Vol. XXXI,  n° 12, v. 4.5 Le seul hebdomadaire de la région publié une fois par mois Le lundi 2 août 2021

Août

 

Alertes : 

Feux de forêt (certaines régions)  
Smog (certaines régions)
Fortes pluies (certaines régions)
Chaleur intense (certaines régions)
& le COVID

Ce numéro :  

Dieu - Carl Sagan - Thomas Paine - Noam Chomsky - Agustin Barrios - Zipf - Pablo Neruda - Douglas Kennedy - Henriette Walter - Ludwig Wittgenstein - Boileau - Sully Prud'homme - Aragon - Germaine Guèvremont -  Jorge Manrique - Jean Coutu - Meilhac et  Halévy - Wal Whitman - Amor Towles - Hugo, Baudelaire, Maïakovski...

Bonne Lecture !

Chroniques  

Les chroniques précédentes de nos correspondants sont en réorganisation.

    Simon Popp

Question de vocabulaire

Il n'y a pas très longtemps, à la recherche de la différence entre les adjectifs abscons et abstrus, j'ai retrouvé dans différents dictionnaires les définitions suivantes :

Abscons : ce qui est obscur, incompréhensible et abstrus.

et

Abstrus : ce qui est incompréhensible, obscur et abscons.

Le Robert, (en ligne) était plus explicite :

Abscons : [ce qui est] obscur, hermétique, impénétrable, indéchiffrable, sibyllin et... abstrus.

et

Abstrus : [ce qui est] incompréhensible, cabalistique, énigmatique, ésotérique, hermétique, impénétrable, opaque,  sibyllin et... abscons

en ajoutant, sur une deuxième ligne les mots suivants :

alambiqué, amphigourique, inintelligible, mystérieux, nébuleux, obscur, profond et ténébreux.

Gros-Jean comme devant, je me suis dit que si je voulais dorénavant être clair et non abscons ou abstrus, j'utiliserais au hasard, l'un des mots que Le Robert allait m'insporer en faisant attention quand même de ne pas dire à une femme qu'elle est nébuleuse ou impénétrable. Ça pourrait engendrer un quiproquo soit : un malentendu, une confusion, une maldonne ou une méprise.

D'ailleurs, de nos jours, qui utilise des mots comme abscons et abstrus ou des expressions comme Gros-Jean comme devant ? Ce sont des choses qui, avec le temps, sont devenues incompréhensibles, obscures, absconses, abstruses, amphogoutiques et alambiqueés.

Et l'on se demande pourquoi les gens de mon âge qui les ont apprises parlent de moins en moins. Surtout à des gens de la génération qui me suit qui découvrent tout à coup qu'ils n'ont pas le même vocabulaires de ceux de la génération qui les suit pour qui des mots comme cool, in et flyé ou des expressions comme se faire sauter ne veulent absolument rien dire.

Quant à Dieu, comme tous et chacun a sa propre définition, autant ne pas en parler.

Ce qui m'amène à vous parler de :

Croyance(s)

   Définition (Le Robert) :

Action, fait de croire une chose vraie, vraisemblable ou possible. Certitude, conviction, foi. La croyance à, en qqch. - Ce que l'on croit (surtout en matière religieuse [*]).

[*] En lettres capitales... euh pardon : majuscules.

   Ma définition :

Ce qui est à la base de nos connaissances et, conséquemment, ce qui nous amène à agir comme on le fait au cours de sa vie.

Je dirais même : ce qui fait que l'on est soi et personne d'autre ; ce qui nous distingue de tous les autres humains ; ce qui nous fait dire, lorsque celles des autres sont tordues, qu'ils ou qu'elles ne sont pas "intelligent(e)s", "logiques" ou qui leur manquent quelques cartes dans leur jeu.

Personnellement, je dis que lorsqu'on met en doute les croyances de quelqu'un, ce n'est pas un aspect de ses pensées, mais sa personnalité tout entière. Ce qui rend toutes communications, discussions, débats... très difficiles. 

Oh, je ne parle pas de couleurs, de façons de marcher, de savoir si l'on peut aller nager après avoir mangé, si les frites de X sont meilleures que celles d'Y, de ces choix plus ou moins importants. - Encore faut-il être prudent quand certains de ces choix deviennent, pour diverses raison, fondamentaux pour les uns et banals pour les autres : manger ou non du porc, remercier Dieu pour ses bienfaits avant chaque repas, dire merci et saluer les gens qu'on rencontre dans son quartier. - Y'a des guerres qui ont eu pour objets des choses plus terre-à-terre que celles-là.

Ce qui n'explique pas qu'on me croit anti-quoi-que-ce-soit si j'ose demander ce que certains veulent dire quand ils se disent quoi-que-ce-soit.

