Vol. XXXII,  n°10 - v. 3.0 Le seul hebdomadaire de la région publié une fois par mois Le lundi 6 juin 2022
 
Trosième édition (finale ?)

Juin

 

07h00 - 12h00 - 17h00
https://www.radiocirculation.net/


Votre première visite sur le site de l'Université de Napierville ?

Lisez cette page : Un monde à découvrir

Ce numéro :

François Caradec - William Faulkner - Aristide Bruant - Léo Ferré - Patrice Desbiens - Rémi Tremblay - Marcel Proust - Des statistiques - Les vélocipèdes - Des coups de coeur et... le réchauffement de la planète, la guerre en Ukraine, les attentats meurtriers, le rap, les pandémies, le prix de l'essence à la pompe et autres calamités.

Sans compter la CAQ et un conseil à propos des gérondifs.

*

À noter (cette édtition) :

Un INDEX de tous nos numéros, de Janvier 2018 à Janvier 2022 est maintenant disponible. - Cliquez sur ce LIEN.

Un mot de MAUD TESSIER faisant le point sur la révision de ce site.

Bonne lecture !

Chroniques  

Les chroniques précédentes de nos correspondants pourront être
à nouveau consultées quand elles auront été révisées et reclassées.

   Maud Tessier 


 Où en sommes-nous dans la révision de ce site ?

La grande caractéristique de ce site réside dans ses liens. Dune page à une autre, d'un groupe de pages à un autre groupe. Or, ces liens ont été bouleversés, sans qu'on s'en aperçoive immédiatement, par l'élimination quasi annuelle des numéros du Castor™ lorsqu'il fut décidé de reléguer aux archives ceux ayant plus de quatre ans d'âge. Cette opération - particulièrement celle de l'an 2016 ou plus de 240 éditions électroniques ont été supprimés - a entraîné plusieurs centaines de ruptures entre les pages auxquelles ces numéros étaient reliées et vice versa. - Le nombre exact de ces ruptures a été récemment estimé à plus de 900 qui par un effet de boules de neige en a entraîné entre quatre et cinq mille sur un total actuel de plus de 32,000 (sans compter 2,900 liens externes non encore tous vérifiés ni les photos ou les enregistrements sonores qui se sont retrouvés orphelins). - Ajouter à cela six formats de pages et les inévitables erreurs découlant de différents facteurs (datation, noms, mots utilisés pour les recherches, fautes de frappe - nous sommes légendaires dans ce domaine -, etc.) et vous aurez une idée de ce que peut représenter la mise-à-jour d'un tel site, une idée dont nous ne connaissions pas l'ampleur lorsque nous nous sommes mis à la tâche.

Mais c'est à cet affligeant travail (comme dit Monsieur Popp) que nous (je ne suis pas la seule) nous retournons, jours après jours,  depuis des semaines en désirant, car ce site soit toujours vivant - et comment ! - que les nouvelles pages qui s'y ajoutent soient conformes au deux modèles que nous nous avons adoptés.

Et nous en sommes où ?

À moins de 600 pages non encore répertoriées sur un total de plus de 3,000 dont certaines remontent au tout début (il y a vingt ans)  mais à 65.9% de notre objectif : 907,004 kilo-octets sur un total de 1,375,323.

Dans les pages n'ayant pas de catégories spécifiques (classées de 01 à 13), 711 sont maintenant reliées directement ou indirectement à la page principale. Il en est de même pour 203 biographies.

En ce moment, nous travaillions sur les chroniques publiées dans le Castor™ et aux chronologies de même qu'àa la généalogie des Marshall. Nous passerons ensuite au théâtre, au cinéma, aux extraits d'oeuvres publiées ailleurs (poésie, contes, enregistrements etc.) et critiques.

Date de la fin de ces travaux ? Inconnu car nous roulons de surprises en surprises àa tous les jours.

Maud

   Copernique Marshall 


Mes coups de coeur

Comme je disais le mois dernier, dans le cadre du travail que la direction de l'Université de Napierville lui a confié, celui de restaurer son site  (non pas le sien mais celui de l'Université), Maud Tessier m'a demandé de réviser les pages que j'ai écrites il y aura bientôt dix ans, sous le thème de My Ten Best (Mes dix [meilleurs] choix) et ce, dans divers domaines : la musique, la littérature, la peinture, etc. - Et puis, si possible, de les traduire.

(Pour de plus amples détails sur le travail de Madame Maud, vois sa chronique de cette semaine.)

Les traduire m'a semblé être la solution la plus intelligente compte tenu qu'il me faudrait de toutes façons reformater, avec son aide, chaque page, mais voilà qu'en relisant le tout, je me suis demandé quelle mouche m'avait piqué le jour où j'ai pensé que je pourrais effrontément avancer que tels films, tels auteurs, tels compositeurs m'apparaissaient comme étant supérieurs à tous les autres dans ma petite tête alors que, comme tout le monde, deux semaines après en avoir rédigé un classement, j'allais changer d'idée. - Alors imaginez-vous neuf, dix ans plus tard...

