions côte à côte avec celles leurs collègues. Cela éviterait les discussions dans lesquelles  chacun se réfère à l'un plutôt qu'à un autre. - Vous savez ce que je veux dire, n'est-ce pas : partiellement nuageux, moins deux versus partiellement ensoleillé, plus deux ou neige fondante avec possibilité de pluie et pluie verglaçante accompagnée de neige... - Comme je dis souvent : j'ai déjà pelleté trente centimètres de partiellement nuageux.

  • Interdire aux gens qui disent le contraire de tout ce que est convenu dans des soirées où rien ne se dit.

  • Forcer les propriétaires de bars et de restaurants à écouter la musique qu'ils diffusent dans leurs établissements. 

  • Mettre à la porte tout employé qui se croit du jour au lendemain indispensable, notamment la plus vieille serveuse dans un bar (ou un restaurant)

  • Mettre à l'amende les steakhouses dont les couteaux ne sont pas aiguisés

  • Défendre de fabriquer des serviettes de table en papier recyclé

  • Défendre également les vodkas réputées avoir été filtrées cinq fois et qui finissent par goûter le charcoal.

Simon

 

   Jeff Bollinger


Pour mettre à l'heure certaines notions

Le nombre de personnes dont la langue maternelle est le français dans le monde est d'environ 300,000,000 dont 141 millions résident en Afrique et 67 millions en France.

De ce demi-milliard, près de 8 millions résident au Canada dont environ 7 millions au Québec (88%), 550.000 en Ontario et 235,000 au Nouveau-Brunswick.

7,000,000 est l'équivalent de la population de la Bulgarie ou du Liban, mais c'est un nombre de très loin supérieur à la population du Danemark, de la Finlande, de la Norvège et de l'Irlande. Il équivaut à dix fois la population du Luxembourg.

Le territoire de la Province de Québec (quelque 1,668 million de kms carrés) est environ 2,6 fois celui de la France, 4,7 fois celui de l'Allemagne, 5,5 fois celui de l'Italie et 6,4 fois celui de la Grande Bretagne.

Si l'on considère que l'Union Nationale fut un parti politique nationaliste plutôt que fédéraliste, le nombre d'années qu'un parti nationaliste a été à la tête de la Province de Québec depuis 1944 est supérieur à celui du parti Libérale.

C'est le 14 avril 1944 que l'Assemblée législative de la province de Québec sous la directive de Joseph-Adélard Godbout (Parti Libéral) a adopté la Loi établissant la Commission hydroélectrique du Québec, en nationalisant, entre autres, la Montreal Light, Heat and Power Consolidated, créant ainsi l'entreprise publique connue sous le nom d'Hydro-Québec. - Un député ayant voté contre : Maurice Duplessis.

Joseph-Adélard Godbout a aussi permis aux femmes de voter aux élections de 1941, malgré l'opposition ouverte du cardinal Villeneuve. C'est aussi grâce à lui que les femmes ont gagné le droit d’être admises à la pratique du droit dans la province de Québec.

Joseph-Adélard Godbout
(1892-1956)

Durant son mandat, le gouvernement Godbout rendit obligatoire les études scolaires jusqu'à l'âge de quatorze ans tout en instaurant la gratuité de l'éducation au primaire. Son gouvernement adopta aussi un nouveau code du travail qui affirma clairement le droit aux travailleurs de se syndiquer. 

Des onze derniers premiers ministres du Canada, six (sept si l'on compte les deux mandats de Pierre Elliot Trudeau) étaient en provenance de la Province de Québec et ces premiers ministres ont été au pouvoir 51 ans sur 74 (70% du temps).

Le centre de l'Île de Montréal se situe aux environ de l'angle formé par la rue Jean-Talon et le boulevard Décarie.