J'ai compris il y a longtemps qu'il n'y avait qu'une seule réponse à la question "Croyez-vous en Dieu ?" et je vous la refile :

 "Je ne sais pas. [une pause]... - Qu'est-ce que vous entendez par 'Dieu' ?".

Et de là, l'on feint de trouver leur définition captivante.

Bien faire et laisser braire, disait...

Never mind ! (Le surprenant - non pas celui d'Yvon Lapaquellerie, mais celui de Germaine Guèvremont)

P.-S. : Comment ? Vous ne savez pas qui fut Jean Coutu ? (Pas le pharmacien : l'autre!)

***

 Le monde, la littérature, la poésie et moi

«Mon monde est le seul et unique qui existe.   
  Et je tiens à le décrire tel que je l'ai trouvé.
»

- Ludwig Wittgenstein 

Je ne sais pas combien de fois j'ai dit, écrit, répété que je n'écrivais pas pour être publié, que j'écrivais pour mettre de l'ordre dans mes idées d'où mes incessantes recherches dans les dictionnaires (je viens d'en parler). Mettre de l'ordre dans mes idées, oui, mais certainement pas à la façon de Boileau qui disait (je cite de mémoire) : "Ce qui se conçoit bien s'exprime clairement / Et les mots pour le dire viennent aisément" car il m'a toujours semblé que le contraire était plus près de la vérité :  ce que j'écris ou écrivais m'aidait à clarifier mes pensées. Sauf que je pense de plus en plus à la Wittgenstein : que seules les pensées pouvant être exprimées (par écrit) peuvent avoir un certain sens, les autres étant sans importance. D'où, sans doute, mon penchant vers la poésie qui décrit dans une langue ce qui ne peut pas être exprimé dans une autre qui est logiquement et grammaticalement correcte.

Le problème avec cette façon d'écrire, c'est-à-dire penser une plume à la main, c'est qu'il faut toute une vie pour apprendre à s'exprimer convenablement ; à écrire des mots et des phrases qui sont en parfaite adéquation avec ce que l'on pense ; en supposant que ce qu'on dit un jour sera à peu près ce que l'on pensera le lendemain. D'où la question qu'on doit se poser en vieillissant : "Ai-je passé ma vie à ne pas penser ou ai-je été convaincu jusqu'à présent que je savais écrire ?"

Ce sont des choses que je note en écoutant de plus en plus ce que les autres, surtout les plus jeunes, me disent. Surtout après m'avoir lu.

Tenez :

Je disais il n'y a pas longtemps qu'on m'avait reproché d'être un athée. La moindre des remarques qu'on m'a faites de manière désobligeante depuis quelques années. Parce que, au fil des ans, je m'en souviens on m'a, par exemples - attendez que je me rappelle... -, dit que j'étais misogyne, sans empathie, peu charitable, vexant, hautain, dédaigneux, catégorique etc... (j'en ajouterai tout à l'heure) et surtout que je n'écoutais pas, la preuve étant que j'interrompais continuellement tout le monde. 

Ce dernier compliment est le seul contre lequel je me suis régulièrement opposé, les autres faisant manifestement référence à ma personnalité sociale : je regrette, mais je n'ai jamais interrompu quelqu'un qui s'exprimait clairement ; souvent cependant pour demander au milieu d'une phrase la signification, la source, le sens qu'on donnait à un  mot ou un énoncé qui me semblait obscure, car c'est un fait incontestable : la grande majorité des gens croient qu'ils sont des modèles de clarté quand ils s'expriment. - Ajouter à cela qu'ils disent à peu près n'importe quoi. 

En énonçant ce truisme, je ne ne veux pas insinuer que, contrairement à tout le monde, je m'exprime correctement, que, à la Boileau, je conçois tout clairement et les mots pour parler me viennent aisément. - Surtout en anglais, cette langue que j'ai apprise en lisant et qui, non seulement, étant donné mon âge, est devenu désuète... (Qui, de nos jours dit "I dreamt" au lieu de "I dreamed", utilise des contractions comme "shan't, musn't, mightn't, oughtn't ...", i.e. : "I may call you John, mightn't, I ?"

(J'ai fait rire toute une flopée d'anglophones l'autre jour en disant [de quelqu'un] qu'il était "as dumb as two short planks..." que, couramment, j'ai entendu quand j'étais jeune et que j'ai ré-entendu récemment de la bouche d'un intervenant sur la dégradatiuon de la langue anglaise [sic].)

J'ajouterai même que je suis d'autant plus difficile à comprendre parce que je cherche continuellement mes mots, que ma pensé est rarement claire et que j'ai tendance à utiliser des figures de style (j'ai un eu professeur qui m'en a enseignées pendant deux ans) ou des métaphores qui déroutent tout le monde. 