Mais le jeu, parce que c'est ni plus, ni moins qu'un jeu, m'a paru en vouloir la peine. Et c'est ainsi que :

  • UN - Les pages que j'ai écrites à l'époque ont été reformatées et remises en circulation avec des modifications mineures et des notes appropriées (pour les rendre moins spartiates) et à ces pages, j'ai écrit une petite introduction. - Dans la langue de Shakespeare, comme il se devait.

  • DEUX - Je me suis mis à en écrire d'autres - en français cette fois-là - selon les mêmes critères, mais plus à jour. Le tout précédé d'une autre introduction.

Vous trouverez ainsi, aujourd'hui, en cliquant sur les liens appropriés :

Une introduction aux pages originelles (avec liens vers ces pages)

Une deuxième introduction (à suivre d'ici peu) aux pages que je suis en train de rédiger, un travail qui, compte tenu, des recherches que j'aurai à faire, prendra le temps, comme la coutume le veut, nécessaire pour que ça en vaille la peine.

Qu'est-ce qu'on dit ? Bonne lecture ? 

Copernique

    Simon Popp  

Le réchauffement de la planète, la guerre en Ukraine, les attentats meurtriers, le rap, les pandémies, le prix de l'essence à la pompe et autres calamités

2050 ? Il me semble que c'est que j'ai déjà lu. - Anyway, en l'an 2050 où à peu près, la température moyenne de la terre aura atteint le 1,5 degré de hausse qu'on nous a promis pour l'an 2100.

Oh, ne m'envoyez pas, s'il vous plaît, que ce sera en 2060, que ce sera 1,3 degré ou 3 ou 9, que tout cela est une variante de ce qui s'est déjà passé ou qui doit se passer dans l'histoire de la terre qui en a connu des pires au cours des 4,5 milliards d'années de son existence. Vous savez très bien ce dont je veux vous parler :

  • que nous ne vivons pas dans un paradis terrestre (c'est écrit dans la Bible)
  • que tous les empires, y compris celui des Romains, ont connu une fin
  • que la terre n'a jamais été à l'abri de catastrophes (irruptions volcaniques, séismes, ouragans, tsunamis, etc.)
  • que ce n'est pas d'hier que l'humanité a connu des périodes où elle a failli disparaître
  • ...

Vous allez me dire que ce n'est pas ça qui explique la hausse du prix du pétrole ou qui garantie que Putin va mourir dans d'horribles souffrance un de ces jours. Et vous aurez raison.

Et ne m'écrivez pas non plus sur d'autres sujets auxquels je devrais m'intéresser.

Un ami me reprochait justement la semaine dernière que je n'étais pas de "mon" temps, que je ne m'intéressais pas à ce qui passe actuellement dans le monde, que je vivais dans le passé avec mes citations historiques et mes lectures d'anciens sages.- Un peu plus, j'allais téléphoner à mon notaire pour lui demander de préparer un affidavit pour lui dire (non pas à mon notaire, mais à mon ami) qu'il avait raison.

Quoi ? Ne pas avoir de téléviseur, ni de radio, ne pas lire les journaux, ne pas savoir le nom d'un seul ministre de la province dans laquelle je vis et même avoir le culot de demander (hier) à des gens de mon âge qui ont eu l'air surpris ce que la CAQ [en politique] voulait dire [*], ce n'est pas être de son temps ?

[*] J'ai toujours cru que c'était un Certificat d'Acception du Québec qui permettait à un étudiant non-immigrant de s'enregistrer dans une université... - C'est pour vous dire...

Je suis d'accord : tout ça indique que je ne suis effectivement pas de mon temps.

J'en reste là. - I rest my case. - Please rest yours.

Lire "Il y a dix ans" et l'extrait du mois de ce numéro : "Smiley rentre chez lui".

Simon

P.-S. : Cette idée de voir mon notaire et de lui faire préparer un déclaration sur mon honneur donnant raison à ceux qui m'obstinent régulièrement parce que je ne suis pas de "leur temps" n'est pas mauvaise. Je n'aurais qu'à la faire imprimer en plusieurs exemplaires et n'y remplir que les "blancs" où il me suffira d'ajouter le nom, quelques notes sur ce qu'on vient de me dire et signer le tout. Je vais y revenir.

 

   Jeff Bollinger


Pour mettre à l'heure certaines notions

 - 8% des Européens prononcent l'expression WI-FI "wiffi"

- On estime que 99% des espèces ayant vécu sur terre sont disparues.

- 60% des gens ne peuvent tenir une conversation pendant 10 minutes sans mentir

- 8% seulement de ceux qui prennent des résolutions au Jour de l'An réussissent à leur donner suite

- Les amoureux s'échangent 89 millions de germes lors d'un baiser de 10 secondes

- 90% de ceux qui utilisent un ordinateur ne savent pas ce à quoi les touches CTRL + F peuvent servir

- 80% des Soviétiques mâles nés en 1923 n'ont pas survécu à la seconde Grande Guerre mondiale

- 15% des enfants âgés entre 2 et 5 ans savent comment se servir d'une souris d'un ordinateur tandis mais seuls 11% savant nouer les lacets de leurs chaussures

-28% des employés qui travaillent dans le domaine de l'informatique refusent de l'avouer de peur qu'on leur demande de réparer l'ordinateur de leur interlocuteur

- La Mona Lisa n'a pas de sourcils

- Sauf "oui" ou "non", la plus courte phrase française est "j'ai".