(À suivre)

Jeff  

   Fawzi Malhasti


Morceau choisi

Fleur des Fortifs

Entre Malakoff et Saint-Ouen
Y avait une pauvre bicoque
Ousqu' habitait un' fill' de rien
Qu'avait des allur's équivoques
La malheureuse avait seize ans
Elle n'avait plus ses père et mère
Et pour manger conv'nablement
Ell' vendait des fleurs au cim'tière
Et pis le soir ell' vendait son corps
Pour s'ach'ter un' côt'lette de porc

On l'appelait Fleur des Fortifs
A caus' qu'elle avait l'air chétif
Elle avait l'œil rébarbatif
Et f'sait l'amour en collectif
Quand on pens' qu'il y a des oisifs
Qu'ont des bagues des pendentifs,
Y'a d'quoi s'arracher les tifs
Y' a pas d'autr' qualificatif

Un soir près de l'usine à gaz
Elle rêvait de mille tendresses
Avec un gars qui f'rait du jazz
Et qui lui ferait vibrer la caisse
Elle aperçut un vieux vieillard
- Les vieillards ne sont jamais jeunes -
Qui la suivait dans le brouillard
A l'heure ousque les rich's déjeunent
Que voulez-vous qu'ell' lui cria ?
Le vieux vieillard lui répondit comm' çà:

On t'appelle Fleur des Fortifs
Fais un arrêt facultatif
Nous irons prendre l'appéritif
Je le paierai, je ne suis pas stiff
Je suis vieux, mais j' suis sensitif
Je rêve à de p'tits trucs lascifs
Si tu me fais du superlatif
Je te paierai double tarif

Mais elle poussa un grand cri
En reconnaissant son grand-père
Arrièr' cochonnet, qu'ell' lui dit,
Il fit cinq six bonds en arrière
Et dans un sursaut de dégoût
Il s'étrangla avec sa barbe
Et j'ta son corps dans l'égout
Tandis qu'ell' s' pendait à un arbre.

C' qui prouv' qu'y a toujours du cœur
Ousqu'y a du sens et d' l'honneur

On l'appelait Fleur des Fortifs
Ell' repose sous un massif
De rhododendrons maladifs
Où c'que le merle chante pensif
C'est l'Etat le grand responsif
Qui laiss' les fill's vendr' leur rosbif
Et le merle répond plaintif
Tout çà c'est bien emmerlatif.

Georges Guibourg, dit... 


Georgius
(1891-1970)

Fawzi

   Paul Dubé


Erratum

À notre dernière chronique, nous avons joint une photo de Peggy Lee Cooper et un lien vers ce qui devait être un enregistrement de son interprétation de "Comme au théâtre". Or, ce lien menait plutôt vers celui qu'en a faite Frieda Boccara.

Voici d'abord un lien vers le site de Peggy Lee : https://www.peggyleecooper.com/

Et voici un extrait du vidéo de Peggy Lee interprétant cette chanson :



 Note : il se peut que votre fureteur n'accepte pas les vidéos.


Vous trouverez la version complète de ce vidéo à l'adresse qui suit :

https://www.youtube.com/watch?v=vu1el-qP7Hg

Merci à Monique Paquin de nous avoir signalé cette erreur ; de nous avoir signalé d'abord et avant tout cette prestation tout-à-fait exceptionnelle.

*

Quiz

À notre dernière chronique, nous joignions également un autre enregistrement sur lequel nous voulions attirer votre attention en mentionnant qu'il s'agissait d'un extrait d'un Scherzo que Jelly Roll Morton (1890-1941) aurait qualifié de "modernistic".

Cet extrait était tiré de l'opus 10 en ré mineur de Clara Schumann.

Vous le trouverez, sur YOUTUBE, joué par Dinorah Varsi à cette adresse :

https://www.youtube.com/watch?v=BhdfQpmgXSA

*

L'enregistrement de cette semaine :

Voici quelque chose que j'ai entendue à la radio de Radio-Canada (CBC) le mardi 29 mars dernier. Lors de l'émission About Time animée par Tom Allen de midi à quinze heures, du lundi au vendredi.