Pitié, s.v.p., pour quelqu'un qui ne sait ni penser, ni écrire, ni parler correctement. On m'a éduqué pour un monde qui n'existe plus comme le personnage central du roman de Amor Towles, Un gentleman a Moscou (Le livre de poche - 2020) dont je reparlerai quand j'aurai fini de le lire.

***

Oui, mais Dieu dans tout ça ? 

Quand on aura fini par admettre que la religion est une affaire de croyance et non pas une méthode de penser, on pourra en discuter.

Idem en ce qui a trait à la science.

N'existe, pour fin de discussion qu'une seule méthode : la philosophie.

Car :

La philosophie n'est ni une science, ni une croyance, ni une manière de vivre, c'est une activité.

Copernique

 

   Copernique Marshall 


Éduquer ses enfants

Je ne suis pas amateur de poésie comme Simon. Il m'arrive parfois d'en lire, mais c'est plutôt rare. Elyanne en lit plus souvent que moi et, parfois, elle me mentionne un vers oy deux d'un poème qu'elle vient de lire ou encore attire mon attention sur un poème tout entier. Et c'est un ceux-là que j'ai lu récemment et que j'aurais bien aimé qu'on cite dans cette édition du Castor™, mais la place était déjà prise. Madame Malhasti m'a promis qu'il sera là le mois prochain. «Pas dans la version remaniée par Ferrat, m'a-t-elle dit. Dans sa version originale, telle que rédigé par Aragon.» - Je ne le connaissais pas. Elle me l'a refilée et je l'ai trouvée encore plus étouffant que celui que j'avais lu.

Ce poème, c'est "Épilogue" d'Aragon que l'on peut retrouver dans le deuxième volumes de ses Poésies complètes parues dans La pléiade (235 $ !) qui se trouvent, heureusement, dans la bibliothèque de l'UdeNap.

S'il a pour thème l'éducation de ses enfants ? Pas directement, non, mais il m'y a fait penser. Plus précisément à celle de mes enfants. Est-ce que je les ai bien éduqués ? Ma réponse est je ne sais pas. Tout ce que je peux constater, c'est qu'ils sont devenus adultes, si on peut considérer que mon plus jeune, Mycroft, qui, en principe doit entrer à l'Université le mois prochain est à l'aube de son adulthood (car il vient d'avoir vingt ans) et que mon plus vieux, Albert, a eu 31 ans le mois dernier.

J'ai un petit-fils cependant, Adrien, qui aura six ans bientôt. C'est le fils de mon unique fille, Marie, qui célébrera son 29e anniversaire en janvier.

Une pause :

Je lisais récemment que la moitié des connaissances scientifiques qui font la gloire de l'humanité d'aujourd'hui datent de moins de deux ans. C'est fort possible avec les images qui nous sont parvenus grâce à tous ces appareils qui nous avons lancés dans l'espace, les télescopes qui sont présentement en orbite autour de la terre, le grand collisionneur de hadrons entre la France et la Suisse, les super-ordinateurs de ces dernières années, etc.

Je n'ai pas de besoin de remonter beaucoup dans le temps pour donner des exemples de ce qui s'est produit depuis ma naissance, de celle de mon père et celle de son grand-père. Quand j'étais jeune, les téléphones qui nous permettent aujourd'hui de communiquer (avec images de ses interlocuteurs) à un prix dérisoire avec ses proches ou amis dans le monde entier n'existaient pas, ni l'Internet, ni les jeux Vidéos. Mon père a connu une jeunesse sans télévision. Son père fut un des premiers à utiliser l'aviation commerciale. Quant à son père, il a connu les premiers appareils de radio...

Ce sont là des produits que tous les jeunes connaissent aujourd'hui.

J'ai écoutais il n'y a pas très longtemps la conférence qu'a donné Noam Chomsky  il y a sept ans. Cette conférence avait pour titre : «How to Survive the 21st Century» ("Comment survivre au 21e siècle" dans le sens de "Comment peut-on passer à travers [les problèmes] qui nous attendent au 21e siècle").

Cette conférence débutait par une comparaison entre ce qui s'est passé il y a X millions d'années lorsqu'un astéroïde s'est écrasé sur la terre supprimant à peu près tous les reptiliens (dinosaures, etc.) de l'époque, ouvrant la porte aux mammifères que nous sommes aujourd'hui, mammifères qui ont en main de quoi s'auto-détruire (réchauffement de la planète, armement atomique, terrorisme, etc.) et laisser place à divers insectes et bactéries...

En bref

Elle m'a fait penser à notre système d'éducation et comment peut-on raisonnablement penser à préparer la génération qui nous suit en leur enseignant à peu près ce que nous avons appris qui, de toutes évidences, ne nous a pas servi beaucoup.

