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Simon Popp
Fonds de tiroir
Louis Ferdinand Céline avait raison :
«La langue, rien que la langue, voilà l'important. Le reste, tout ce qu'on peut dire
d'autre, ça traîne partout. Dans les manuels de littérature, et puis lisez l'Encyclopédie.»
Je sais que ce sera difficile
à croire mais on m'a félicité, moi, pour ce qu'on a
appelé «ma dernière chronique» comme si ça en avait
été une. Je l'ai relue, trois fois plutôt que deux et j'en
suis venu à la conclusion que si je continuais à écrire et répéter
des lieux communs comme je l'ai fait, non seulement dans cette «chronique»,
mais dans d'autres qui l'ont précédée, je finirais ma vie en
vieux radoteur qui ne se souvient que de son passé. Et de son
restreint passé par dessus le marché.
La langue, oui, la langue ! -
Combien de fois ai-je lu et relu mes auteurs favoris non pas pour
ce qu'ils disaient, mais pour la façon qu'ils le disaient. -
Combien de fois, aussi, ai-je écouté parler des gens qui
n'avaient rien à dire, mais pour la façon dont ils
s'exprimaient. - Des fois, juste à cause de leur voix. - C'était
Albert Millaire qui récitait des poèmes qui n'en n'étaient
pas, Germaine Giroux qui, dans les Belles histoires des Pays
d'en-haut (La lionne), faisaient des liaisons toujours
surprenantes ou encore Louis Jouvet qui disait, de sa voix saccadée : «Est-ce
que ça vous gratouille [une pause] ou ça vous chatouille
?» (Knock de Jules Romains). - (Louis Jouvet, pour
ceux qui ne le savent pas était bègue.)
J'ai aimé. J'aime encore les
«classiques» et leurs alexandrins : Corneille, Racine,
Molière. Et il m'arrive souvent de relire des pièces d'«Auteurs
du second ordre de comédies en vers» dans de petis volumes
publiés vers 1810-1812 qui se sont ramassés dans ma bibliothèque
Dieu-sait-comment, pour entendre : «J'aime mieux un époux
qui m'aime et qui me plaise / Que le trône d'Argos et que
celui d'Éphèse.» Car la langue, c'est quelque chose qui se
dit et non qui se lit.
Moi, qui ne connais rien au
grec, j'ai été séduit l'autre jour par un professeur qui, au
cours d'un débat, a lu le début de l'Odyssée d'Homère en
s'accompagnant d'un simple tambourin dont il se servait pour
rythmer ses phrases. C'était merveilleux. Sauf que j'ai oublié
de noter l'adresse (Internet) et que je la recherche depuis ce
temps-là... (*)
(*) https://www.youtube.com/watch?v=c24qHvlRCE8 - 2e partie (note de l'éditeur)
J'aime la musique de Verlaine,
l'un des plus grands poètes qu'a connus la France (avec Hugo et
ces grandioses envolées). - L'un de mes amis, poète à ses
heures, m'a refilé deux de ses recueils récemment et vous savez
ce que j'ai noté ? Non pas ces vers (qui n'en n'étaient pas),
mais la musique qui s'en dégageait.
Tiens, tout à coup, en écrivant
ce qui précède, je me suis souvenu que, jeune étudiant, entre
amis, nous avions pris l'habitude de parler en alexandrins. Un précieux
souvenir. Facile, quand on s'y met, mais je me vois mal,
aujourd'hui, dire au bar où je vais manger tous les midis : «Un
sans sucre café, une omelette cuite au four / Deux tranches de
pain sans beurre et les journaux du jour.»
(M'enfin...)
Louis Ferdinand Céline avait
raison : «La langue, rien que la langue, voilà l'important.»
Malheureusement, à force de la
bâtardiser en insistant sur la langue écrite (qui a de moins en
moins de rapport avec la langue parlée), elle se perd.
Quand, pour la dernière fois,
avez-vous entendu quelqu'un dire : «J'eusse aimé que vous
vinssiez plus tôt...» ? Et si je vous disais que mes
grandes tantes parlaient de cette façon ? - Hier encore, il me
semble.
Tout cela est disparu, y compris le verlan, le parigot et des dizaines d'accents régionaux.
***
L'hypocrisie, le mensonge, la dissimulation, la fourberie, la feinte... ne sont-ce pas là des explications qui font que certains mariages durent longtemps ?
***
J'imagine que j'aurais pu devenir célèbre (et même riche) si j'avais marié une gloire locale ou si j'étais devenu l'amant d'un couturier français. - Mes livres
auraient aujourd'hui plus de valeur.
***
Comment souhaite-on un bon anniversaire à une amie qui vient d'avoir 39 ans pour la
cinquième fois ? Ce qui me fait penser que toutes les femmes
devraient écouter régulièrement la Non-demande en mariage de Georges
Brassens. Un : pour réaliser qu'elles peuvent devenir plus
belles en vieillissant et deux, que Brassens est moins misogyne
que Brel.