Il s'agit du deuxième mouvement du Quatuor à cordes en fa majeur (1902-1903) de Maurice Ravel, mais transposé et joué par le groupe Buzz Cuivres dont les membres sont :

  • Sylvain Lapointe, fondateur, trompette

  • Frédéric Gagnon, trompette solo

  • Pascal Lafrenière, cor

  •  Jason de Carufel, trombone

  • Sylvain Arseneau, trombone basse

 Leur site : https://www.buzzcuivres.com/

Surprenant, mais très intéressant :

Ravel - Quatuor 

*

Mais tandis que j'y suis :

paul

 

L'extrait du mois


Vous comprenez quelque chose dans la phrase qui suit ?

"Le passage d'une conception structuraliste dans laquelle le capital est compris comme structurant les relations sociales de manière relativement homologue à une vision de l'hégémonie dans laquelle les relations de pouvoir sont sujettes à répétition, convergence et réarticulation a introduit la question du temps dans la pensée de la structure, et a marqué un passage d'une forme de théorie althussérienne qui prend les tonalités structurales comme objets à une forme dans laquelle les aperçus de la possibilité contingente de la structure inaugurent une conception renouvelée de l'hégémonie comme liée aux sites et stratégies contingents de la réarticulation du pouvoir."

Qui est une traduction de :

"The move from a structuralist account in which capital is understood to structure social relations in relatively homologous ways to a view of hegemony in which power relations are subject to repetition, convergence, and rearticulation brought the question of temporarily into the thinking of structure, and marked a shift from a form of Althusserian theory that takes structurale tonalities as objects to one in wgich the insights into the contingent possibility of structure inaugurate a renewed conception of hegemony as bound up with the contingent sites and strategies of the rearticulation of power."

Il s'agit d'un des nombreux points soulevés dans :

"Further reflections on the Conversation of Our Time" paru chez Diacrities en 1997.

Un livre signé : Judith Butler

Madame - ou plutôt Ms - Butler, née le 24 février 1956 à Cleveland, dans l'Ohio, est une philosophe américaine et professeure à l'Université Berkeley depuis 1993 dont les travaux portent principalement sur le genre, les queers et la théorie queer (*). Elle enseigne également la philosophie à la European Graduate School de Saas-Fee, en Suisse. (Wikipédia)

(*) La théorie queer est une théorie sociologique et philosophique qui postule que la sexualité, mais aussi le genre - masculin, féminin ou autre - d'un individu ne sont pas déterminés exclusivement par son sexe biologique (mâle ou femelle), mais par son environnement socio-culturel, par son histoire de vie ou par ses choix personnels. 
Rattachée au post-structuralisme, cette théorie critique principalement l'idée que le genre et l'orientation sexuelle ne peuvent être déterminés que par la génétique ou la biologie car d'autres facteurs, tel que la symbolique ou l'expérience personnelle sont des variantes auxquelles ses partisans veulent qu'on attache une certaine importance. (Idem)

Note :

Madame Malhasti, celle que l'on considère comme la traductrice officielle de l'UdeNap, a refusé de commenter... et cette citation, et sa traduction.

Il y a dix ans dans le Castor


Son éminence, le cardinal Moe Spitzman

(En direct d'Hollywood, California)


Je trouve étrange que les non-croyants achètent et lisent des journaux, écoutent les promesses des politiciens, n'osent pas sortir sans parapluie lorsqu'un météorologue leur prédit qu'il va pleuvoir et se rendent à l'heure aux aéroports.

La foi est une étrange bête.

Spitzman, cardinal

Le courrier


M. Roland Dupéré - Bruxelles, Belgique

  - The Third Man ou Le troisième homme de Carol Reed fut présenté pour la première fois en salle, au Canada, le 7 avril 1950 (à Toronto).