J'y reviendrai sous peu.

Copernique

   Jeff Bollinger


Zipf

Le mot le plus utilisé en anglais est le mot... "the".

Ça peut sembler curieux qu'un mot aussi simple soit celui le plus dit, prononcé, écrit dans une langue aussi complexe que l'anglais, mais c'est la conclusion que de nombreux recherchistes sont arrivé après avoir analysé des centaines de milliers de textes en provenance de livres de bibliothèques universitaires, publiques ou privées, de communiqués officiels ou non, de sites Internet, etc.

Ils ont également noté que ce "the" constituait 6% de tous les mots qu'ils ont trouvés.

Leurs analyses a permis de découvrir les VINGT mots les plus utilisés en Anglais.

Ce sont, dans l'ordre :

      the, of, and, to, a, in, is, I, that, it, for you, was, with on, as have, but, be, they

Dans un texte de 1,000 mots par exemple, on a trouvé, en outre, que le mot "the" avait été utilisé 60 fois comparativement au mot "of" (le suivant), 30 fois et le mot "and", 15 fois, et le mot "to" 7,5 fois et ainsi de suite :

Que si le mot "the" avait été utilisé 60 fois, le mot "the" n'avait été utilisé que 50% de ce 60 : 30 fois ou 1/2 ;  le troisième le tiers (1/3) : 20 ; le quatrième (1/4) : 15 ; le cinquième (1/5) ; etc. jusqu'au vingtième (1/20).

Vous voyez le rapport : un mot est utilisé autant de fois que le chiffre 1 sur son rang.

Le plus curieux dans cette affaire est que la même loi s'applique à... toutes les langues connues et même celles qu'on a pas encore déchiffrées ou décodées...

(En français, les vingt mots les plus utilisés sont, soit dit en passant : "de, la, le, et, les, des, en, un, du, une, que, est, pour, qui, dans, a, par, plus, pas, au, sur". - Faites vos propres calcuyls.)

Ça fait partie d'un loi qu'on dit de Zipf qui contient d'autres étonnantes statistiques et que je suis en train d'analyser. Je vous reviendrai avec plus de détails sous peu.

Jeff


  George Gauvin


EN VACANCES !

   Fawzi Malhasti


Page choisie

Prière

Ah ! Si vous saviez comme on pleure
De vivre seul et sans foyers,
Quelquefois devant ma demeure
Vous passeriez.

Si vous saviez ce que fait naître
Dans l'âme triste un pur regard,
Vous regarderiez ma fenêtre
Comme au hasard.

Si vous saviez quel baume apporte
Au cœur la présence d'un cœur,
Vous vous assoiriez sous ma porte
Comme une sœur.

Si vous saviez que je vous aime,
Surtout si vous saviez comment,
Vous entreriez peut-être même
Tout simplement.

Sully Prud'homme
(1839-1907)
Les vaines tendresses (1875)

*

Mis en musique par Charles Gounod et chanté par Bruno Laplante (*) :

Prière 

(*) Fleurons de la musique française - Au piano : Janine Lachance - Trois 33t - Calliope, 1976.

Fawzi

   Paul Dubé


Agustin Barrios

Si je vous dis "guitaristes" et que j'ajoute "acoustiques" ou "classiques", vous allez sans doute penser à Andrès Segovia, Julian Bream, Pepe Romero, Liona Boyd, Narciso Yepes, Paco de Lucia et même Manitas de Plata...

J'en ai deux autres à vous proposer :

Ceux d'Agustin Barrios et de Berta Rojas, cette dernière étant surtout connue pour jouer des pièces composées par le premier.

Vous pourrez l'entendre dans ce qu'elle dit être des concerts-maisons qu'elle diffuse sur Youtube comme, par exemple, à l'adresse qui suit :

https://www.youtube.com/watch?v=oEI6uqqhgck

Quant à Agustin Barrios, il a cette particularité de n'être né ni en Espagne, ni en en Argentine, ni au Brésil ou dans ces pays où la guitare semble faire partie de l'âme de leurs habitants, ni dans ces autres où l'on forme des musiciens dits classiques.

Il est en effet né au Paraguay, en 1885, et est décédé dans la République du Salvador en 1944, non sans avoir parcouru notamment l'Amérique du Sud (et malheureusement) l'Europe (l'Espagne, peu avant la révolution), la France et l'Allemagne (peu avant la Deuxième Grande Guerre) et tenté sa chance au Mexique et aux États-Unis où il n'a jamais pu obtenir les visas nécessaires, etc.

Sa vie, vous pourrez la lire en consultant la page que Wikipédia lui a consacrée :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Agustín_Barrios_Mangoré

Suffit d'ajouter qu'il fut un des plus prolifiques compositeurs de musique pour guitare.