- Le prénom le plus utilisé au monde est "Mohamed"

- Les quatre rois d'un jeu de cartes sont des représentations de : David, Alexandre Le Grand, Charlemagne et César 

- 111,111,111 x 111,111,111 = 12,345,678,987,654,321

- 73.6% des statistiques sont d'origines douteuses.

Jeff  

   Fawzi Malhasti


Morceau choisi

Au Bois de Boulogne

Quand on cherche un' femme à Paris,
Maint'nant, même en y mettant l'prix,
On n'rencontre plus qu'des débris
Ou d'la charogne
Mais pour trouver c'qu'on a besoin,
Il existe encore un bon coin,
C'est au bout d'Paris... pas bien loin:
Au bois d'Boulogne.

C'est un bois qu'est vraiment rupin:
Quand on veut faire un bon chopin,
On s'y fait traîner en sapin
Et sans vergogne,
On choisit tout au long du bois,
Car y a que d'la grenouill' de choix!
Et y a même des gonzess's de rois!
Au bois d'Boulogne.

Y'en a des tas, y en a d'partout:
De la Bourgogne et du Poitou,
De Nanterre et de Montretout,
Et d'la Gascogne
De Pantin, de Montmorency,
De là, d'où, d'ailleurs ou d'ici,
Et tout ça vient faire son persil
Au bois d'Boulogne.

Ça poudroi', ça brille et ça r'luit,
Ça fait du train, ça fait du bruit,
Ça roul', ça passe et ça s'enfuit!
Ça cri', ça grogne!
Et tout ça va se r'miser, l'soir
A l'écurie ou dans l'boudoir...
Puis la nuit tapiss' tout en noir
Au bois d'Boulogne.

Alors c'est l'heur' du rendez-vous
Des purotins et des filous,
Et des escarp' et des marlous
Qu'ont pas d'besogne,
Et qui s'en vont, toujours par trois,
Derrièr' les vieux salauds d'bourgeois,
Leur fair' le coup du père François
Au bois d'Boulogne.

Aristide Bruant

Enregistrement :

Au Bois de Boulogne
chanté par Aristide Bruant
c. 1911

Fawzi

   Paul Dubé


Sérieux Ferré ? Allons donc !

Vous trouverez sur YouTube deux enregistrements live de la chanson qui suit :

    Un de 4 minutes 07 secondes enregistré au Théâtre des Champs-Élysées en 1984.

https://www.youtube.com/watch?v=rJUGb6jFSH8

        C'est celui duquel nous avons tiré la trame sonore citée ci-dessous.

Un de 7 minutes 32 secondes enregistré au Théâtre libertaire de Paris en 1986.

https://www.youtube.com/watch?v=tspPiq-7wU4

C'est celui que nous recommandons.

Il s'agit d'un chanson tirée d'un poème de Guillaume Apollinaire (Alcools) intitulé Marizibill. En voici le texte :

Dans la Haute-Rue à Cologne
Elle allait et venait le soir
Offerte à tous en tout mignonne
Puis buvait lasse des trottoirs
Très tard dans les brasseries borgnes

Elle se mettait sur la paille
Pour un maquereau roux et rose
C'était un juif il sentait l'ail
Et l'avait venant de Formose
Tirée d'un bordel de Shangaï

Je connais gens de toutes sortes
Ils n'égalent pas leurs destins
Indécis comme feuilles mortes
Leurs yeux sont des feux mal éteints
Leurs cœurs bougent comme leurs portes.

Marizibil chanté par
Léo Ferré 

Ferré souriant, dansant (sic) et expliquant l'origine et la création de cet étonnante chanson ?

Puisqu'on vous le dit...

paul

 

L'extrait du mois


Smiley rentre chez lui

Il allait vendre son hôtel particulier de Londres : il l’avait décidé. Là-bas, sous l’auvent, pelotonné devant le distributeur de cigarettes, attendant que l’averse se calme, il avait pris cette grave décision. La valeur des immeubles à Londres avait monté dans des proportions extravagantes, il l’avait entendu dire de tous côtés. Parfait. Il le vendrait et avec une partie de cette somme il achèterait une maison dans les Costwolds. Burford ? Trop de circulation. Steeple Aston, voilà un endroit agréable. Il s’installerait là, campant un personnage légèrement excentrique, tenant des propos quelque peu décousus, renfermé au demeurant, mais possédant une ou deux charmantes habitudes comme de marmonner tout seul en arpentant les trottoirs. Un peu démodé peut-être, mais qui ne l’était pas de nos jours ? Démodé, mais loyal à son époque. À un certain moment, après tout, un homme choisit : va-t-il aller de l’avant, va-t-il reculer ? Il n’y avait rien de déshonorant à ne pas se laisser emporter par le moindre petit vent de modernisme. Mieux valait représenter quelque chose, se retrancher, être le chêne de sa génération. Et si Ann voulait revenir, eh bien, il lui montrerait la porte.

Ou bien peut-être pas, mon Dieu, cela dépendrait de son envie de revenir.

