Cyclo-bowling

Rives du Grand Lac des Esclaves
(Après le passage des partipants au Tour cycliste de 1981)

Sport de compétition créé grâce à l'initiative du Professeur Marshall et de ses élèves à l'été de 1958 et incorporé sous le nom de «The National Cyclo-Bowling Association» le 13 novembre de la même année.

Il s'agit d'une série d'épreuves mêlant les arts du cyclisme, du bowling (tel que pratiqué en Amérique du Nord) et la vie de coureur de bois.

Pendant 60 (59) jours (ou plus, dépendant du parcours), les participants doivent : faire du cyclisme pendant six heures, construire une allée de quilles réglementaires (bowling), jouer aux quilles pendant six heures et se reposer six heures, le tout sur une période pouvant varier, dépendant de la qualité et de la proximité du bois nécessaire à la construction de l'allée, entre 24 et 48 heures.

Le tournoi le plus célèbre de cyclo-bowling a lieu chaque année, de la mi-juin à la mi-septembre autour du Grand Lac des Esclaves (au Canada - section du fleuve Mackenzie - 28 930 km2) mais ce sport est également pratiqué en Bolivie et au Pérou (lac Titicaca - 8 340 km2) et, lorsque la situation politique le permet, en Galilée (lac de Génésareth, aujourd'hui lac de Tibériade, ou mer de Galilée).

Le grand tournoi du Lac des Esclaves est commandité chaque année par Les Pépines Sarto, Pavageau Location et le Groupe Vatfair-Fair and Co.

Suit une Chronique d'Herméningilde Pérec paru dans La Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et d'Esch-sur-Sûre le 25 février 1989 où il est justement question de ce grand tournoi et d'un de ces plus célèbres participants, le Professeur Marshall.


Texte d'Herméningilde Pérec :

Un jour, l'hiver dernier, en un de ces jours où le mercure tourne au bleu, je dis, en arrivant au Bar***, situé, pour ceux qui ne le savent pas, sur la rue Saint-Denis en face du théâtre qui porte le même nom :

- Fait pas chaud, n'est-ce pas ?, dis-je finement à l'entourage, histoire d'entamer la conversation.

- Vraiment pas, acquiesça le Professeur.

- Mais vous ne me croirez peut-être pas mais j'ai quand même vu un cycliste en venant ici.

- Oh, quand on est bien habillé...

- Vous avez déjà fait du cyclisme, vous ?

- Si j'ai déjà fait du cyclisme ! - C'est comme si vous demandiez à Bjon Bjork s'il a déjà joué au tennis ou si Mohamed Ali a déjà fait de la boxe. - J'ai non seulement fait du cyclisme mais j'y ai même gagné plusieurs médailles. - Un temps j'ai été le champion incontesté de la Ligue des Trois Comtés et des Antilles Mineures.

- Des Trois Comtés et des Antilles...

- Mineures. - C'était commandité par la Vatfair-Fair Cycling Foundation.

- Et les médailles ?

- Six d'or, huit d'argent et seize de cuivre.

- De cuivre ?

- Nous n'avions pas assez d'argent pour nous payer du bronze.

- Vous avez gagné six médailles d'or ?

- Six. Toutes au même endroit. - Je n'ai été dépassé, dans ma vie, que par le Grand Eddy Merckx (1) 

- Où ça ?

- A Yellowknife.

- Yellowknife ?

- Quoi ? Vous n'avez jamais entendu parler du Tour Cycliste du Grand Lac des Esclaves?

- Pas précisément, non.

- Cela se tenait du 15 juin à la mi-septembre de chaque année.

- Soixante jours en piste !

- Cinquante-neuf. En fait, cela aurait pu être facilement réduit à quarante-huit ou même quarante mais certains concurrents avaient de la difficulté à tenir le coup avec les quilles.

- Les quilles ?

- Herméningilde, votre ignorance en ces choses m'abasourdit. Vous n'avez jamais entendu parler du cyclo-bowling ?

- Bien sûr ! Souventes et plusieurs fois sauf que... ce midi, j'ai comme certaines difficultés à m'en rappeler...

- Ça fonctionne comme ceci : vous pédalez six heures, vous jouez au bowling six heures et vous vous reposez six heures.

- Et les autres six heures ?

- Chacun construit lui-même son  allée - réglementaire, il va sans dire. -  Dans le Tour précité, cela se faisait à même le bois qui entoure le Grand Lac.

- Ça devait être épuisant : soixante jours !

- Cinquante-neuf. - Pas tellement quand on est en forme; seulement traîner une scie, une hache, un planeur, des quilles, des boules...

- Je n'aurais pas fait la première étape.

- Sait-on jamais.

- Je n'ai pas votre courage.

- Ce n'est pas une question de courage : c'est une question de jambes. - Les miennes étaient, à cette époque, si développées qu'il fallait que je mette les freins même en montant les côtes.

- Mais vous avez abandonné tout de même la compétition après un certain temps ?

- Oui, hélas. A cause de la carie.

- De la carie ?

- La carie dentaire. J'ai du me faire faire plusieurs plombages successifs et vous savez à quel point le plomb, c'est lourd. Alors les jambes ont lâché.

 

Herméningilde Pérec

(1) (voir à Ponce Pilate - note de l'éditeur)


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