S'il existe des enregistrements de lui ? Oui, mais nous n'en avons trouvé aucun qui lui rende justice.

En voici un, joué par Jose Cabrera - (sur un instrument d'Hermann Hauser)  - datant de  1928.

Son titre : Caazapa. Du nom d'un toute petite ville paraguayenne.

Caazapa 

paul

L'extrait du mois


Qu'est-ce que la poésie ?
Pablo Neruda
(Fin des années soixante)

«Vous me demandez ce qu'il adviendra de la poésie en l'an 2000. C'est une question patibulaire qui, si elle surgissait à ma rencontre dans une ruelle obscure, me causerait une frayeur de tous les diables.

«Car enfin, que sais-je de l'an 2000 ? Et surtout, que sais-je de la poésie ?

«Une seule certitude : on ne célébrera pas ses obsèques au cours du prochain siècle.

«Chaque époque a affirmé que la poésie était morte, mais la poésie a continué à créer et à s'irradier, elle nous a prouvé sa vitalité, elle ressuscite avec une grande intensité, bref elle semble éternelle. On l'avait crue éteinte avec Dante. Pourtant, peu après, Jorge Manrique lançait une étincelle, une sorte de spoutnik qui a maintenu son scintillement dans les ténèbres. Vint Victor Hugo qui parut tout raser, ne rien laisser aux autres. Alors, en impeccable tenue de dandy, apparut Charles Baudelaire, suivi du jeune Arthur Rimbaud, vêtu, lui, en vagabond, et la poésie reprit son essor. Après Walt Whitman, quel espoir ! toutes les feuilles d'herbe étaient plantées, on ne pouvait plus se permettre de marcher sur le gazon. C'est alors que surgit Maïakovski et la poésie se mit à ressembler à une chambre des machines : coups de sifflets, détonations, soupirs et sanglots, rumeur de train et de voitures blindées. Et la marche continue.

«Il est évident que les ennemis de la poésie ont toujours prétendu l'éborgner à coups de pierre ou lui rompre la nuque à coups de bâton. Ils l'ont fait de diverses manières, soit à titre individuel comme des maréchaux ennemis de la lumière, soit alignés en régiments de bureaucrates qui ont marché au pas de l'oie sur les poètes. Ils ont obtenu le désespoir de quelques-uns, la déception de certains autres, les tristes rétractations d'une infime minorité. Mais la poésie a continué à jaillir comme une source ou à suppurer comme une blessure, à construire à tour de bras ou à chanter dans le désert, à se dresser comme un arbre ou à déborder comme un fleuve, à s'étoiler comme la nuit sur les plateaux de Bolivie.

«La poésie a accompagné les mourants, elle a étanché les douleurs, elle a conduit aux victoires, elle a escorté les solitaires, elle a été brûlante comme le feu, légère et fraîche comme la neige, elle a eu des mains, des doigts et des poings, des bourgeons comme le printemps, des yeux comme la ville de Grenade, elle a été plus rapide que les projectiles téléguidés, plus résistante que les citadelles : elle a planté ses racines dans le coeur de l'homme.

«On peut douter qu'au début de l'an 2000 les poètes prendront la tête d'un soulèvement mondial destiné à répartir la poésie. Cette répartition sera la conséquence du progrès humain, du développement et de l'accession des peuples au livre et à la culture. Il est peu probable aussi que les poètes parviendront à légiférer ou à gouverner, encore que certains le fassent déjà, les uns très mal et d'autres un peu mieux. Pourtant ce seront toujours de bons conseillers, aussi n'oublions jamais de leur prêter l'oreille. Très souvent les gouvernements ont des contacts publics avec leurs peuples. La poésie, elle, a un contact secret avec les souffrances de l'homme. Il faut écouter les poètes. C'est une des leçons de l'histoire.

«Il est permis de croire qu'en l'an 2000 le poète le plus nouveau, le plus à la mode en tous lieux, sera un Grec que personne ne lit aujourd'hui et qui portait le nom d'Homère.

«Comme je partage cette opinion, je vais me mettre à le relire. Je vais chercher son influence, douce et héroïque, ses malédictions et ses prophéties, sa mythologie marmoréenne et ses tâtonnements.

«Dans ma préparation au nouveau siècle, je m'efforcerai d'écrire tel qu'il écrivait. Je m'accommoderai sans doute assez bien d'un style aussi fabuleux, tellement imprégné de mer illustre.

«Puis je descendrai dans les rues et je brandirai quelques drapeaux d'Ulysse, roi d'Ithaque. Et comme les Grecs seront sortis de leurs prisons, ils se joindront à moi pour donner ton et style au XXIe siècle.»