***
Faut tout de même que je me rende à l'évidence : au nombre d'enterrements auquels j'ai assisté, il devait y
avoir des morts dans le lot qui, au cours de leur vie, n'ont pas toujours été beaux, fins, intelligents, courageux et généreux. - À bien y penser j'en ai connu au moins deux qui étaient
de vrais trous de c... et une très méchante femme.
***
La dernière femme que j'ai connue n'avait pas de tatouages. Enfin : dont je me
souvienne. Mais qui regarde dans ces moments-là ?
***
Je viens d'apprendre que les Ice Capades n'existe plus et ce, depuis 23 ans ! - Où s'en va le monde ? Bientôt disparaîtront les concours agricoles et le Festival à Porc de Sainte-Perpétue ou celui de la Galette de Louiseville. Ne vont rester que les prix littéraires...
***
J'ai bien hâte que Microsoft et Apple cessent d'améliorer leurs
produits (entre guillemets, s,v.p., Monsieur l'éditeur). Je ne serais pas ainsi
obligé de réaprendre les logiciels dont je me sers... à tous les six mois.
Qu'on me ramène, s.v.p. un appareil sur lequel je pourrai installer un bon vieux
DOS et Wordpefect... et un clavier où les clés F1 à F10 seraient encore à
gauche. En particulier la F-7, pour imprimer
ce que je viens d'écrire sans avoir à baisser les yeux.
***
Oui, à mon ami M. que je rencontre chez Pat's régulièrement, je me souviens très bien de cette speskerine de Radio-Canada qui avait des jambes qui
partaient de là (geste à l'appui) et qui descendaient jusqu'au sol. - Je me demandais avec qui, d'ailleurs, elle avait couché pour passer des sports à la vie culturel.
***
Vous êtes-vous déjà demandé ce que pouvaient bien faire du reste de leur temps ces écrivains, peintres, sculpteurs, etc. dont la production à vie s'est limitée à deux, trois romans, quatre, cinq toiles et quelque bronzes ? - Ou ces groupes qui ont connu UN hit qui les a rendus millionaires ? -
***
J'ai beau avoir lu toute ma vie, il y a toujours quelqu'un qui me suggère un livre d'une si grande supériorité intellectuelle
qu'il rendra nulles nulles - et d'un seul coup - toutes mes lectures.
***
Hier, j'ai songé à me rendre dans le Vieux Montréal pour voir... des
touristes mais, demeurant près du Quartier Latin - Qu'est-ce
que je dis là ! Je demeure dans le Quartier Latin !
-, j'en vois de plus en plus. - Je les reconnais car leurs femmes
ne portent jamais des «tops» en lycra. - À moins que nos
banlieusards, particulièrement de la Rive-Sud soient des
touristes.
***
Et finalement, à mon frère,
à ma soeur, à mes neveux-zé-nièces, à ceux que je ne téléphone
que rarement et à qui je ne donne jamais de nouvelles, il
est exact, oui, que je vais sous peu déménager. Dans une
section d'une petite ville qui, à cause de sa position géographique
est demeuré un village. - Qui sait ? l'Université de
Napierville pourrait peut-être, via ma colossale fortune, y ouvrir un second campus...
***
Mon plan de lecture
Voir la section Book
review - Lectures de cet hebdo.
Simon
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Herméningilde Pérec
Un bref mot
Soyez indulgent, chers lecteurs et chères lectrices.
Ne blâmez surtout nos informaticiens qui sont aux prises avec d'incommensurables problèmes d'informatique depuis que Dreamweaver est passé aux mains d'étrangers qui
tiennent absolument à charger leurs services aux mois et au double tarif tandis alors
que notre fournisseur a décidé d'encaisser sa réputation auprès de gens dont la réputation est dite douteuse dans la plupart des milieux.
Ils sont à l'oeuvre jours et nuits.
Pour une fois nos prières semblent tomber au mauvais moment :
Demain, y'aura des élections partielles aux USA...
H. Pérec
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Copernique Marshall
Sordidus trinus
(Un sale voyage)
J'ai dû me taper il y a une
semaine - je ne m'en suis pas encore remis - un voyage comme on
est supposé ne plus en faire aujourd'hui depuis la venue du
NET et des appels conférences cum images télédiffusées :
Jour 1 - Dimanche :
Napierville-New York en auto. Destination : aéroport La Guardia
parce que, au retour... - Vous allez comprendre tout-à-l'heure -
Vint ensuite New-York-Dallas, Dallas-Phoenix, en avion. - Et puis
Phoenix-Tucson, en
auto. Pour :
Jour 2 - Lundi - Conférence à
Tucson qui devait être suivie d'un colloque, le mercredi.
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Jour 3 - Mardi - Appel
d'urgence. - Tucson-Phoenix, en auto. Suivi de Phoenix-San
Francisco pour une recontre au Holiday Inn près du Quartier
chinois (taxi et re-taxi vers l'aéroport). Suivi de San-Francisco-Phoenix, en avion et
Phoenix-Tucson, en auto.