M. Jules Paquette - St-John, Newfoundland

  - Le 2 avril 1669, Samuel Pepys passa la majeure partie de sa journée à Whitehall.

Mme Joanne Chabot - Mont-Tremblant, Québec

  - Lydia Liliʻu Loloku Walania Wewehi Kamakaʻeha (1838-1917.

Mlle Dominique Trottier - Roman-sur-Isère, France

  - Entre Les Néréides et Calzedonia, face au Wellington Square, sur King's Road, à Londres, à l'angle de Bywater Street.

M. Frédéric Baznet - Manchester, U.K.

  - Le trajet entre votre maison et votre travail étant de 39,25 miles et votre auto consommant 5,6 litres aux cent kilomètres, estimez votre consommation quotidienne (aller-retour) à 8,2112 litres ou 2 fois 0,9031 gallon impérial.

Mme Cosette Tachel née Gadbois - Roanne, France

  - Hodder & Soughton, a Londres, en 1973, puis chez Robert Laffont, à Paris en 1974 et, finalement aux Éditions du Seuil, également à Paris, en janvier 2001. La traduction en français en était de Jean Rosenthal.

M. Pierpont Côté - Épinay-sur-Seine, France

  - Du 24 septembre 1991 au 12 janvier 1992, au Metropolitan Museum of Art de New York.

Dédicace


Cette édition du Castor est dédiée à :

 

Marie-Claire Blais,
décédée en novembre dernier

Voir l'hommage que lui a rendu Pauline Michel dans les Lettres québécoises (format.pdf) à l'adresse suivante :

https://lettresquebecoises.qc.ca/system/files/2021-01/9.pdf

Pages recommandées


 Toulouse-Lautrec : L'oeuvre lithographique complète  
370 photos   

Schubert
un essai de Paul Dubé
94 extraits sonores, 45 photos, 5 vidéos, 7 annexes, de nombreux liens...

Éphémérides
Là où s'accumulent les inclassables

Best Sellers et Prix littéraires
Une causerie autour
de la lecture

René Char
Un essai à la Simon Popp

Le mot de la fin


«Quand vous avez payé un peu trop pour un objet, vous avez perdu un peu d'argent, c'est tout. Lorsque vous n'aurez pas payé assez cher vous aurez tout perdu car l'objet que aurez acheté ne fonctionnera pas tel que prévu..»

 - Jon Ruskin

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Note : Le Castor™, entièrement subventionné par les Éditions Vatfair-Fair de St-Romuald d'Etchemin, ne perçoit aucun paiement de la part des établissements ci-dessous mentionnés, ni faveurs, ni considérations spéciales.


À cause des restrictions dues à la pandémie, se renseigner avant de se rendre sur place

Burgundy Lion
2496 ouest, rue Notre-Dame
Montréal, Québec
(https://www.burgundylion.com/fr/bienvenue

McBroue
329 rue Victoria
Salaberry-de-Valleyfield, Québec

http://mcbroue.com/


Librairie Côté gauche
33 rue du Marché, 
Salaberry-de-Valleyfield, Québec

https://fr-ca.facebook.com/librairiecotegauche/

 
4115-A rue St-Denis
Montréal, Québec
http://www.dieseonze.com/

***

Et sur rendez-vous seulement :

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Tour Marshalluk - Quartier Universitaire - Napierville

Téléphone : 88-06 - Sonner deux coups.

 

  
F. Charles Rein
Aurist & Acoustic

Instrument Maker

223 Baker Street
London, NW1 6XE

Notes et autres avis :


Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Nous rappelons à notre aimable clientèle que :

1 - L'édition régulière du Castor™ paraît le 1er lundi de chaque mois.

2 - L'édition corrigée du Castor™, destinée au marché américain, paraît le 1er jeudi de chaque mois.

3 - De mini-éditions peuvent paraître le 2e ou 3 lundi de chaque mois.

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