(Pablo Neruda - Réponse à une enquête in Né pour naître (Para nacer he nacido) - Traduit de l'espagnol par Claude Couffon - Gallimard - 1980.)

Lectures


Les textes qui suivent - et les précédents - ne doivent pas être considérés comme de véritables critiques au sens de «jugements basés sur les mérites, défauts, qualités et imperfections» des livres, revues ou adaptations cinématographiques qui y sont mentionnés. Ils se veulent surtout être de commentaires, souvent sans rapport direct avec les oeuvres au sujet desquelles les chroniqueurs qui les signent désirent donner leurs opinions, opinions que n'endosse pas nécessairement la direction du Castor™ ni celle de l'Université de Napierville.

René Char - Addendum

Suite à mes propos du mois dernier sur celui dont je n'ai pas besoin de répéter le nom, j'ai reçu un message de Monsieur Raymond C. de Montréal (Rosemont-La Petite-Patrie) me reprochant de non pas avoir été injuste envers le poète qui, à un moment donné, fut considéré comme le plus important du XXe siècle, mais d'insister sur les funérailles qu'il ne mériterait peut-être pas. «Le temps se chargera bien de le mettre à sa juste place dans la fosse commune de l'histoire littéraire...» m'écrivait-il. - Plus précisément, Monsieur Raymond me disait que j'étais peut-être prématuré à vouloir planter les clous dans son éventuel cercueil...

D'autres m'ont écrit ou dit qu'ils n'étaient en désaccord avec ma position, mais que je devrais concentrer mes [louables] efforts à vanter les mérites de ceux que je considérais de vrais poètes.

C'est que je ne sais pas qui traversera le temps qui nous sépare de celui où il nous sera facile de discerner ceux qui nous éblouissent temporairement de ceux qui nous aurons laissé des oeuvres durables et à côté de qui nous seront passé sans même les apercevoir. - Nous savons aujourd'hui qui, de Musset, de Vigny, de Lamartine ou de Hugo avaient ou ont eu une certaine importance par rapport à d'autres très connus et trop nombreux pour être nommés et dont l'oeuvre est tombé dans l'oubli. Et c'est de ce point de vue que je place quand je me mets à juger si tel ou tel critique a raison d'encenser (parfois ils se mettent à plusieurs) un écrivain pour qui l'unanimité est souvent une attitude dont on devrait se méfier.

J'ai cité Rousseaux dans mon propos sur René Char. J'aurais pu en citer beaucoup d'autres de la même époque qui, à rebours ou, avec un certain bon sens rétrospectif  ("hindsight" en anglais), nous lisons, cinquante, soixante ans plus tard, avec je ne dirais pas un certain sourire, mais en me posant des questions. - Parmi les admirateurs de René Char, j'aurais pu tout aussi bien nommer Yves Bernier, celui a préfacé son "Fureur et mystère" en 1967 (Édition Gallimard). De lui, je n'aurai eu qu'à citer les prix qu'il a mérités :

  • 1962 : Prix Femina pour Le Sud
  • 1987 : Prix Prince-Pierre-de-Monaco dans la catégorie Prix littéraire
  • 1990 : Prix de la langue française
  • 1994 : Prix Médicis pour le Immobile dans le courant du fleuve
  • 2003 : Prix Renaudot de l'essai pour le Dictionnaire amoureux de l'Amérique

Sa préface non seulement abonde dans le même sens que Rousseaux, mais elle se veut être une imitation de Char sous la forme de longs paragraphes qu'il faut relire trois fois pour découvrir qu'ils ne nous apprennent rien.

Une autre raison pour ne pas lire les auteurs à la mode ou les gros vendeurs :

C'est un peu comme à la Loto : à dix-mille contre un (ou serait-ce à plusieurs dizaines de milliers contre un ? - Jeff devrait nous renseigner là-dessus.), l'argent qu'on économisera en n'achetant pas de billets sera toujours supérieure à celle qu'on pourrait gagner. 

Simon

***

La symphonie du hasard
(The Great Wide Open)
Douglas Kennedy
Traduit de l'anglais par Chloé Royer
Trois volunes - Belfond, Pocket - 2017

«Pas de doute, cet homme-là sait raconter des histoires..
Pascale Frey, responsable du prix des lectrices - ELLE.    

Toujours la même chose, n'est-ce pas ? - Pourquoi lit-on ?

Pour en apprendre plus sur nous-même ou nous divertir ? Si c'est pour se divertir, je n'ai qu'une question à poser : quel est l'intérêt de consacrer des heures et des heures à tourner les 1 235 pages d'une trilogie qui se termine par les mots "À suivre..." et qui raconte l'histoire - banale, diront de nombreux lecteurs - d'une jeune fille issue d'une famille - disons le mot - dysfonctionelle dont il existe sans doute des millions dans le monde ; et de ces jeunes filles, et de ces familles ? - Un film d'une heure trente demande moins d'effort et ses effets serront tout aussi satisfaisants.