Jour 4 - Mercredi - Colloque
(le matin) à Tucson suivi, l'après-midi, du trajet
Tucson-Tombstone et Tombstone-Tucson, en auto, avec un collègue
qui voulait absoument que je l'accompagne pour sa première
visite à... Tombstone.
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Jour 5 - Jeudi - Tuscon-Phoenix
en auto puis Phoenix-Dallas et Dallas-New York en avion pour le meeting
du lendemain. Taxi centre-ville.
Jour 6 - Vendredi - Matin,
meeting. Lunch au Déli près du bureau où j'étais et taxi
jusqu'à l'aéroport La Guardia (où, si vous vous en souvenez,
mon auto était garée depuis le dimanche précédent). - P.M. :
New-York- Albany en auto.
Jour 7 - Samedi - Albany (New
York) - Montpellier (Vermont) et Montpellier (Vermont) -
Napierville. En auto.
Et si je vous disais que je ne
suis pas sorti du tout - mais pas du tout - le lendemain,
dimanche...
Résultat de tout ça ?
«Oui, beau projet. Nous
allons l'étudier et vous revenir..»
Sauf que j'ai trouvé à
Montpellier une édition presque neuve d'une biographie de
Jackson Pollock et ai déjeuné (lunché) en compagnie d'amis de
longue date à Burlington. Chez Leunig.
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Sic transit...
Jetset mon oeil.
Copernique
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Jeff Bollinger
Boardroom presence !
Il y avait longtemps, il me semble, que j'avais eu des nouvelles de mon ami Serge, mon "Aspie" de service.
(Serge pour ceux qui ne nous lisent pas régulièrement est un bonhomme un peu plus vieux que moi, célibataire et atteint légèrement du syndrôme d'Asperger, une forme plus légère - si on peut la qualifier comme telle - d'autisme).
Et puis voilà, je reçois de lui, il y a deux jours, une lettre de Londres - (Serge n'est pas friand de la messagerie Internet ni, surtout pas, des textos. "Je préfère, me dit-il régulièrement, tant qu'à être excentrique, me servir de l'encre des tabellions..." - Postage stamp et al !- Si, si : ça existe encore.)
"Savais-tu, m'écrivait-il, que j'ai du 'Boardroom presence' ?"
Mais, mon Pauvre Serge, je n'en ai jamais douté ! - À six pieds de distance (1,8288 mètre), quand tu prends - ce que tu appelles ton "attitude sociale", tu fais peur au monde avec tes six pieds un pouce (1,8559 mètre) et tes deux cents livres (90,7185 kilos)... sauf - chose incompréhensible - aux enfants.
Ton regard qui tue à quatre mètres (13,1234 pieds) est une arme que les Forces Canadiennes devraient utiliser. Tu
n'en as jamais douté ?
Quoiqu'il en soit, voià que notre beau Serge (passez-moi la référence) est devenu un négociateur pour la firme où il travaillait jusqu'à tout récemment en tant que "décodeur de personnalités", un job, il va sans dire créé pour lui, par lui, après avoir été un expert en
calligraphie et styles d'écriture.
Comme quoi...
Je vous reviens sur lui sous peu car, me reste la fin de mois d'octobre à balancer.
Ah ! ce que c'est que travailler pour vivre !
Jeff
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Georges Gauvin
Boxers et virginité
Je ne suis pas née de la dernière pluie, mais quand je compare le nombre de chums
que mes amies de fille ou mes collègues de travail ont connus - l'expression est quoi déjà... bibliquement ? - j'ai l'impresssion d'être une vierge qui s'ignore.
Autant l'avouer publiquement, je n'ai eu dans ma vie que trois chums (du genre précité) et le premier fut - excusez ma naïveté d'alors - mon ex. - Ça vous donne une idée de mon expérience dans le domaine.
(Comparativement à N*** qui travaille dans une autre section au
bureau. - Un hint : «N», ce n'est pas une de ses véritables
initiales. - Elle disait il y a trois semaines qu'elle en avait déjà
eu deux en même temps, mais qu'à ce moment-là, elle avait déjà l'oeil sur un troisième...)
Je pensais à celui qui a suivi
mon deuxième en regardant mon courant s'habiller
l'autre jour, en sortant de la douche, et, malgré mon ignorance - quoique j'ai eu deux frères - je n'ai pas pu m'empêcher de penser que tous les hommes se
ressemblaient... du moins au niveau vestimentaire.
