Université de Napierville

Paul Gauguin


Eugène-Henry-Paul Gauguin naquit à Paris, rue Notre-Dame-de-Lorette, au numéro 56, le 7 juin 1848.

Son père, Clovis Gauguin, était journaliste, et collaborait au National, mais ne semble pas avoir jouer un rôle de tout premier plan dans la presse de l'époque. - En fait, n'eût été de la carrière de son fils, il est plus que probable que les élèves des lycées d'aujourd'hui n'aient jamais eu à retenir son nom.

Sa mère, Aline-Marie Chazal, était la fille de Flora Tristan (Flore Tristan-Moscoso, dite Flora Tristan) - 
dont le nom était encore fameux dans les annales socialistes (en 1926) ayant été une des initiatrices du féminisme en France (1803-1844). - Elle aurait également été une descendante d'un vice-roi du Pérou.

Le coup d'état de 1851 (on se souviendra de ce Louis Napoléon Bonaparte, le neveu de l'autre) ayant brisé sa carrière le père décida de s'embarquer avec tous les siens pour la patrie de l'ancêtre de sa femme mais il mourut au cours du voyage (dans le détroit de Magellan).

Madame et ses enfants - Paul avait une petite soeur - demeura quatre ans, dans sa famille, à Lima puis décida de rentrer en France pour le règlement de la succession de son beau-père.

Paul fut, à Orléans (de 1855 à 1865), un temps externe dans un pensionnat, puis novice dans un séminaire et finalement élève dans un lycée dont seuls les érudits connaissent le nom.

Il voulut être marin mais fut incapable - on n'a jamais su pourquoi - de se présenter à la Navale. - En 1865, on l'embarqua comme pilotin sur un navire en partance vers l'Amérique du Sud.. - À son retour, il s'engagea dans les équipages de la flotte.

Quand la guerre franco-allemande éclata (en 1870), il était matelot de 2e classe sur le croiseur Jérome-Napoléon. - Le 23 avril 1871, il obtient un congé de dix mois qu'il renouvela jusqu'à sa mort.

La même année, on le retrouve agent de change chez Berttin.

En 1883, ayant fait fortune à la bourse, marié à une danoise du nom de Mette-Sophie Gad qui lui avait donné cinq enfants,  il décide d'abandonner son métier pour se consacrer à autre chose.

Il s'installe à Rouen, puis à Paris, en Bretagne, puis à Pont-Aven - où il se lie d'amitié avec le frère d'un marchand de tableaux d'Amsterdam - pour, finalement, en 1887, s'embarquer pour les Antilles. - Il se fixe un temps en Martinique (Saint-Pierre) mais, atteint de dysenterie, il rentre à nouveau à Paris où il exerçe, un temps, le métier de colleur d'affiches.

En 1888, il est à Arles, regagne la Bretagne puis retourne à Pont-Aven.

En 1890, de retour à Paris, le ministère de l'instruction publique lui donne une mission officielle, mais gratuite, pour Tahiti.

En 1891, il est à Papeete et trouve refuge dans le district de Mataïca.

En 1893, il est de retour en France (Marseille) puis, à nouveau, à Paris.

En 1894, il se rend en Belgique, puis à Copenhague où vit sa famille, retourne à Paris, puis encore à Pont-Aven.

En 1895, il est de retour à Tahiti mais cette fois-là, dans le district de Pounoaouïa.

À l'été de 1901, il s'installe à Hiva-Hoa, puis à Atuana dans les Îles Marquises.où il meurt le 8 mai 1903.


Son oeuvre littéraire comprend, outre sa correspondance avec Daniel de Monfreid, avec André Fontainas et avec Émile Bernarde, divers volumes en prose, dont certains sous forme de journal, et accompagnés d'esquisses et de dessins : Notes synthétiques ; Diverses choses ; Noa-Noa ; Cahiers pour Aline (sa fille) ; Avant et après ; Racontars d'un rapin, etc.

 

Voir aux Îles du Pacifique

Voir à Amour en noir et blanc (à Willemetz et Christiné


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