(J'entends par banale : aussi peu exceptionnelle que ces séries télévisées qu'on nous présente à la télévision depuis des années et qui font suite aux romans-savon [soap opera] qu'on a diffusés à la radio des années trente et quarante.)

Voici, en résumé, le contenu de cette trilogie, tel qu'on peut le lire à l'endos de ses couverture :

«"Toutes les familles sont des sociétés secrètes." - En lisant ces mots, Alice reste frappée parleur justesse. Les secrets, les non-dits, elle connaît. Chez les Burns, on en a fait une spécialité. La dernière en date ? Cette révélation que son trader de frère, Adam, vient de lui faire depuis le parloir de sa prison... Et qui la ramène une quinzaine d'années en arrière. C'était l'Amérique des années 70, celle des droits civiques et des campus en ébullition. Un vent de liberté attisait les désirs et Alice rêvait d'évasion. C'était l'heure des choix. Les premières notes d'une symphonie à venir...

«1975. Pour échapper à sa famille toxique, la jeune Américaine Alice Burns est partie étudier à Dublin. En ce début d'hiver, le climat outre-Atlantique n'y est pas plus joyeux. Pourtant, entre la rénovation de son appartement et les soirées passées à la chaleur des pubs, Alice se fait peu à peu des amis, et trouve à tâtons sa voie. Quand le hasard place sur son chemin le lumineux Ciaran, sa balade irlandaise prend des allures de Symphonie du Nouveau Monde. C'est alors que ressurgit une vieille connaissance et, avec elle, un passé qu'Alice aurait préféré oublier à jamais...

«De retour à New York après une tragique parenthèse irlandaise, la jeune étudiante américaine Alice Burns est une femme brisée. En rupture avec sa famille, elle tente de se reconstruire, de retrouver goût à la vie... Dans cette Amérique qu'elle ne reconnaît plus, la tâche ne sera pas aisée. Ce sont les années Reagan, les années sida. Celles de l'argent facile, de la consommation comme idole, et d'une concurrence acharnée de tous contre tous - jusque chez les siens... Hasard ou destin ?»

Nul doute, l'auteur, comme dit Pascale Frey (citée ci-dessus) "sait raconter des histoires", mais il faudrait aussi ajouter : "... et en inventer". Sauf que, si on exclut les descriptions sans fin pour mettre le lecteur dans diverses atmosphères, les apartés pseudo-historiques,  pseudo-psychologique, ou philosophiques et les sous-intrigues sans intérêt, le tout pourrait être réduit en deux, trois cents pages desquelles on trouverait, avec les pauses et les pubs, matière à faire trois ou quatre saisons de dix, douze émissions de télé vite oubliées.

Je me pose, par rapport à ce genre de livres deux questions :

- Pourquoi finissent-ils toujours par disparaître plus ou moins rapidement et inévitablement des rayons des librairies ?

- Qu'est-il arrivé aux deux fresques définitives dans le même genre que furent Jean-Christophe de Romain Rolland  (10 volumes publiés entre 1904 et 1912) et Les hommes de bonne volonté de Jules Romain (27 volumes - 1932-1946) ?

(Les deux furent des amateurs comparés à Madeline et Georges de Scudéry qui publièrent entre 1649 et 1653 Artamène ou le Grand Cyrus, un roman de 13 095 pages. Mais on peut apprécier l'effort.)

J'en ai une autre également, mais pour cette trilogie en particulier :

- Cinq critiques sont cités à l'endos de son édition française. Or toutes ces critiques sont des femmes : du Parisien, d'ELLE, de Femme actuelle, de Madame Figaro et de Télérama. Est-ce qu'on peut m'expliquer pourquoi ?

                             

Est-ce que j'ai lu ces trois volumes ? Of course not !

À l'âge où je suis rendu, si ma santé n'évolue pas trop rapidement vers une inévitable sénélité, j'estime qu'il ne me reste, au gros max, qu'une dizaine d'années au cours desquelles je pourrai encore lire et je m'en retourne immédiatement aux tragédies grecques.

Simon

***

L'aventure des langues en occident
Henriette Walter
Robert Laffont, 1994

Un livre qui ne se lit pas, mais qui se consulte :

J'y reviendrai.

