Université de Napierville

Le «Fort à Gaspard» dit le «Fort à Marshall»


Détruit en 1942 lors d'une invasion de chenilles malignes (les légendaires lepidopterus bellicus), le Fort à Gaspard dit Fort à Marshall avait jusque là résisté au tremblement de terre de 1755, à la conquête, à la révolution américaine, à la quatrième guerre anglo-néerlandaise (1780-1784), au renvoi de Necker, à la Révolution française, aux guerres napoléoniennes, au soulèvement de 1837-1838 et à sa transformation en centre d'hébergement pour jeunes délinquants (en 1932).

Sa fière allure (on ne voit ici que sa façade - et encore : qu'en 1935, avant son agrandissement), son importante loge de concierge (à gauche) et la structure unique de son toit en firent pendant près de deux siècles un point de mire sur ce qui allait, plus tard devenir le Boulevard Taschereau de Laprairie à Longueuil (Province de Québec). - Moins homogène sans doute que son successeur mais il faut se rappeler les dures conditions de l'époque.

Conçu à l'origine pour défendre la colonie contre les attaques des outardes (très agressives à l'époque), le Fort à Gaspard (du nom de son protecteur, Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry (1682-1756)), fut conçu, planifié, érigé, supervisé et réalisé par Ovide Marshall de 1749 à 1753 (d'où son deuxième nom).

Ses dimensions :

On parle d'une structure qui mesurait, avant son agrandissement, 59 pieds, 7 pouces et 4 lignes de largeur, 138 pieds, 11 pouces et deux lignes de profondeur et 21 pieds (exactement) de hauteur (si on enlève les tuiles ajoutées lors de la tempête de verglas de 1856). - «Et tout cela, comme le fait remarquer le Professeur, au moment où le pied valait encore un pied», soit : bien avant sa dévaluation de 1929, c'est à dire :

  • 11.259698     pouces de Paris (d'avant la conquête) ou
     

  • .93827841     pied français (d'avant la Révolution)

ou encore :

  • .99999716     pied américain (pré-1929)

  • 1.0985801     pied mycénien

  • 1.0299187     pied romain

  • .98872220     pied grec ou

  • 1.0159990     pied égyptien

ce qui donnait :

  • .015151501    acre (agraire) anglaise

  • 3047997300   angström

  • .42857105      rotin japonais

  • 5759991500   unités atomiques

  • .06597397      canne

  • 30.479974      centimètres

  • .52678916      asa arménien

  • .6666661        coudée biblique

  • .659148          coudée grecque

  • .0015151502  furlong

  • .0001893937  mile anglais (ou impérial)

  • .0001645786  mile marin

  • 3.9999964      paumes

  • 2.17568910    kØlns suédois

  • .060606007    perche

  • 72.269938      picas

  • 12.1212561    doigts méditéranéens

  • .0016504477  stade

  • .35171906      vara argentin (ou paraguayen)

  • .27963277      vara brésilien (ou portugais)

  • .35960328      vara chilien

  • .35958249      vara californien (d'avant 1848)

  • .38372283      vara mexicain

  • .35947605      vara cubain

  • .36502087      vara texan (jusqu'au 17 janvier 1919)

  • .35999967      vara texan (après le 17 janvier 1919)

Son intérieur :

Largement subventionné, récipiendaire de diverses campagnes de souscriptions publiques et appuyé financièrement par l'Église (on parle même de certains détournements de fonds publics), le Fort à Gaspard, dit le Fort à Marshall, fut décoré somptueusement.

Des ouvriers venus de partout dans ce qui était à l'époque Nouvelle-France ou Canada contribuèrent à sa décoration :

  • Berthe Abel, artiste peintre  d'Amqui [1]

  • Danielle Binoche, bidouilleuse de Barachois

  • Fortunat Césaire, céramiste de Cap-aux-Os

  • Uldéric Doré, documentaliste de Despinassy

  • Florant  Ébailleur, ébarbeur d'Entrelacs

  • Jim Forforan fongicide de Fugèreville

  • Denis Godace, graveur de Gagnon-Siding

  • Cossette Harbic, herboriste d'Huberdeau

  • Tyrone Ignace, iconologiste d'Ilest-Jérémie

  • Félix Jocriste, jardinier de Jonquière

  • Chris Klein, kyrielliste de Kamouraska

  • Daniel Laflutte,  lamineur de L'Ascension-de-Patapédia

  • Paul Masson, maçon de Massawippi

  • Bach E. Naverne, nielleur de Nicabong

  • Maurice O'Tool, orfèvre d'Otterburn Park

  • Léon Perchicot, plombier de Papinachois

  • Jean Quintal, quintessenceur de Quyon

  • Bébé Rolland, relieur de Ruisseau-à-rebours

  • Cécile Santerre, sasseuse de Ste-Scholastique

  • Théophile Tessier, tailleur de Thurso

  • Ubald Ubaldo, urbaniste d'Ulverton

  • Vivianne Vivier, vitrière de Vanier

  • John C. William, wagonnier de Warwick

  • Rolland Xavier, xérographe d'Exton

  • Béatrice Yielle, ysopétiste de Yamachiche

  • Épuis Zuthe, zoomorphiste de Saint-Zénon

Vinrent ensuite les aquafortistes, les aquatintistes, les architectes, les asphalteurs, les bricoleurs, les briqueteurs, les coloristes, les couvreurs, les décorateurs, les enlumineurs, les estimateurs, les excavateurs, les fresquistes, les graveurs, les illustrateurs, les ingénieurs, les manoeuvres, les mécaniciens, les menuisiers, les miniaturistes, les muralistes, les ornemanistes, les ouvriers, les ouvriers spécialisés, les pastellistes, les patenteux, les peintres, les piocheurs, les plombiers, les portraitistes, les tunneliers, les verriers et une foule de gens trop nombreux pour être nommés ici.

Le résultat fut celui qu'on connaît.


[1] Le lecteur comprendra que ces villages et municipalités n'existaient pas au moment de la construction du Fort à Gaspard dit Fort à Marshall mais nous nous sommes efforcés, en donnant les renseignements ci-dessus (ci-dessous quand vous lirez ceci), de situer, dans le langage géographique d'aujourd'hui, les localités exactes d'où sont venus ces ouvriers.


 
Retour à l'histoire de Napierville

Pour les dernières nouvelles concernant l'UdeNap :

Voir : Le Castor™ - L'organe officiel de l'UdeNap (édition courante)

(c) - Sauf : citations, extraits sonores, (certaines) photos et autres fichiers :
Université de Napierville
101 esplanade du Grand Marshall,
Napierville, Québec, Canada J0J 1L0


Conception : Vatfair-Fair Design and Hold Harmless Co. - Vatfair, Planter, Hencourt et Associés - Cornelius Chasuble, q.t. - Copernique Marshall - Olaf de Huygens-Tremblay - Fawzi Malhasti (Mme) - Simon Popp - Paul Dubé - Herméningilde Pérec - Roger V. Landry - Moe Spitzman (Son Éminence) - Inferna Mieli (Ms) et la collaboration exceptionnelle de Georges de Napierville de même que la Bijouterie Petiot-Landru