Béton

Le Petit Marshall® (Presse de l'UdeNap) donne, du béton, la définition suivante :

Le béton étant une agrégation de graviers, de sable, d'eau et de ciment.

Il en existe plusieurs types : le béton classique qui sert à la construction de routes, le béton aéré (dans lequel on a laissé des bulles d'air qui le rendent moins dense et améliorent son ouvrabilité et sa résistance au gel), le béton léger, le béton caverneux, le béton cellulaire, le béton à base de fibres de bois, le béton lourd (à base de plomb), etc.

Dans l'architecture et le génie civil, on fait appel à deux techniques particulièrement importantes : le béton armé, qui est coulé sur une armature métallique, et le béton précontraint qui est un béton armé dans lequel sont tendus des câbles ou des tiges d'acier, qui, une fois relâchés, mettent le matériau en compression.

Depuis le début des années quatre-vingt, des bétons à hautes performances (BHP) ont été créés pour être utilisées dans la construction d'immeubles de grande hauteur et dans les grands ouvrages comme les barrages, les structures importantes, etc.

Le Grand Marshall® (idem) va plus loin et précise que le béton est un :

Matériau obtenu par la réunion en un tout de graviers et de sable au moyen d'une matière pulvérulente mélangée avec de l'eau auquel on ajoute des adjuvants.

Tandis que Le Grand Dictionnaire Encyclopédique du Grand Marshall® (idem) mentionne que le béton est  un :

Matériau de construction obtenu par le mélange de graviers, de sable, de ciment, d'additifs et d'eau.


Ces définitions, aussi complètes soient-elles, oublient le Marshall M-103, béton anti-effets-séismiques auquel sont ajoutés des antibiotiques pour combattre le bacille du tremblement de terre (voir Chronologie marshallienne, à 1963) et qui a pour base du sable mouvant.

Elles oublient également le béton inventé par Éxandre Plouck, ingénieur des Ponts et Chaussés sous l'Occupation.

Aujourd'hui à la retraite et considérablement avancé en âge, Monsieur Plouck écrivait récemment à notre collaborateur Guy Paquin que c'était avec une agréable surprise qu'il avait lu dans nos éphémérides (27 mai 2002) la mention de cette route si mal connue [qui va Paris à Menton] et qui  mesure dix-sept mètres de plus dans un sens par rapport à l'autre à cause de l'utilisation, dans la région d'Auxerre, de son béton expérimental - le béton Plouck.

Aparté :

On a beaucoup écrit sur l'Occupation mentionnant habituellement au passage l'existence (brève) de collaborateurs qui, comme l'a démontré l'épuration qui a suivi le régime Pétain, n'étaient tout au plus qu'une douzaine d'individus la plupart d'origine allemande.

L'Histoire a en effet démontré que des personnages faussement accusés de collaboration n'étaient, en fait, que des résistants (plusieurs millions) qui, sous l'apparence de la collaboration faisaient de leur mieux pour saboter les actions des occupants.

C'est à cette tranche majoritaire qu'a appartenu Monsieur Plouck.

Dans la lettre qu'il faisait parvenir à notre Monsieur Paquin ce résistant de la première heure nous précise que son béton ne rend pas nécessairement  les routes plus longues (voir citation ci-dessus) mais donne l'illusion d'une certaine majoration dans le sens de la  longueur car il retarde grâce à des mini-gyroscopes et des boussoles la progression des véhicules dans le sens nord-sud mais non dans l'autre.

Monsieur Plouck nous a précisé qu'on lui en a passé la commande vers la fin de l'Occupation. Un certain colonel Berger - très actif au sein de la résistance - lui aurait en effet expliqué à ce moment-là que si l'on pouvait retarder la retraite de l'Occupant sans gêner la marche vers le sud des résistants, on épargnerait bien des vies et c'est ainsi qu'est né son aujourd'hui célèbre béton.

Longtemps oublié - on connaît la bureaucratie gouvernementale - ce béton est resté sur les tablettes (qu'on nous passe l'expression) jusqu'à ce qu'il soit à nouveau utilisé mais sans les caractéristiques nord-sud originelles sur la route qui mène de Meymana en Afghanistan à Kwanju en Corée du Sud (comme nous l'avons mentionné dans nos éphémérides - voir référence ci-dessus) mais surtout au Québec, une province francophile comme on le sait, notamment dans toutes les approches des ponts qui mènent de la Rive Sud à Montréal - bévue évidente - et dans la construction du Stade Olympique (à Montréal) où, comme on le sait également, les matches de baseball sont interminables, les balles rapides y étant les plus lentes de la ligue (ce qui explique la piètre moyenne des lanceurs de l'équipe locale).

Nos remerciements à Monsieur Éxandre Plouck.


Machu Pichu

Pont du Guard

Échangeur Turcot (Montréal)


 

- Texte : Marc-André Portelance


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Voir également à : Du Mersan et Varin

Ou encore à : Falah Souffer


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