Copernique

   

Il y a vingt-cinq ans 


Voici ce que Carl Sagan disait de notre monde il y a vingt-cinq ans :

«J'ai le pressentiment que les États-Unis que nous allons laisser à nos enfants ou nos  petits-enfants sera un pays à la remorque d'une économie basée uniquement sur le service et l'information ; que presque toute son industrie manufacturière se sera envolée vers d'autres pays ; que d'impressionnants pouvoirs technologiques seront entre les mains d'un très petit nombre, et que ceux qui se diront être les représentants de l'intérêt public ne pourront même pas en décrire les enjeux ; que la population aura perdu la capacité de développer ses propres programmes ou de remettre en question ceux des personnes qui détiendront le pouvoir ; qu'autour de boules de cristal, ses habitants consulteront nerveusement leurs horoscopes, faute d'avoir développé leurs facultés critiques, incapables de distinguer le vrai du faux replongeant peu à peu, presque sans s'en rendre compte, dans ce qui sera la superstition et les ténèbres des temps modernes.

«L'abrutissement de l'Amérique est de plus en plus évidente dans la lente dégradation du contenu des bulletins de nouvelles diffusés par les médias d'information, devenus par ailleurs extrêmement influents, avec ses extraits d'information de 30 secondes (et même de dix ou moins) et dont le fond vise le plus petit dénominateur commun avec ses newsflash basés sur une pseudoscience ou des opinions toutes faites, mais surtout axés vers une sorte de célébration de l'ignorance.» 

The Demon-Hauted World - Science as a Candle in the Dark 
- Random House 1995, Page 25 & 26

("I have a foreboding of an America in my children's or grandchiIdrers 'time -- when the United States is a service and information economy ; when nearly all the manufacturing industries have slipped away to other countries ; when awesome technological powers are in the hands of a very few, and no one representing the public interest can even grasp the issues ; when the people have lost the ability to set their own agendas or knowledgeably question those in authority ; when, clutching our crystals and nervously consulting our horoscopes, cour critical faculties in decline, unable to distinguish between what feels good and what's true, we slide, almost without noticing, back into superstition and darkness. 

The dumbing down of America is most evident in the slow decay of substantive content in the enormously influential media, the 30 second sound bites (now down to 10 seconds or less), lowest common denominator programming, credulous presentations on pseudoscience and superstition, but especially a kind of celebration of ignorance."
)

Le courrier


Mme. Constance Salinger née McDonell - Little Rock, Arkansas

  - La politesse dans ce cas-là consiste à ne pas faire attention à ceux qui s'efforcent de cacher leur ignorance et de ce fait, la rend plus flagrante.

M. Philippe Beaudoin - St-Jean-Chrysostome (Lévis), Québec

  - L'expression utilisée était : "Modernistic chaise-longue". 1 099,99 $ ou l'équivalent chez Mayfair, à Londres.

M. Laurent Lacaille - Toronto, Ontario

  - On n'est jeune qu'une seule fois. Deux si l'on vit assez longtemps.

M. Léon Bourassa - Sherbrooke, Québec

  - Whilom, whilst et hiterto (mais également gushen).
 Mme Églantine Lesieur - Trois-Rivières, Québec
  - Irwin Edman disait qu'elle était nerveuse, classique et concise.

Mrs. Lilly Price - Hundleby (Sussex), UK

  - Palatiale, mais inhabitable (page 76).

Dédicace


Cette édition du Castor est dédiée à :

Thomas Paine
(1737-1809)

Qui est Thomas Paine ? Probablement le plus important personnage de la Révolution américaine. Le seul qui n'a pas de monument à Washington.

Ses livres devraient faire partie de ce que tous les programmes d'histoire au même titre que le discours prononcé par Lincoln à Gettysburgh en 1863.

Pages recommandées


 Toulouse-Lautrec : L'oeuvre lithographique complète  
370 photos des lithogravures de Toulouse-Lautrec     

Schubert
un essai de Paul Dubé
94 extraits sonores, 45 photos, 5 vidéos, 7 annexes, de nombreux liens...

Le mot de la fin


«La vertu, c'est un capital.

On l'a dit et je le répète.

Mais je connais des femmes, et pas mal, qui non seulement ont tout perdu, intérêt et capital, mais qui sont absolument criblées de dettes

(La boulangère a des écus - Opérette de Jacques Offenbach
  Livret d'Henri Meilhac et Ludov Halévy - 1875) 

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***

Et sur rendez-vous seulement :

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Téléphone : 88-06 - Sonner deux coups.

 

  
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London, NW1 6XE

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Notes et autres avis :


Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

Nous rappelons à notre aimable clientèle que :

1 - L'édition régulière du Castor™ paraît le 1er lundi de chaque mois.

2 - L'édition corrigée du Castor™, destinée au marché américain, paraît le 1er jeudi de chaque mois.

3 - De mini-éditions peuvent paraître le 2e ou 3 lundi de chaque mois.

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