Consolé par ces visions, Smiley arriva à King’s Road, où il fit halte au bord du trottoir comme s’il attendait pour traverser. Des deux côtés, des boutiques gaiement décorées. Devant lui, sa Bywater Street, un cul-de-sac long d’exactement soixante-trois de ses pas. Lorsqu’il avait emménagé là, ces petites maisons Régence avaient un charme modeste, un peu délabré, avec de jeunes couples qui s’en tiraient avec un salaire de quinze livres par semaine et un sous-locataire pas déclaré au sous-sol. Maintenant des stores métalliques protégeaient les fenêtres du bas et pour chaque maison trois voitures encombraient la chaussée. Par habitude Smiley les inspectait au passage, contrôlant lesquelles étaient familières et lesquelles ne l’étaient pas ; et parmi celles qu’il ne connaissait pas, lesquelles avaient des antennes et des rétroviseurs supplémentaires, lesquelles étaient les fourgonnettes que préfèrent généralement ceux qui font une planque. Il faisait cela en partie comme exercice de mémoire, un petit jeu de Kim à lui pour préserver son esprit de l’atrophie de la retraite, tout comme d’autres jours il apprenait par cœur les noms des magasins sur le trajet que suivait le bus pour aller jusqu’au British Museum ; tout comme il savait combien de marches il y avait entre chaque étage de sa maison et dans quel sens s’ouvrait chacune des douze portes.

Mais Smiley avait une autre raison, qui était la peur, la secrète peur qui suit chaque professionnel jusqu’au tombeau. La peur, pour tout dire, qu’un jour, d’un passé si complexe que lui-même n’arrivait pas à se souvenir de tous les ennemis qu’il s’était faits, l’un d’eux le retrouve et lui demande des comptes.

Au bas de la rue, une voisine promenait son chien ; en le voyant, elle leva la tête pour faire une phrase mais il l’ignora, sachant que ce serait à propos d’Ann. Il traversa. Sa maison était dans l’obscurité, les rideaux comme il les avait laissés. Il gravit les six marches qui menaient à la porte d’entrée. Depuis le départ d’Ann, sa femme de ménage était partie aussi : seule Ann avait une clef. Il y avait deux systèmes de fermeture, une serrure Branham à pêne dormant et un verrou à barre de sûreté Chubb, plus deux éclisses de bois de sa fabrication, des éclisses de chêne grosses comme un ongle, coincées dans le linteau au-dessus, et au-dessus de la Banham. C’était une survivance de l’époque où il travaillait sur le tas. Récemment, sans bien savoir pourquoi, il avait recommencé à utiliser ce procédé : il ne voulait peut-être pas se trouver surpris par elle. Du bout des doigts, il les retrouva chacune à son tour. Cette précaution prise, il déverrouilla la porte, poussa le battant et sentit le courrier de midi qui glissait sur le tapis.

Quelles factures étaient arrivées ? se demanda-t-il. La Vie littéraire allemande ? La Revue de philologie ? La philologie, décida-t-il ; il était déjà en retard pour payer. Il alluma la lumière du vestibule et se pencha pour examiner son courrier. Un « suivant notre compte » de son tailleur pour un costume qu’il n’avait pas commandé mais qu’il soupçonnait être l’un de ceux qu’arborait présentement l’amant d’Ann ; la note d’un garage de Henley pour l’essence qu’elle avait prise (au nom du ciel, que faisaient-ils à Henley, fauchés, le 9 octobre ?) ; une lettre de la banque concernant un chèque sur guichet tiré par lady Ann Smiley à une agence de la Midland Bank d’Immingham.

Et que diable font-ils à Immingham ? demanda-t-il en regardant la feuille. Qui a jamais eu une aventure à Immingham, bonté divine ? Et d’ailleurs où donc était Immingham ?

Il se posait toujours la question lorsque son regard tomba sur un parapluie inconnu dans l’entrée, en soie, avec un manche en cuir piqué sellier et une bague en or sans initiale. L’idée lui traversa l’esprit avec une rapidité qui ne se mesure pas en temps que, puisque le parapluie était sec, il avait dû arriver là avant six heures et quart quand la pluie avait commencé, car il n’y avait pas de trace d’humidité au-dessous non plus. Qu’en outre c’était un parapluie élégant et la frette en était à peine rayée bien qu’il ne fût pas neuf. Et que donc le parapluie appartenait à quelqu’un d’agile, voire jeune comme le dernier soupirant d’Ann. Mais que, puisque son propriétaire connaissait le coup des éclisses de bois et savait comment les remettre en place une fois dans la maison, et qu’il avait eu l’intelligence de reposer le courrier contre la porte après l’avoir fait tomber et sans doute l’avoir lu, alors fort probablement il connaissait Smiley aussi ; et que ce n’était pas un amant mais un professionnel comme lui, qui avait à un moment été un de ses proches collaborateurs et qui connaissait son écriture, comme on dit dans l’argot du métier.

La porte du salon était entrebâillée. Il la poussa doucement.

« Peter ? » dit-il.

Par l’ouverture il aperçut à la lumière des réverbères deux chaussures de daim qui dépassaient nonchalamment d’une extrémité du canapé.