Dieu a protégé mes innocents regards et je le remercie de ne jamais fait voir des caleçons Speedo ou du même
genre, sauf en pubs. Tous les hommes que j'ai vu sans pantalons, y compris les comédiens qui se sont déshabillés devant
mon ébahi regard (au cinéma ou à la télé), ont tous eu une caractéristique et ça a été celle de porter des t-shirts et des boxers, ce qui me fait dire qu'ils sont quand même décents dans la vraie vie
, mais qu'ils ont également quelque chose d'unique :
Je n'ai connu personne - et j'ai posé la question à mes amies qui m'ont répondu qu'elles avaient toutes vécu la même expérience - personne... enfin : pas un homme, qui, un jour, a jeté l'un ou l'autre de ses sous-vêtements aux poubelles car si je me fie à ce que je sais,
les t-shirts d'homme et leurs boxers connaissent tous la même fin : ils se désingrètent graduellement jusqu'à disparaître complètement,
la ceinture en latex en premier.
J'imagine que dans un très loin futur, quelqu'un fera une étude là-dessus et qu'éventuellement, en appliquant le même principe, on n'aura plus besoin de ces boites qui servent à faire la collecte de vieux vêtements pour les pauvres. Mais alors, comment reconnaîtra-t-on un homme pauvre d'un pauvre homme dans la rue ?
Voilà la question du jour.
Et après ça on dira que je ne
suis pas sérieuse.
Georges
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Fawzi Malhasti
Pauvre Rutebeuf...
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Rutebeuf (1230-1285)
Note : Il s'agit, ci-dessus d'une adaptation de Léo Ferré en français moderne d'un poème beaucoup plus long et dont le titre original était était La griesche (qui est rude et piquant, importun) d'yver. En voici un extrait (deuxième strophe) :
Contre le tenz qu’aubres deffuelle,
Qu’il ne remaint en branche fuelle
Qui n’aut a terre,
Por povretei qui moi aterre,
Qui de toute part me muet guerre,
Contre l’yver,
Dont mout me sont changié li ver,
Mon dit commence trop diver
De povre estoire.
Fawzi
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De notre disc jockey - Paul Dubé
La java du diable
En
préparant mon émission sur la chanson française (tous les
lundis de neuf heures à midi sur les ondes de radiophile.ca),
je suis tombé sur cette java.
Une chanson écrite et mise
en musique par Charles Trenet chantée par Mouloudji.
Je me suis demandé si les jeunes
d'aujourd'hui connaissaîent Mouloudji...
J'en doute.
Ça date de 1956 ou 57 et ça a aucun
rapport avec le rap.
Cliquez sur la note : 
Note : pour nos suggestions et enregistrements
précédents, cliquez ICI.
paul
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Lectures
Note :
Les textes qui suivent - et les précédents - ne doivent pas être considérés comme de véritables critiques au sens de «jugements basés sur les mérites, défauts, qualités et imperfections» des livres, revues ou adaptations cinématographiques qui y sont mentionnés. Ils se veulent surtout être de commentaires, souvent sans rapport direct avec les oeuvres au sujet desquelles les chroniqueurs qui les signent désirent donner leurs opinions, opinions que n'endosse pas nécessairement la direction du Castor™ ni celle de l'Université de Napierville.
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1 - Jules Renard - Journal -
Paris, Gallimard 1927
Je viens de terminer ce Journal.
- 879 pages que j'ai lues, ligne par ligne, à partir d'un lecteur Kindle qui l'a édité en 25,628 écrans (sic) dont, heureusement, à chaque fois
que je passait de l'un à l'autre en glissant mon doigt de droite à
gauche c'est quatre par quatre que je me suis déplacé dans le
texte (selon le «Kindle counter». - Tout de même, cela m'a demandé 25,628 divisé par
quatre, 6,407 mouvements de la main. - Ce qu'on peut faire, quand même, quand on aime la littérature ! - Remarquez qu'en diminuant la grandeur de la
fonte, j'aurais pu diminuer le nombre de ces glissades mais j'ai dépassé l'âge où l'on peut encore lire en neuf points
ou moins ; dépassé également celui de ne pas dormir entre deux
lectures ; mais pas encore dépassé celui d'une infinie patience.
Technique que tout cela !
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Journal ? - Je suis, j'ai toujours été un grand amateur de journaux personnels. - J'ai lu celui de Gide, tous ceux de Julien Green, celui de Léautaud, celui du peintre Delacroix (si, si, : il en a tenu un)... quelques romans écrits sous la forme d'un journal et même des notes écrites au jour le jour. Certains.
il est vrai, qu'en partie. Le journal des Goncourt, par exemple. On en lit trois pages et il faut regarder douze fois dans un dictionnaire de biographies
ou un des nombreux Gotha qu'on retrouve dans tous les foyers (je ne
possède, malheureusement que celui de 1911) pour savoir sur qui ils
ont bien voulu nous donner leur opinion.
De nombreuses correspondances ou chroniques ressemblent à s'y méprendre à des journaux,.
Surtout quand ces correspondances sont publiées par destinataires (celles,
par exemples, de Gide et Henri Ghéon, Roger Martin du Gard ou sa mère.) ;
et les lettres de Pline le Jeune sont, de ce point de vue, fort intéressantes et j'ai bien hâte de m'attaquer à
la correspondance d'Oscar Wilde dont une partie a été publiée en
français par Gallimard en '66.
