Cressance Marshall (1610-1672) qui a, pour ainsi dire, donné à ce sport ses lettres de
noblesse. Les légendes à son sujet sont nombreuses mais on raconte qu'il était
tout aussi adroit sur le sol qu'à cheval et que, dans une seule journée, il
aurait défait dix-sept adversaires de suite dont le non moins célèbre Chevalier du Néon (1601-1650), un fort redoutable bilboquétiste mais dont
l'instrument qu'on soupçonne aujourd'hui avoir été truqué n'a jamais été
examiné de près.
Giovanni Giacomo Girolamo Casanova, dit chevalier de Seingalt,
(1725-1798) aurait été, d'après certaines de ses conquêtes, un grand
bilboquétiste.
Jean-Paul Marat (1743-1796), mort dans la fleur de l'âge, fut, on le
sait, un bilboquétiste de tout premier ordre.
Idem pour Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838) qui,
malgré son infirmité, se moquait, entre deux régimes, de tous ses adversaires.
Quant à Napoléon Bonaparte, on sait qu'en plus
d'être un lutteur aux multiples talents, il était un fervent bilboquétiste. -
Voir à Napoléon et à
Chronologie (à partir de 1797)
Plus près de nous, on raconte que les frères Frank et Jesse James, qui
pratiquaient une variante autochtone de ce sport («The Chippewayan Ring n' pin
game»), n'arrivaient pas, selon leurs plus récents biographes, à trouver, même
dans le North Dakota, des adversaires intéressants.
Et comment passer sous silence l'inoubliable (et inoublié) Burt O'Marshall (Cork, 17 mars, 1881 - Dublin, 1956) qui,
en 1904, lors du tremblement de terre du 6 juin, à Dublin, (voir à Ulysse),
parvint, et contre toutes attentes, à faire six brelans [1] et quatre as [1] en 47 secondes.
Parmi les joueurs plus récents, citons le regretté Ernst Müeller (champion de la FIBA, de 1931-1936), le Ludovicien Jean «Moonwalk»
Lambert, l'Italien Sebastiano Ronelli, le Napiervillois Rhéaume "Rocky" Lessard, le poète Paul-Marie Lapointe et les grands joueurs encore actifs : Greg Murush de l'Afrique du Sud, Jan Pietro d'Égypte et,
naturellement, Jean Maheu, champion québécois, huitième au rang
mondial, Andrew Warren, treizième au rang mondial et Gabriel Trahan,
seizième, tous membres de la Fédération Internationale de Bilboquet ou
(FIB).
Finalement, il nous faut citer Charles Cros (1842-1888) dont le monologue sur le bilboquet a fait école et
dont le texte nous a été communiqué plusieurs semaines après la rédaction de
nos pages sur la F.I.B.A. par un amateur de Laval (Québec), Monsieur Pierre
Lavigne que nous tenons à remercier, ici,
sincèrement.
[1] Voir à Règlements de la FIBA