« Si j’étais vous, George, mon vieux, je garderais ce manteau, dit une voix affable. Nous avons un long chemin à faire. »

John Le Carré (La taupe)
(Traduction de Jean Rosenthal)

Lectures


Les textes qui suivent - et les précédents - ne doivent pas être considérés comme de véritables critiques au sens de «jugements basés sur les mérites, défauts, qualités et imperfections» des livres, revues ou adaptations cinématographiques qui y sont mentionnés. Ils se veulent surtout être de commentaires, souvent sans rapport direct avec les oeuvres au sujet desquelles les chroniqueurs qui les signent désirent donner leurs opinions, opinions que n'endosse pas nécessairement la direction du Castor™ ni celle de l'Université de Napierville.


François Caradec :

Entrez donc je vous attendais - Édition Mille et une nuits - 2009
Le doigt coupé de la rue du Bison
- Fayard - 2008
Les nuages de Paris -
Maurice Nadeau - 2007
Dictionnaire des gestes
- Fayard, - 2005
Jane Avril au Moulin-Rouge avec Toulouse-Lautrec
- Fayard -2004

Etc., etc. dont : Alphonse Allais, Belfond, 1974 et Fayard - 1997 ; Le Café-concert (Avec Alain Weil), Hachette/Massin, 1980 et Fayard, 2007 ; la monumentale édition des Oeuvres d'Alphonse Allais, La table ronde, 1970 ; le Dictionnaire du français argotique et populaire, Larousse, 1998, 2006 et 2009...

Et la préface à un curieux roman de Gilles Vidal : Le cas Lambourg publié une première fois aux éditions Nigel Gauvin en 1988, mais vite devenu introuvable, l'éditeur ayant disparu. Revenu disponible depuis quelque temps en e-book. - Édition Kindle


François Caradec
par
Louis Monier

(Histoires littéraires, 2010, no. 43)

J'ai un ami qui trouve étonnant, pour ne pas dire extraordinaire, le nombre de «célébrités» que j'ai rencontrées dans ma vie et quand, sans être un name dropper, j'en mentionne une, il me dit que ce serait intéressant que j'écrive une série de chronique les mentionnant, ajoutant ce que je pensais d'elles ou d'eux et ce que j'avais retenu de leurs rencontres. Pour tout vous dire, je serais bien embêté de ce faire car je n'ai, pour certaines d'entre-elles que serrer brièvement la main, mais pire encore : j'ai passé des soirées entières avec des gens connus, certains mondialement, sans savoir qui ils ou qu'elles étaient. Qu'avons-nous parlé ? Mais de cuisine, naturellement, avec une auteure de romans policiers ; de sports, avec un poète de renom ; de température et de la traversée de la manche en Hovercraft à un peintre signataire du Refus Global et ainsi de suite. J'aurai, ainsi, passé à côté de grands moment sans en profiter ou saisir, comme disent les anglais. l'opportunity qui m'était offerte.

Pour François Caradec, quand même, j'ai fait une exception car, oui, j'ai l'ai connu, fréquenté et n'ai jamais passé par Paris sans lui donné ne serait-ce qu'un coup de fil. Et, j'ai, oui également, passé de délicieuses soirées en sa compagnie, souvent avec son épouse et certains de ses amis dont l'inénarable (ou innénnarable) Alain Weil, spécialiste en affiche, critique, auteur, etc. avec qui il a écrit ses deux volumes sur le café-concert et chez qui nous avons été dîné plusieurs fois.


Alain Well
(Carte d'affaire)
voir à Wikipédia

Que dire de François ?

Ceux qui l'ont connu vous diront tous la même chose : "Ce qu'il y avait d'extraordinaire chez François Caradec, c'était qu'il était François Caradec." - Le reste : sa prodigieuse connaissance de la littérature de la fin du XIXe et du début du XXe, sa patience et sa détermination pour éclaircir, faire valoir et mettre en lumière des détails qui par leur nombre finissent par devenir essentiels pour la compréhension d'un Lautréamont, d'un Allais, d'un Roussel, son humour, son amabilité, sa générosité... est-ce qu'il faut continuer ?  

Je parle de lui, ce matin, car c'est par hasard (*) que j'ai découvert ce Cas Lambourg de Vidal qu'il me faudra plusieurs mois avant de découvrir un peu plus de la moitié (?) des calembours (sic) qu'il contient et à propos desquels, dans sa préface, dit que ce sont les pires qui sont les meilleurs tout en ajoutant que Vidal, avec ce livre, a définitivement écrit un livre intraduisible. - Un livre dont vous n'avez pas fini d'entendre parler.

(*) C'est que je cherchais dans l'"Entre miens" de Caradec (Flammarion, 2010) son "Homme invisible" publié à l'origine dans "Les carnets du Collège de Pataphysique", numéro 23 en mars 2006. - Voir le livre suivant.

