Bingo (historique)

Certains historiens, dont le Professeur Lomey de l'Université de Caraguay, font remonter le bingo à la Guerre de Troie (l'Iliade, selon leurs sources, ayant été, à l'origine, connue sous le nom de «B-12» en l'honneur du roi Ménélas).

D'autres, sans doute plus prudents, le rattache à une vieille légende teutonne, certaines cartes s'apparentant à ce jeu ayant été trouvées lors de fouilles près d'Aix-en-Provence en 1937.

On sait que Charlemagne en était un fervent adepte et qu'à la cour du roi Dagobert, il était fréquent de trouver des dames portant des sacs remplis de petites boules de bois portant des inscriptions comme «I-7», «N-16» ou encore «G-29».

Le jeu était alors connu sous le nom de Ginbo du nom d'un dieu syldave.

Sa forme actuelle date du début du siècle dernier mais elle a une tout autre origine :

C'est en Italie en 1530, en effet, qu'un certain Lo Giuco de Lotto [1] (de Venise) eut l'idée d'organiser une loterie nationale où chaque participant (Teilnehmer en allemand) se voyait remettre une carte (carta en espagnol) sur laquelle étaient inscrits des numéros (numbers en anglais), généralement au nombre de 12 - mais on a retrouvé des cartes à 24 et 36 numéros - qui se situaient dans la fourchette des nombres réels compris entre 11 et 99 et auxquels correspondaient de petits cylindres de bois numérotés et mêlés dans un sac, le gagnant étant le premier à réaliser et annoncer que chacun des numéros se trouvant sur sa carte avaient été pigés du sac.

Cette loterie (ou Loto, du nom de son inventeur) immigra en France vers la fin du XVIIe siècle où la formule fut légèrement modifiée pour tenir compte d'une population dont les origines religieuses remontaient à d'autres siècles.

Plutôt que 12 ou 24 ou 36 numéros répartis plus ou moins arbitrairement sur une carte, le nombre des numéros passa à 25 qui furent disposés en rangés et colonnes (5 par 5), les gagnants (car il devenait alors possible d'avoir plusieurs gagnants par jeu) étant ceux qui possédaient tous les numéros d'une rangée, d'une colonne ou d'une diagonale (avec toujours la même variante ou Grande Loto de la carte dont on possédait tous les numéros)

Plus tard, sous l'impulsion de diverses découvertes en mathématiques, le numéro central fut remplacé par un casier libre et la fourchette des numéros fut étendue de 1 à 99.

Au cours du XIXe siècle, ce type de loterie se répandit à travers le monde et plusieurs autres variantes furent inventées. L'une d'entre elle, la plus populaire, consista à utiliser des cartes divisées en 3 rangées horizontales et 9 rangées verticales ou colonnes. La première rangée horizontale contenait les chiffres 1 à 10, la deuxième, les nombres 11 à 20, la troisième, les nombres 21 à 30 jusqu'à la dernière qui contenait ceux compris entre 81 et 90. Sur les trois rangées horizontales, on inscrivait cinq nombres et on en laissait quatre en blanc. Le gagnant était celui qui, le premier, possédait une carte dont tous les numéros d'une seule rangée avaient été tirés d'un vase ou pot en terre généralement cuite.

En 1929, un jeu similaire nomme Beano était très populaire aux environs d'Atlanta (USA) - Beano de «beans» ou fèves, les joueurs se servant de fèves sèches pour noter les numéros déjà tirés sur leurs cartes.

Ayant, par erreur, crié Bingo au lieu de Beano lors de la grande finale de 1930, un commerçant-entrepreneur de nom de Lowe eut l'idée de renommer ce jeu Bingo, remplaçant les numéros seuls par des colonnes de numéro au-dessus desquelles - coup de génie - le mot Bingo fut inscrit.

C'est ainsi que le moderne jeu de Bingo se joue avec des combinaisons de plus en plus complexes pouvant impliquer des dizaines de milliers de nombres (B-1, I-39, G-48, etc.) d'autant plus qu'il existe des super-bingos ou bingo-extra à 10 colonnes et 10 rangées dont les entêtes se lisent «SUPERBINGO» ou «BINGOEXTRA» («S-11», «O-29», «P-39», etc.)

La tradition veut qu'au moins un casier (habituellement central) n'ait point de numéro laissant ainsi une chance à ceux qui ne savent pas jouer.

Voir à : Bingo - Martingale

[1] À ne pas confondre avec Lorenzo Lotto, né également à Venise (vers 1480) et mort à Lorette 1556 qui fut un artiste-peintre tourmenté, à la vie vagabonde (Trévise, les Marches, Bergame, Venise), il est l'auteur de retables et de portraits qui, avec des moyens très différents de ceux de Titien, unissent force expressive et poésie subtile (Dictionnaire encyclopédique du Grand Marshall).

- Texte : Alphétus-Gérard Lemaire


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