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Je ne tiens pas un journal. Je me suis essayé plusieurs fois, mais je n'ai jamais réussi à en rédiger des cohérants, encore moins des intéressants. J'ai de nombreux cahiers de notes cependant, des agendas, des cartons Bristol remplis de
: mots à chercher dans le dictionnaire, citations ou bouts de phrases
à traduire, de chroniques ou de lettres à écrire, de téléphones à donner.... Mes plus vieux (agendas) - enfin, ceux que je possède encore
- datent de 46, bientôt 47 ans. - Ce qui les rend intéressants (pour moi et uniquement pour moi), c'est la liste des gens que je fréquentais à certaines époques ou ceux avec qui je faisais affaire dans les listes
qui se trouv[ai]ent à la fin de ces agendas : des gens qui ne sont plus là où, s'ils le sont
peut-être encore à qui je ne pense que rarement ou encore que j'ai perdus de vue. - Quant à ma correspondance, depuis la venue des courriels et, pire encore, des textos, autant ne pas en parler.
Mais revenons à Jules Renard que cite abondamment Sacha Guitry dans ses nombreux écrits. (Le père de Sacha était un ami de Jules Renard.)
À lire ? Je ne le conseillerai jamais à personne. Du moins dans ses détails.
Il est composé de quatre, cinq genres de «souvenirs», de passages ou de réflexions
pseudo-philosophiques qui vont de diverses anecdotes concernant sa vie privée,
ses relations avec les ouvriers de sa ferme, ses conversations avec ses amis journalistes, écrivains ou auteurs de pièces de théâtre (y compris quelques comédiens et metteurs en scène) et
ses collègues de l'Académie Goncourt. Mais l'ensemble
n'a aucune suite et l'on passe d'un sujet à l'autre sans parfois s'en apercevoir, i.e. : est-il à Paris ou à sa ferme ? De qui parle-t-il quand il ne cite qu'un prénom ?
Les bons mots sont rares, de même que les pensées méritant d'être citées. Là-dessus, autant se fier à
Guitry (le fils).
Il dit détester la campagne, mais son journal pourrait être réduit d'un tiers si on y supprimait
tous les paysages, couchers de soleil et nuages dont il s'est permis de faire la
description.
Ses amis et connaissances sont d'une époque où il n'y avait ni radio, ni télévision et ceux qu'ils mentionnent, notamment ses compétiteurs romanciers ou auteurs de pièces de théâtre, sont, depuis longtemps, oubliés. Qui se souvient aujourd'hui de Catulle Mendès, Henry Bataille, Tristan Bernard, Alfred Capus, Courteline, Eugène Labiche, Porto-Riche et même Edmond Rostand ? - Seul, il me semble reste,
de ces boulevardiers, que Feydeau. - Et faut pas parler des poètes du temps .Vous vous souvenez,
vous, d'un certain José-Maria de Heredia ? Pourtant...
Il est fier quand même de sa Légion d'Honneur et semble apprécier faire partie de l'Académie Goncourt qui n'était vraiment pas à son apogée si l'on se fie aux membres qui en faisaient partie à son époque
(*).
(*) Les membres de l'Académie Goncourt en 1907 ? - Léon Daudet, Jules Renard, Octave Mirbeau, J.H. Rosny aîné, Léon Hennique,
Paul Marguerite, Gustave Geffroy, Élémir Bourges et Lucien Descaves
Si je ne pouvais amener avec moi qu'un seul journal sur une île déserte, je crois sincèrement que ce serait
celui qui se dégage de la correspondance de Pline le jeune, définitivement pas
celui de ce Jules Renard dont, j'imagine un peu encore trouver de nos jours son Poil de carotte encore
au catalogue.
Simon
***
2 - Plan de lecture
Je n'ai
rien contre les lectures au hasard, que ce hasard ait pour origine
ses lectures précédentes, ses goûts du moment ou ce que les
anglophones appellent ses «whims and fancies», y compris la
publicité, les listes de Best Sellers, les
recommandations d'amis ou même
les étalages dans les librairies. Ce que je reproche à ce système
(si c'est est un), c'est de ne pas nous faire découvrir des
choses qui, en cherchant parmi celles qui nous intéressent,
pourraient nous intéresser davantage. Molière, par exemple, à
partir de Feydeau, Balzac
à partir de Dickens, Proust à partir de Balzac, St-Simon à
partir de Proust et même Sherlock Holmes à partir d'Agatha
Christie ou de Simenon. De plus,
en ne lisant que ce qui nous intéresse, il est plus que probable
que l'on perde de vue les opinions contraires aux nôtres, ce qui
nous confine à un secteur limité de la connaisance.
Il faut préciser
quand même qu'on n'est pas obligé de tout lire parce
que, justement, il existe des livres sur tout. - Et même
de tout lire sur un sujet en particulier ou de tout lire à partir
d'un type particulier de livres. - À quoi servirait de lire, par
exemple, tous les romans publiés au Québec, ne serait-ce qu'au
cours d'une seule année, alors qu'un seul, peut-être deux, publiés
au cours d'une décennie, risquent de devenir des
classiques vingt ans plus tard.
