Enrique Saltadeo

Longtemps considéré comme un des plus importants poètes du Caraguay (parce que un des plus incompréhensibles), Enrique Saltadeo demeure encore aujourd'hui une des figures énigmatiques de la littérature caraguayenne d'expression espagnole ou, dans son cas, d'expression espagnole sud-américaine. Surnommé l'hermetico (l'hermétique), Enrique Saltadeo n'a sans doute pas su s'exprimer dans une langue susceptible d'être comprise par une population à la finesse désordonnée (ordinaria) mais son influence dans le domaine de la littérature contemporaine commence à être moins contestée. C'est grâce aux travaux de Pietro Paciente de l'université caragayenne de San Salavatore (de San Cristobal) que ce côté méconnu de son oeuvre a fini par émerger au début des années quatre-vingt-dix lorsqu'un certain rapport a été fait entre l'oeuvre et l'homme. Car pour comprendre Saltadeo, nous dit Paciente, il faut s'appliquer à connaître sa vie. Malheureusement cette vie, Saltadeo semble lui-même en avoir oublié une bonne partie ayant, dans la vingtaine, considérablement abusé de substances chimiques psychotropes aux effets prolongés.

Né en 1942, Saltadeo a commencé se faire connaître dès 1963 en publiant coup sur coup deux livrets, contenant des poèmes déjà difficiles à comprendre, sous le titre de Autobs de dos pisos (Les bijoux de la couronne et Los placeres de la buena mesa (Le meurtre de Roger Ackroyd). Mal accueillies par la critique ces deux oeuvres ont néanmoins réussi à le faire remarquer par leurs nombreuses références au paysage urbain et à la condition humaine dénaturée par les progrès dans le domaine de la dentisterie et de la chirurgie. - Il poussa son analyse de la société dans deux autres volumes parus en 1965 (Esmalte de uas - littéralement Vernis à ongle mais publié en français sous le titre de On ne meurt que deux fois - et Lmpara de petrleo - Lampe à pétrole devenu Mort à crédit [même remarque]) qui, par leur incohérence stylistique et l'utilisation de plus en plus fréquente de néologismes au sens imprécis contribuèrent à le classer dans les post-avant-gardistes de la ligne des Gran Carrlson, des Lamberto Berlusconi et des John Henry Rutleg de l'école de Vienne fonde l'instigation du Français Roger X.. - Au cours des années soixante-dix, il récidiva avec un volume de huit cent pages intitulé Silla elctrica (La chaise électrique publié en France sous le titre de Tintin au pays des Soviets) qui le fixa définitivement du côté des incompréhensibles par son usage systématique de phrases décousues où intervenaient des nombres et des séries de relatives en dont qui ont fait l'objet de nombreuses interprétations. - Quelque peu absent de la scène littéraire au cours de la décennie suivante, il eut beaucoup de difficultés à publier, au milieu des années quatre-vingt-dix, son - ce que plusieurs appellent son chef-d'oeuvre - Empapelado (Papier peint ou Le rouge et le noir [ Paris]) où, malgré de nombreuses tentatives pour exprimer des idées complètes (ce livre comprend pas moins de six débuts), il ne réussit qu'à donner l'image d'un homme visiblement troublé par l'existence.

Invité à plusieurs reprises la télévision française, son discours a été plusieurs fois remarqué dans le contexte de tables rondes littéraires, ce qui lui valut divers contrats titre de programmateurs d'émissions culturelles diffusées, en particulier, sur les chaînes une et deux.

Depis 1999, Enrique Saltadeo vit, reclus, dans une maison de santé près de San Isidor del Casso où il s'adonne la peinture.

En mai 2004, Enrique Saltadeo s'est vu décerné le prix Gustavio de la Locura pour l'ensemble de son oeuvre.


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