Pour avoir lu des passages (et rien d'autres), mais des centaines de passages de Finnegans' Wake de Joyce, parce que sans doute plus versé en idiomes français qu'en idiomes anglais, je trouve ce Cas Lambourg fascinant. 

paul

* 

Patrice Desbiens - L'homme invisible / The Insible Man
Bibliothèque canadienne-française
Édition Prise de parole - Sudbury, 2008


Pour de plus amples informations sur Patrice Desbiens, né à Timmins, en Ontario, en mars 1948, voir la page qui lui est consacrée sur WIKIPÉDIA. Vous y lirez, entre autres, que son oeuvre s'inscrit dans le mouvement du pays et de l'identité de la littérature franco-ontarienne, souvent interprétée comme l'expression de la condition de minoritaire de même que la citation suivante :

« je vis à toronto ontario
j'ai un larousse de poche
avec 32 000 mots.
je trébuche sur ma langue.
ma langue se détache de
ma bouche.
elle se trotille, elle frémit
comme un chien mourant
sur la rue yonge.
»

Est-ce que je peux me permettre, en plus, de citer ce qui est à l'endos de la couverture de cet "Homme invisible" ? - Cela pourrait aider à cerner et son texte, et le personnage. Voici :

«Dès sa parution en 1981, L'Homme invisible / The Invisible Man consacre Patrice Desbiens comme une des voix majeures de l'Ontario français, et l'homme invisible comme métaphore du "minoritaire francophone" dans la réalité canadienne ; d'un côté, il est Franco-Ontarien alors que, en miroir, he is a French-Canadian.

«L'incertitude identitaire est au coeur de ce récit / story dans lequel l'homme invisible quitte sa ville natale en quête d'amour, d'appartenance. "Il a besoin d'une femme. Il a besoin d'un pays." Or "les deux le laissent tomber." L'homme invisible restera emmurée dans un stéréo verbal, ses deux langues maternelles en chicane, incapable de réunir les composantes de son identité culturelle et de trouver l'amour.»

À moi maintenant :

UN : J'espère, avec ce qui précède, avoir décrit correctement ce Patrice Desbiens dont, avant qu'on me prête ce livre, je ne connaissais absolument rien et ce qu'il a bien voulu exprimer par cet Homme invisible / The Invisible Man.

DEUX : On aura compris qu'il s'agit d'un récit écrit dans les deux langues officielles de notre pays qui, ouvert comprend des textes, pour la plupart, des traductions d'une langue à l'autre, le français d'un côté, l'anglais de l'autre, mais pas exactement de la même longueur.

De ces textes, il y en a 48 que d'aucuns pourraient qualifier de poésie. Je n'ai aucun commentaire à faire là-dessus.

TROIS : On m'a prêté ce livre en faisant référence à une chronique que j'ai écrite en février dernier sur le bilinguisme et ses problèmes.

et puis

QUATRE : Je me dois pour le reste me référer à une autre livre paru aux Éditions Bouche Cousue en juin 2019 et que j'ai déjà mentionné en août de la même année :

Drain français
(s.t. : Vers Politiques libres)
Rémi Tremblay

Pourquoi ? Parce que ces deux livres se ressemblent en ce sens qu'ils sont tous les deux axés, à moins que je n'ai rien compris, sur la difficulté d'être francophone dans un milieu anglophone ou , comme je l'ai encore entendu hier, l'entêtement - le mot est exact - d'anglophones à ne pas parler, à ne même pas essayer de parler français au Québec. - Ce sont à deux aspects d'une même situation qui, à l'inverse, est tout aussi -  comment dire... -  paradoxale (?) car elle se résume à une question qu'on m'a trop souvent posée à savoir : pourquoi refuse-t-on, ici comme ailleurs, de parler la langue de la, entre guillemets, majorité ? - À ce compte-là, autant se demander pourquoi ne parle-t-on pas, aujourd'hui, le mandarin ou encore pourquoi Newton, Descartes et beaucoup d'autres ont écrit leurs oeuvres majeures en latin ?

Je ne saurais pas expliquer convenablement qu'entre l'anglais et le français, j'ai choisi, vers vingt ans ou même un peu avant de me pencher systématiquement vers la littérature française alors que la majorité de mes lectures précédentes, de poésies, de romans, de pièces de théâtre, avaient été presque exclusivement en langue anglaise. Était-elle, la française littérature supérieur à l'autre, comme on me l'a constamment rappelé au collège ? - Je n'aurais pas pu le dire à l'époque et je ne le dirai certainement pas aujourd'hui.

La tragédie dans cette affaire, c'est que, vivant au milieu de deux - disons le mot - cultures, l'on finit par n'appartenir entièrement ni à l'une, ni à l'autre, et d'une certaine manière, l'on apprend à parler et écrire dans une langue en utilisant des mots, des expressions, des formes d'une autre. Et c'est ce que j'ai constaté chez Patrice Desbiens. Son livre est, en ce sens (je me répète), tout à fait convaincant,  pour ne pas dire éloquent, mais utile ? J'en doute. - Mais il est du domaine du cri du coeur et, conséquemment plus près de la poésie qu'autre chose. Idem pour ce qui est de celui de Rémi Tremblay. Et dans les deux cas, ne reste qu'une solution : la sympathie.

Même s'il faut faire un sérieux effort pour comprendre quelque chose à laquelle on n'a jamais été confronté.