Personnellement,
je ne lis rien en ce qui a trait à la
politique, surtout celle du moment, ni ne m'intéresse guère à
ceux qui ont des opinions discutables ou même indiscutables en histoire.
Mon avis est simple : on n'est pas obligé d'écouter, dans la même veine, du rap pour
apprécier
Beethoven. ni savoir l'histoire de la Riussie tsariste pour
comprendre Dostoievski.
D'un autre
côté, Saint-Exupéry, si je me souviens bien, disait que la
terre nous en apprenait plus sur nous-mêmes parce qu'elle nous résistait.
Chose à
retenir quand on lit un livre mal écrit, mal conçu ou inintéresant.
Mais,
faut-il vraiment avoir un plan de lecture ? Non si ce plan
consiste en une liste pré-établie de livres à lire et de
laquelle il ne faut sous aucune considération déroger car, de même
qu'on le fait en regardant la télévision, l'émission en cours
peut être captivante, mais pas nécessairement au point où il
faut nous interdire de vouloir savoir ce
qu'il y a d'autres à la télé. Sauf que :
Je vois
mal comment un lecteur qui lit au hasard peut en arriver éventuellement à
Gide, Green ou Montaigne ou certains auteurs qui, par la
profondeur et la complexité de leurs idées, exigent une certaine préparation et
c'est sur cette préparation que je me dis qu'on doit, quelque peu
et même beaucoup, planifier ses lectures afin de ne pas
trop s'égarer et, passez-moi l'image, confiner son intellect à
une petite rivière alors qu'il existe un immense fleuve de
connaissances à notre portée et, pour cela, il existe différentes méthodes.
Toutes mauvaises.
Les
recommandations de nos amis lecteurs
Combien
de fois un ou deux de vos amis vous ont-ils suggéré de lire
tel ou tel livre ? Combien de fois avez-vous été déçu au
point de vous demander si ces amis faisaient parti d'un groupe
de «tous les goûts sont dans la nature» ou d'une secte
quelconque où tous les livres sont bons à lire, y compris les
mauvais ?
Pour ma
part, ce genre de suggestions m'a fait comprendre qu'on ne
lisait pas tous de la même façon et que la plupart des
lecteurs lisaient pour se détendre ou uniquement par plaisir.
Comme je
ne lis pas uniquement par plaisir, mon plan de lecture, si j'en
ai vraiment un, m'interdit conséquemment de me fier aux goûts
des autres sauf si, en contre-partie, je demande à quiconque me
demande de lire un de leurs livres, d'en lire un des miens.
Cette
tactique m'a valu bien des lectures sans intérêt. Et pourtant, je n'ai offert
à ceux qui m'ont suggéré un livre quelconque, que des titres
peu exigeants.
Chaque
lecteur est bien seul.
Les
critiques
Les
critiques littéraires qui se limitent à décrire les oeuvres
qu'ils lisent, sans faire allusion à leurs goûts personnels
me semblent être les seuls dont on doive écouter non pas les
conseils, car ils n'en donnent pas, ni se fier à leurs
recommandations, car ils n'en font pas, mais à leurs
sonnaissances de la chose écrite. Ceux-là sont rares
Il en
est de même, si je peux me permettre la comparaison, en ce qui
concerne les critiques de cinéma.
À la
rigueur, j'irai voir un film si un critique a cru bon d'en
parler plutôt que de mentionner les deux autres qu'il a visonnés
dans la même semaine. Mais après qu'il ait écrit sur deux
films qui m'ont déplu, il est plus que probable que je cesse de
le lire, sauf pour dresser la liste des films à éviter.
Idem en
littérature.
Meilleures
vendeurs
Quoiqu'on
dise, quoiqu'on fasse, il est presque certain qu'un livre qui se
retrouve en tête du classement des livres qui se vendent le plus
ne soit pas un bon livre. Il suffit, pour cela, de remonter
dans le temps - quelques années et parfois même une seul suffit - et de consulter la liste des livres qui se vendaient
en milliers, en millions d'exemplaires. Rares sont ceux
qui non seulement ne sont plus lus, mais même encore disponibles.
Le
principe est celui de Groucho Marx qui répondait à ceux qui lui
disait qu'il était génial : «Ah, vous croyez, hein ? Alors
je dois être très mauvais.»
Souvez-vous
d'Anatole France et trouvez-moi, demain matin, un roman de Françoise
Sagan ou Le journal d'Ann Frank en vente dans une
librairie... - L'on pourrait dresser une liste infinie d'auteurs célèbres
qui ne font plus partie de l'échiquier: Mauriac, Malraux, Morand,
Mailer, Miller... à commencer uniquement par la lettre «M».
Troloppe
également, en anglais ; celui qui vendait à son époque dix fois
plus de livres que Dickens...
Meilleurs
vendeurs = meilleurs vendeurs. Point.
