Mycroft Marshall, dit Marshall l'aîné

Mycroft Marshall (debout) en compagnie de son frère, Tony

Né le 20 mai 1829 dans ce qui est convenu d'appeler la paroisse de Saint-Cyprien de Napierville qui se trouvait alors (et se trouve toujours) dans le village de Napierville, Mycroft Marshall était le fils aîné de Maurice Théophile Marshall, né au même endroit en 1789, petit-fils d'Uldéric Marshall né en 1763, lui-même arrière-arrière-arrière petit-fils d'Ovide Marshall (dit "Le père Ovide"), né en 1672, fils de Sosthène Marshall, né en 1653 à Cuverville, pays de Caux, ancien intendant de la famille Rondeau, qui immigra en Nouvelle-France à la fin de 1670.

 (Voir à Historique de Napierville)

Il était, de ce fait, le frère aîné de Tony Marshall, dit le Grand Marshall.

Malgré qu'il mourut fort avancé en âge (il vécut jusqu'en 1933), on sait très peu de choses de lui.

On le dit le plus intelligent des Marshall de Napierville mais le moins industrieux

Son intelligence aurait été plus théorique qu'autre chose.

Les légendes à son sujet abondent et la plupart, quoique fort crédibles considérant qu'il était un Marshall, n'ont, pour la plupart pas pu être vérifiées. - Qu'il ait été, par exemple, le premier entraîneur de Louis Cyr demeure du domaine du probable mais aucune biographie de l'homme le plus fort du monde ne mentionne son nom. - Une autre légende veut que son nom fut donné au frère de Sherlock Holmes par Arthur Conan Doyle qui aurait entendu parler de lui par un lointain cousin qui, de passage à Napierville, avait été étonné par son sens de la déduction et la facilité avec laquelle il dénouait les énigmes les plus compliquées (le fait qu'il ait été un violoniste hors pair expliquerait peut-être cette caractéristique de ce personnage que fut ce détective du 222b Baker Street). - Une troisième, enfin, veut qu'il ne répondait jamais à son courrier préférant s'entretenir de vive voix à qui voulait bien lui rendre visite. Une malle, malheureusement aujourd'hui disparue pourrait le confirmer et, à ce propos, on rapporte que les plus grands savants du monde entier s'adressaient régulièrement à lui pour obtenir son aide dans des choses de plus en plus complexes.

Sa vie se serait déroulée essentiellement entre sa chambre à coucher, son jardin (l'été) et une petite pièce adjacente où, le reste de l'année, il regardait les flammes d'un foyer danser entre ses repas.

Il ne lisait jamais, était profondément ennuyé par tout ce qui pouvait être considéré comme une "nouvelle", que cette nouvelle soit locale, provinciale ou internationale et c'est à peine si, parfois, il demandait un crayon et du papier pour faire des calculs que tous disaient qu'il aurait pu tout aussi bien les faire dans sa tête, ses connaissances en mathématique étant prodigieuses.

Une ou deux fois par an, il consentait à se déplacer, soit à Saint-Rémi, soit à Montréal (le plus souvent, il s'arrêtait à Laprairie) et, très rarement jusqu'à New York où, ceux qui l'accompagnaient le perdait de vue pendant quelques jours pour le retrouver maugréant comme s'il avait su au départ que ses voyages allaient être parfaitement inutiles. - "Je le savais", disait-il à mi-voix tout le long du trajet du retour.

Les seuls êtres avec qui il semblerait s'être toujours entendu à merveille furent son frère, Tony, puis, plus tard, son neveu, Alphétus, le fils de son frère, mais dès l'adolescence de ce dernier, il serait devenu de plus en plus taciturne, allant jusqu'à réduire ses communications avec autrui à des gestes de plus en plus simples : un claquement des doigts signifiant "j'ai faim", deux claquements qu'il voulait dormir, etc.

Dans ses notes, son frère dit qu'il lui doit tout et que, sans lui, son existence eut été composée de "pénibles recherches", recherches qui, semble-t-il, ont été réduites à leur plus simple expression du fait que ce Mycroft pouvait, en quelques mots, résumer des tonnes de documents à condition qu'on puisse en donner un aperçu logique du but visé.

Parmi les manuscrits trouvés dans les écrits de Josaphat Lavallée, une soixantaine de pages d'une écriture particulièrement fine traiteraient de ce frère aîné et espérons que d'ici quelques mois, on pourra cerner un peu plus cet énigmatique personnage décédé le 30 mai 1933 après une courte agonie qui ne dura que quatre jours. Il venait tout juste d'avoir 104 ans.

Mycroft Marshall vers la fin de sa vie.

 

Elizabeth Regina - Sosthène du Cresson - Herméningilde Pérec - 09-05


Retour, si vous êtes venu par là, aux : Marshall

Sinon voir à Saint Audrey

Ou encore à : Philibert Besson


accueil |  infos  |  pour nous écrire


© - Sauf : citations, extraits sonores, (certaines) photos et autres fichiers :
Université de Napierville
101 esplanade du Grand Marshall,
Napierville, Québec,Canada J0J 1L0




Conception : Vatfair-Fair Design and Hold Harmless Co. - Vatfair, Planter, Hencourt et Associés - Cornelius Chasuble, q.t. - Copernique Marshall - Olaf de Huygens-Tremblay - Fawzi Malhasti (Mme) - Simon Popp - Paul Dubé - Hermningilde Pérec - Roger V. Landry - Moe Spitzman (Son éminence) - Inferna Mieli (Ms) - Jean Sérien et la collaboration exceptionnelle de Georges de Napierville de même que la Bijouterie Petiot-Landru