Simon

P.-S. : Que les anglophones québécois - et non seulement ceux du West Island - n'aient pas voulu - mais jamais - apprendre à parler français m'a surpris le lendemain où après je-ne-sais-plus-quelle-loi, il leur a fallu faire passer la langue d'usage dans leurs usines, bureaux, études etc, de l'anglais au français : des centaines d'eux se sont mis à parler instantanément en français et même très bien...

Il y a dix ans dans le Castor


Faits divers

Cette semaine, je me demandais contre quoi ou contre qui j'allais gueuler jusqu'à ce que je réalise - oh surprise! - que je n'avais pas grand chose à dire contre quoi que ce soit ou contre qui que ce soit.

C'est que, voyez-vous, j'ai passé les derniers quinze jours à la maison ou au bureau et parfois entre les deux. Et comme je n'écoute pas les nouvelles et que je lis pas les journaux, je n'ai aucune idée ce qui s'est passé.

Bien sûr, j'ai entendu parler et même entendu physiquement les tintamarres du Grand Prix et des manifestations. Il aurait fallu que je mette des bouchons dans les oreilles ou que je fasse un détour par Trois-Rivières pour rentrer chez moi, mais à part ces deux capitales nouvelles...

Vous savez que ça se développe ce genre d'ignoranteté ? Une simple question de choix :

D'abord, faut faire le tour de sa bibliothèque et f... à la poubelle tous les livres qui ont moins de cinquante ans et, parmi ceux qui ont cinquante ans, tous ceux qui n'ont pas été réédités depuis au moins vingt ans. - (À la poubelle, je vous dit : n'allez surtout pas essayer de les recycler, vous pourriez être accusé de méfaits ou de vouloir troubler la paix.) - De livres publiés au cours des derniers cinquante ans ? Je n'en ai pas trouvé pas plus que six ou sept qui méritaient d'être lus ou relus ; et parmi ces derniers, je n'ai jamais considéré les Mémoires de gens célèbres ou qui se sont crus aussi intéressants que Churchill, de Gaule et autres.

Ah ! Écrire un livre : sortir de la masse !

Ensuite, il faut se rendre à la bibliothèque la plus proche et lire les journaux des années quarante et plus. - L'on constatera ainsi que les journaux actuels sont à peu près aussi renseignés qu'étaient nos ancêtres sur ce qui se passait autour d'eux. (Et n'allez pas me dire que ça a changé ! - Faites-en l'expérience en parcourant, tenez, les journaux d'il y a dix ans)

Finalement, concentrer ces lectures uniquement autour de petites choses. Les journaux personnels, par exemple, de Gide, de Greene ou de Léautaud. - Vous serez surpris ce qu'on y apprend sur ce qui se passe vraiment dans le monde et comment plus ça change.... - Personnellement, je suis un grand amateur de la correspondance de Pline le Jeune.

Quelques mois de ces activités et je mets n'importe qui au défi de s'intéresser à nouveau aux grands faits divers de l'heure : au dépeceur de Montréal, par exemple, aux grands projets de Hollande, au toquade de Charest ou, je l'ai entendu ce matin, à ces deux jeunes qui se sont tués en voiture à Saint-Éloigné dans les Appalaches. - Tenez :

L'assassinat de Kennedy. Vous êtes-vous déjà dit que toutes les personnes qui ont aujourd'hui une cinquantaine d'années ou moins n'étaient pas au monde quand il est mort ? - Fait divers. Et faut pas remonter si loin :

Jean Paul II, Claus von Bulow, Bush, Chirac, Gorbatchev, Osama Bin Laden, Mère Térésa, la Princesse Diana, Yu Po Sun, John Major, Dodi Al-Fayed, Mahmoud Ahmadinejad... faits divers.

Fait divers

Le juifs (mais eux insistent) ont raison de se plaindre : l'holocauste (soixante-dix ans), on aura beau en parler, deviendra, éventuellement, un fait aussi divers que les milliers d'empalés du roumain Vlad III Basarad parsema sur la route que devaient emprunter les Turcs qui avaient décidé d'envahir son pays. (Z'ont eu tellement peur qu'ils s'en sont retournés dans leur pays.) Mais parlant des Turcs, je parie que vous n'avez jamais entendu parler de Timur (ou Timour) Lenk qui, en 1401, mit la ville de Damas à feu à à sang :

Les Syriens connaissaient déjà, à ce moment-là, la cruauté de ce Timur qui, l'année précédente, lors de la prise de la ville d'Alep, avait fait enterré vivants tous les membres de la garnison de la ville. Mais à Damas... - Les plus chanceux furent tués au cours de la bataille qui précéda le massacre. - Les autres, hommes, femmes et enfants ont été décapités, coupés en deux, crucifiés ou écartelés. D'autres furent coulés dans du ciment ou ont été enterrés vivants, déterrés, et enterrés à nouveau. Certains ont été rôtis à la broche ou d'autres encore écrasés dans des pressoirs à vin. Les femmes avec enfants furent enfermés dans la grande mosquée. Là, les enfants furent forcés de regarder leurs mères se faire violer, maintes et maintes fois. Ensuite, les mères furent forcés à leur tour de regarder leurs enfants coupés en morceaux ou lancés contre les murs. Les portes furent ensuite barricadées et on mit le feu à l'édifice...