Surtout si
on en parle abondamment à la télé ou dans les journaux.
À éviter.
Anthologies
J'ai
toujours aimé les anthologies. Toujours détesté les
anthologistes.
Les
anthologies ont pour mérite de nous donner un aperçu de ce que
je signalais à propos des émissions de télévision quand on a
une manette à la main pour savoir ce qu'il y a d'autres sur les
autres chaînes que celle où l'on est branché.
Les
anthologies de poésie, entre autres, sont, pour la plupart,
excellentes à ce propos. Deux, trois poèmes d'un auteur, suivis
de deux, trois poèmes d'un autre, et ainsi, pendant des pages et
des pages, sont suffisants pour nous donner une idée de ce qui
pourrait non seulement nous plaire, mais pour nous faire découvrir
des poètes qui ne sont mentionnés nulle part ailleurs. Ces
anthologies m'ont fait connaître, entre autres, Marceline
Desbordes-Valmore et Edna St-Vincent-Millay et comment, sans
anthologie, aurai-je pu m'intéresser à Valéry, Aragon ou même
Corbière ?
Attention
cependant aux spécialistes, professeurs et surtout aux directeurs de
maison d'édition.
Livres
sur les livres
Il en
existe des centaines.
Ceux qui
sont publiés avec, comme auteurs, de nombreux participants ou qui
traitent de types spécifiques de littérature (romans, théâtre,
essais...) sont habituellement bien faits. On y retrouve des
opinions diverses, parfois à partir d'un seul et unique auteur
ou même d'un seul et même ouvrage,
J'ai en tête
quand je parle de ce genre de livres la liste de cents films
compilée à partir de listes soumises par des critiques, des cinéastes,
des gens reliés au domaine du cinéma et qui s'est avérée extrêmement
utile et, j'ose l'avancer, fort juste et toujours d'actualité
vingt ans plus tard.
C'est le
principe de John Ruskin :
On peut
toujours juger les livres bons ou mauvais selon divers critères
(style, composition, précision, intérêt, cleverness...) y compris les goûts
de chacun, mais une chose demeure évidente, quels que soient les
choix de tous et chacun, il faut convenir d'abord et avant tout
qu'il existe des bons et des mauvais livres.
Mon plan
de lecture ?
Je n'en ai
qu'un :
Essayer
dans la mesure du possible de saisir la pensée des autres et
comment cette pensée a évolué avec le temps et pour cela, je me
fie encore à mes manuels scolaires, ceux à travers lesquels j'ai
appris l'existence des Montaigne, des Villon, des La Fontaine, des
Racine, Corneille et Molière, et puis, plus tard, des Hugo, des
Baudelaire, des Verlaine, et encore plus tard, des Proust, des
Gide et des Green de ce monde. Ces gens-là m'ont guidé vers
Shakespeare, Simenon et Pérec.
Chose
certaine : je sais aujourd'hui ce que me dois de lire avant de
me cadavériser. Et la liste que je me suis dressée n'a plus rien de redevable au
hasard.
En
ceste foy je veul vivre et mourir.
Simon
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L'extrait du mois
Théorie des cordes et des désaccords
Extrait de Mere Anarchy
(L'erreur est humaine) de Woody Allen
Traduit en français par Nicolas Richard avec tradaptation de
Fawzi Malhasti
(Début seulement)
Je suis grandement soulagé d'apprendre qu'on est enfin en mesure d'expliquer
le fonctionnement de l'univers. J'en étais au point où je
commençais à croire que c'était moi qui déraillais. Il s'avère que, finalement, la physique, telle une vieille tante qui radote, a réponse à tout. Le big-bang, les trous noirs et la soupe primordiale m'ont été expliqués et continuent de l'être, un à un, avec tous les détails habituels,
les mardis de chaque semaine dans le «Cahier Sciences» du Times, si bien que je comprends depuis plusieurs
mois déjà les subtilités de la relativité générale et de la mécanique quantique aussi bien qu'Einstein ; attention, hein : Einstein Moomjy, mon voisin, distributeur de tapis en tous genres, gros, semi-gros et détail.
Comment ai-je pu ignorer si longtemps qu'il
existât dans l'univers des unités aussi infiniment petites qu'une constante de Planck ?
Que cette constante mesure un millionième de milliardième de milliardième de milliardième d'un centimètre ? Vous vous rendez compte ? Si vous en échappez une, par exemple, dans la salle obscure d'un cinéma, vous
savez comment de temps il vous faudra pour la retrouver ?
Autre chose : j'ai appris comment fonctionne la gravité au
point où j'en suis à me demander si, par hasard, un jour elle
venait à disparaître, on cesserait, dans certains restaurants, d'exiger toujours le port d'un veston...
Ce que je sais, en physique, du moins, c'est que, pour un homme se tenant sur
une berge, le temps passera plus vite que pour celui qui se trouverait
en mer - surtout si ce dernier est avec sa femme.
