Université de Napierville

Marcel Godin


PAGE EN RECONSTRUCTION

(Monsieur Marcel Godin étant décédé le 17 avril 2008)


Note :

Les rumeurs voulant que Marcel Godin ait joint la Légion Étrangère entre 1984 et 1992 et qu'il serait encore un membre actif de l'Association des Décorateurs de Lislet sont grandement exagérées. [1] - Les rumeurs voulant qu'il ait été interné pendant plusieurs années dans un camp pour patriarches bibliques le sont encore plus.

La direction et le personnel de l'Université de Napierville désirent à ces propos s'inscrire en faux.

"On ne lui connaît aucun ennemi, disait récemment le Professeur, sauf une dame avec laquelle il aurait eu une violente altercation en 1964 (à propos de qui avait le plus bas numéro dans une pâtisserie) mais cette dame, si elle est encore de ce monde, aurait aujourd'hui plus de 110 ans. - Qu'il ait porté, à l'occasion des bijoux, que sa canne n'ait pas été à tous les jours, à pommeau d'or, nous voulons bien le concéder mais de là à dire qu'il est de la Bible, nous n'irons pas jusque là."

Dans le but de rectifier les faits (et non pas les rétablir, comme nous suggérait récemment un correspondant du Koweït), nous nous permettons de suggérer à nos auditeurs la présente page et celles qui l'accompagnent.


Non, Madame Lacavalière du Cap-de-la-Madeleine, Marcel Godin n'a pas été élevé par des romanichels de l'Estrie mais bien dans une famille québécoise, née au Québec et venue ici bien avant la conquête [2] : il est, de fait, né à (ou aux) Trois-Rivières, le 10 mars 1932.

Son enfance et une partie de son adolescence, dit-il, il les a passées entouré de soutanes et dans la senteur des lampions (ce qui déjà est un bon point) :

Chez les Filles de Jésus, d'abord (à Trois-Rivières), puis successivement - à cause sans doute de fréquents déménagements - chez les Frères des Écoles Chrétiennes (Académie LaSalle), chez les Sulpiciens (L'Assomption), chez les Pères du Saint-Esprit (Saint-Alexandre de Limbourg) puis à nouveau (et finalement) chez Les Sulpiciens (deuxième prix de composition française - classe de versification - Collège de Montréal - 1947).

Tôt, il a dû travailler pour subvenir aux besoins de sa famille ruinée, disons-le tout de suite : par des subventions négatives d'un certain parti politique. - Et travailler, il l'a fait : dans divers chantiers où il exerça des métiers tout aussi variés que peu en rapport avec sa personnalité ou encore, comme l'indique sa biographie officielle, à titre de classeur - on disait à l'époque sasseur - de sable pour une importante fabrique de ciment.

Au début des années cinquante, on le retrouve à Québec, quelques heures dans le domaine de la lutte gréco-romaine puis à l'École des Beaux-Arts (avec Jean-Paul Lemieux) où il apprend suffisamment le dessin pour devenir concepteur de ponceaux pour le Gouvernement du Québec (Duplessis). - Ce passage dans les travaux publics le mène des Ponts et Chaussées à  la Caisse Populaire du Saint-Esprit (Limoilou), dans la comptabilité (à Lévis) et puis finalement à Montréal en 1957.

Il y est, un temps, commis dans l'administration du Mont-Saint-Antoine (et non élève comme certains biographes l'ont affirmé) puis, au même endroit, chargé, quelques mois plus tard, d'encadrement.

Encore d'autres mois et il est à La Presse, aux chiens écrasés (d'où une certaine aversion qu'il a développée au fil des ans contre la race canine et les policiers), puis au Nouveau Journal (avec Jean-Louis Gagnon et son grand ami, Paul-Marie Lapointe) en tant que traducteur de nouvelles internationales. De là, il fait un bond vers Radio-Canada où il devient recherchiste, rédacteur de nouvelles, rédacteur de textes d'enchaînements et homme à tout faire jusqu'à ce qu'on lui confie l'adaptation radiophonique des Aventures de Tintin (avec Jean Besré dans le rôle titre - Voir iconographie, photo no. 2).

Il publie, en 1961, La Cruauté des faibles, puis en 1965, Ce maudit
solei
l.

En 1967,  boursier du Conseil des Arts, il s'exile volontairement en Espagne (d'où il continue à écrire des textes pour la radio et la télévision) avant de revenir au pays l'année suivante, bronzé.

De 1968 à 1984, il est à toutes fins utiles de Radio-Canada quoique à la pige. Il y rédige des émissions pour enfant (Bidule de Tarmacadam, O.K. Shérif, etc.), des pièces de théâtre, des textes divers tout en collaborant, entre autres, à l'émission Ce soir (avec Wilfrid Lemoyne). Entre-temps, il continue de publier : Une dent contre Dieu (qui devait s'intituler au début : Comment se comporter chez son dentiste), chez Laffont en 1969, Danka, chez L'Actuelle en 1971, Confettis, chez Stanké en 1976, etc., etc.

En 1984, à 52 ans, il quitte Radio-Canada pour se consacrer entièrement à la littérature, à la lecture des journaux et à l'écoute des nouvelles internationales. - Son nom reste cependant rattaché à diverses maisons d'édition où il fut, jusqu'à la fin de sa vue, une sorte de représentant semi-officiel.

En 1985, il publie : Maude et les fantômes (Hexagone), roman qui reçut le Grand Prix du Journal de Montréal, puis, en 1986, chez le même éditeur, Après l'Éden. - Ces oeuvres sont suivies de Les anges (Laffont, 1988) et du Chemin de la lune (VLB, 1992).

Peu avant de décéder, il travaillait à un abécédaire tout en veillant à la réédition de ses écrits.

À partir de 1997, il fut un fidèle collaborateur de l'Université de Napierville où il fut invité à plusieurs reprises pour y donner des conférences. - Il y futt, entre autres, avec sa compagne, France DesRoches (iconographie - photo no. 7), le grand responsable de l'organisation actuelle de ses chaires.

Rappelons que Marcel Godin est membre honoraire du Mouvement Littéraire d'Alexandrie.

Marcel a eu un fils, Jeff.

Citation : 

"J'ai raté ma vie car j'ai toujours voulu être coordonnateur en pastorale sociale. - Avec ma patience et, disons-le, une certaine volonté, j'aurais pu devenir médiateur en coordination et même plus... Mais on ne m'a pas aidé..."

Notes :

[1] Marcel Godin fut un diplômé du New York School of Interior Design.

[2] Les Godin seraient d'origine percheronne (Nogent-le-Rotrou, sur l'Huisne ) à 89 kilomètres au sud-ouest de Dreux, lieu de naissance de Jean de Rotrou, le célèbre dramaturge (1609-1650).

 

Voir également à : 

Iconographie

Bibliographie sommaire (Oeuvres de Marcel Godin)

Critiques récentes

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