Timur Lenk

Et l'on voudrait que je m'intéresse aux déclarations de Brian Ecklestone ? Pfft !

Y'a là, comme une perte de temps considérable.

Lâchez les nouvelles ; occupez-vous de vos enfants, vos chiens, vos chats ou votre pelouse.

Me semblait aussi que je pouvais chialer même de rien.

Simon

Le courrier


Mlle Adélaïde Auclair - Faubourg Saint-Honoré, Paris 75020

  - «Vélocipède» est le mot que l'on utilise en français pour désigner un  «penny farthing». En voici un modèle du Fabricant Eugène Meyer (Paris), datant des environs de 1870 que vous trouverez au Musée d'Art et d'Industrie de St-Étienne :

À noter que ce vélocipède est considéré comme un modèle «de transition» vers le grand-bi (voir ce mot dans un dictionnaire ou sur Internet). Le grand diamètre de la roue avant, les bandages en caoutchouc, les rayons en acier, le marchepied, la roue libre sont des éléments caractéristiques des vélocipèdes les plus tardifs. A noter également la suspension qui équipe le gouvernail (guidon). Meyer était un fabricant parisien réputé pour la précision mécanique de ses réalisations, notamment dans le domaine des moyeux. Une plaque à son nom est fixée sur le ressort de selle. Les machines de Meyer sont remarquables par leur design.

Source : https://mai.saint-etienne.fr/decouvrir/musee/parcours-de-visites/parcours-cycles/velocipede-de-transition

Le record de vitesse sur un vélocipède (en une heure) est de 35.54 km ou 22 mi 150 yd. Il appartient à William Rowe (USA) et date du 25 Octobre 1886. L'endroit : Springfield, Mass.

Source : http://www.recordholders.org/en/list/pennyfarthing.html

Ce record n'a jamais été brisé.

Vous trouverez de plus amples renseignements à propos du Springfield Bycicle Club à cette adresse : https://www.podiumcafe.com/book-corner/2018/1/30/16951728/penny-farthing-hour-record

*

M. Roger Duclos, Le Plateau (Montréal), Québec

  - Une langue correcte veut que le sujet du gérondif soit le même que celui du verbe principal. Ainsi on ne dit pas "En attendant, veuillez agréer..." mais "En attendant, je vous prie d'agréer..." (Le Figaro)

M. Frontino Lefèbvre, Pau, France

  - Mademoiselle Baptistine était la soeur de l'évêque dans le premier chapitre (ou prologue) de Les Misérables de Victor Hugo.

Mme Béatrice Grandbois, New York, New York

  - Dans les églises orthodoxes, un iconostase est une cloison décorées d'images et d'icônes qui sépare la nef du sanctuaire.

Ms Patricia Wilde, Plattsburgh, New York

  - Pour les demoiselles, on dit "respectables",  pour les mères "vénérables". Enfin : dans les bonnes familles.

Dédicace


Cette édition du Castor est dédiée à :

William Faulkner

(1897-1962)

Pages recommandées


 Toulouse-Lautrec : L'oeuvre lithographique complète  
370 photos   

Schubert
un essai de Paul Dubé
94 extraits sonores, 45 photos, 5 vidéos, 7 annexes, de nombreux liens...

Éphémérides
Là où s'accumulent les inclassables

Best Sellers et Prix littéraires
Une causerie autour
de la lecture

René Char
Un essai à la Simon Popp

Nouveau :                                              

 Marcel Proust démythifié
un essai de Paul Dubé

Le mot de la fin


«L’un adhérait à Clément, un autre arguait que Phileas était en vogue ou que Colin serait Paillard, et ainsi de suite dans le tôt il a bu que l’on devine. 

«Tous y mettaient leur grain de sel : le chez d’Edgar pour Guy sonne le glas, le Bruno cuit qui avait toujours l’Adam, le jeune Blaise en herbe, et jusqu’au Prosper périmé.

«Les femmes aussi, pour ni oui Ninon, comme en Ruth : Thérèse requin, la Sabine de luxe, Jacqueline qu’est née, dis, avec l’Hélène fraîche l’Irène d’un jour, l’Élisa bête, la Pacôme les autres qui, contrariée, faisait des Berthe blanches, enfin, Valérie et ses pensées. Pendant ce temps, l’amer Michel s’en fut brûler un Serge. 

«Mais mieux vaut Henri qu’un Félix qui renaît de ses cendres, car c’est l’André libre à la ruée vers Laure.»

 - Gilles Vidal : Le cas Lambourg
(Comment nommer cet enfant ?)

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Note : Le Castor™, entièrement subventionné par les Éditions Vatfair-Fair de St-Romuald d'Etchemin, ne perçoit aucun paiement de la part des établissements ci-dessous mentionnés, ni faveurs, ni considérations spéciales.


Conseil : retenir sa place avant de se rendre sur place

Burgundy Lion
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(https://www.burgundylion.com/fr/bienvenue

McBroue
329 rue Victoria
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33 rue du Marché, 
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Notes et autres avis :


Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

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