Le dernier apport de la physique à ma santé mentale est celui de la théorie des
cordes(*), ou «théorie du tout» : une théorie globale qui explique l'ensemble des phénomènes physiques, y compris cet incident de la semaine dernière :
(*) «String theory» en
anglais (note de Madame Malhasti).
Je me suis réveillé vendredi, mais comme l'univers est en pleine expansion, il m'a fallu plus de temps que de coutume pour trouver ma robe de chambre.
Du coup, je suis parti en retard au travail. En outre, compte tenu de la relativité, du point de vue où on les observe, le haut et le bas, l'ascenseur que j'ai pris montait au lieu de descendre et je me suis retrouvé au dernier étage de l'immeuble. De là, j'ai eu toutes les peines du monde à trouver un taxi. Il ne faut pas oublier qu'un homme voyageant dans un vaisseau spatial à une vitesse proche de celle de la lumière aurait donné l'impression de ne pas être en retard au bureau - voire d'être un peu en avance, et en tout cas mieux
sapé que moi.
Quand je suis finalement arrivé au travail, je suis allé voir mon patron, M. Muchnick, pour lui expliquer la raison de mon retard, sauf que ma masse ayant augmenté en proportion inverse du carré de la distance, il a considéré cette transformation (qui n'en était pas une) comme de l'insubordination. Il fut alors question d'une retenue sur mon salaire, lequel, rapporté à la vitesse de la lumière, allait être, à son prochain versement, de toute façon, assez négligeable. D'ailleurs, comparé au nombre d'atomes dans la galaxie d'Andromède, je gagne assez peu. J'ai essayé de faire part de ces réflexions, miennes, à M. Muchnick. Il a dit que je ne tenais pas compte du fait que le temps et l'espace étaient interchangeable. Il a d'ailleurs juré que si cette incongruité venait à changer, j'aurais droit à une augmentation.
Je lui ai alors répondu que dans la mesure où le temps et l'espace revenaient au même, comme il faut trois heures pour fabriquer un article qui à l'arrivée mesure moins de quinze centimètres, on ne peut décemment pas le vendre à plus de cinq dollars.
[...]
De retour à mon bureau, où les rayons du soleil entraient par la fenêtre, je me suis dit que si cet immense astre doré explosait
soudainement, notre planète quitterait son orbite et prendrait une certaine tangante mais où ? Raison de plus de ne jamais se séparer de mon
portable. - Mais... si la possibilité de voyager à une vitesse supérieure à trois cent mille kilomètres par seconde
existe et peut permettre de remonter dans le temps, il se pourrait que je me retrouve en Egypte, aux temps des
Pharaons ou encore dans la Rome impériale. Mais une fois sur place, qu'est-ce que j'y ferais ?
Et de là, je suis passé au fait que je ne connais pas grand monde de ces époques-là, encore moins leur
langue et puis... y'a toujours le principe de l'incertitude d'Heisenberg.
Or voilà que...
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Le courrier
Mlle Aubrette Guibord - Hastière-par-Delà,
Belgique
En 1911 ? Léopold IV : Jules Bernard
Adalbert Othon Charles Gustave, 6e prince de Lippe, noble seigneur et
comte de Lippe-Biesterfeld, comte de Schwalenberg et de Sternberg,
bourggrave héritier d'Utrecht, né à Obercassef, près de Bonn le 30 mai
1871.
M. Melchior Maas - Vaasa, Finlande
La Maison Philibert de Jean Lorrain,
avec dessins de Bottini, parut en 1904 à la Librairie Universelle, 33 rue
de Provence à Paris.
Mr. Percy Devontonsils III - New Larochelle, New York
Pour cela, Monsieur Devontonsils, nous
vous suggérons de vous adresser au Club des Alpinistes Hollandais (Club Bergbeklimmers van Nederland,
186 Jacobus Pieter Thijsseplein - 1221 LN Hilversum). Son président,
Harald Hollink, sera sans doute vous aider. Son numéro est dans le
bottin.
Mme Agathe Du Trieux - Maple, Ontario
Le pluriel de Xzyuvaf est Xztuvafen
sauf en Haute Bavière et en Basse Silésie où ce mot est généralement
peu utilisé.
Mr. Kyle M. Swanson, Middletown, N.Y.
James Randi : An Encyclopedia of claims, Frauds, and Hoaxes of the Occult and
Supernatural, St. Martin's Press, 1995.
Mme Dominica Fomina - Paris 7e
À notre connaissance, il n'existe pas
d'associations de tire-au-flanc (nom masculin invariable) au Groenland.
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Dédicace
Cette
édition du Castor est dédiée à :
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John Ruskin
(1819-1900)
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Le mot de la
fin
«La forme même des pyramides nous apprend que, des la plus haute
antiquité,
les ouvriers avaient déjà tendance à en faire de moins en moins..»
- Alphonse Allais
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Autres sites à
consulter
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Webmestre : France L'Heureux
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Webmestre : Éric Lortie
Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro
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Historique :
Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est, depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.
De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.
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