Les chroniques de Simon Popp

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No. 151 à 160

(Du 4 novembre 2019 au 3 août 2020)

Avant-propos / notes

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151-2019-11-04 

De bonnes nouvelles

Je ne suis pas parano au point où je m'inquiète de ce que peuvent faire des informations sur mon auguste personne que des firmes comme Microsoft, Google, YouTube, Amazon, Kindle, etc. ont sans aucun doute dû rassembler jusqu'à présent dans leurs bases de données . Ni de ce qu'ils en ont fait.

La seule chose qui m'agace un peu, c'est la quantité de pubs qu'ils ou elles réussissent à m'envoyer quand je me branche sur leurs sites. Amazon-Kindle, en particulier, me tape un peu sur les nerfs quand, après avoir acheté à partir de leur site l'oeuvre complète de Victor Hugo pour 1.99$ on me suggère de compléter ma «bibliothèque» en me procurant les oeuvres également complètes de Zola, Chateaubriand ou Balzac (et au même prix), mais si le clic supplémentaire que ce ou ces offres m'imposent pour passer outre est semblable à celui  que je dois faire pour avoir accès, pour le même prix, à l'oeuvre de John Ruskin, je ne dis pas non.

(Note : la première fois que Ruskin m'a été offert, c'était il y a des années de cela, ça a été par - si je m'en souviens bien - l'UCLA qui, pour la somme dérisoire de 1.600$, [sic] était prêt à me le faire parvenir sur une dizaine de CD... - Les temps ont bien changé depuis...)

De toutes façons, d'autres firmes m'ont offert des logiciels pour bloquer les pubs en provenance des sites précités. - J'en utilise un pour Google. - Et puis reste toujours la solution d'inscrire dans son logiciel de courriel, par exemple, les noms des abuseurs dans une liste de personae non gratae. Et puis quand on veut vraiment la paix, on peut toujours se brancher en mode incognito ou, dans le cas de YouTube, télécharger ce que l'on veut regarder, ce qui supprime la plupart des pubs. - Les pare-feux et autres logiciels me protègent du reste.

Quoiqu'il en soit, même sans protection, il arrive souvent  que les choix qu'on me propose ou qu'on ne me propose pas, notamment sur YouTube, ne me déplaisent pas du tout. 

Ainsi, dans la plus récente liste des vidéos qu'on m'a suggérés, j'ai constaté récemment que le nom de William Lane Craig n'apparaissait plus. 

J'ai déjà parlé de lui, ici. 

Qui est ou qui fut William Lane Craig ? 

Un théologien-philosophe-conférencier qui a fait le tour du monde à promouvoir l'existence de Dieu utilisant une méthode qui, répétée ad nauseam, fonctionnait à peu près comme ceci :

D'abord, il insistait toujours, dans les multiples débats auxquels il participait, pour être le premier intervenant et, au cours de son intervention, il avançait cinq ou six arguments basés sur : l'ontologie, le fine-tuning de l'univers, l'impossibilité qu'une morale objective puisse exister sans un principe indépendant de la volonté humaine (lire : sans Dieu), les évidences irréfutables (sic) de la résurrection de Jésus-Christ, etc., arguments qu'il faisait suivre en terminant par un énoncé au cours duquel il disait que celui qui allait le suivre devait, avant d'avancer ses propres arguments, démolir les siens.

Cette dernière partie de son discours consistait en un vieux truc en art oratoire dont le principal est d'empêcher son opposant d'énoncer ses propres arguments car il est généralement admis que : pour contredire un argument, il faut deux fois plus de temps qu'il en faut pour en énoncer un.

Ce n'est qu'après avoir fait face pendant plusieurs mois à des adversaires disons de «son calibre» qu'il s'est cru invincible et puis toc ! Ce qu'il a pu alors, comme on dit en langue vulgaire, «en manger une», puis une autre et une autre. Aux mains de Sam Harris, Lawrence Krauss, Christopher Hitchens et Sean Carroll ; pour ne nommer qu'eux. 

La technique utilisée par Sam Harris, si je me souviens bien, fut de dire au départ, qu'il ne perdrait pas son temps à démontrer la fausseté des avancés de Craig car tous et chacun avaient été rejetés, et de plusieurs façons, par d'éminents spécialistes et que ces démonstrations étaient disponibles, et en détails par dessus le marché sur Internet. Et de là, il avança ses propres arguments que, naturellement, William Lane Craig ne put rejeter faute de s'y être préparé. - Mais celui qui qui ridiculisa le plus Craig fut sans doute Sean Carroll dont les arguments, précédés de ceux de Craig, peuvent être écoutés et vus sur YouTube :

https://www.reasonablefaith.org/videos/debates/craig-vs.-carroll-new-orleans/

Un délicieux moment à passer pour voir comment on dégonfle un pompous windbag comme dirait Copernique.

Un autre bon moment, qui parce qu'il ne s'est pas produit, fut le nombre de fois que Craig a insisté publiquement ou via son site pour dire que ses arguments étaient valables puisque le plus célèbre athée de la planète, Richard Dawkins, refusait de le rencontrer dans un duel oratoire, ce qui signifiait qu'il (Dawkins) était incapable de démontrer la non-véricatité de ses arguments. - Ce à quoi, Dawkins finit par répondre  que le charlatanisme de Craig n'ajouterai rien à son CV tandis que son nom, celui de l'athée par excellence qu'il était, mentionné dans celui de Craig ne réussirait qu'à le rendre un peu plus crédible.

Anyway :

Pour ne plus me suggérer William Lane Craig, merci Messieurs (1) de chez YouTube de vous êtes rappelé un peu qui je suis, surtout de m'avoir fait connaître, récemment, Sir Martin Rees.

(1) On aura compris qu'en utilisant le mot «Messieurs», j'étais bien conscient d'utiliser un mot servant à résumer : les hommes, femmes, noirs, blancs, catholiques, protestants, associés, actionnaires (anonymes ou non), arabes, mexicains, aveugles (ou non), néophytes (en informatique), savants, homosexuels et d'autres, comme les hermaphrodites, à l'emploi de YouTube.

*

D'autres problèmes dont je n'ai pas à m'occuper

Ne possédant qu'une seule demeure, je suis content de n'avoir à m'occuper que d'un compte de taxes foncières.

Sur le terrain de ma résidence secondaire, il n'y a pas d'arbre. Je n'ai, ainsi, pas à ramasser des feuilles mortes à l'automne.

N'ayant pas de piano, mes déménagements sont moins difficiles à planifier.

N'ayant jamais pratiqué (ou à peu près) de sport, j'ai encore des jointures qui fonctionnent et un dos relativement sain.

Ne possédant pas de choses de grandes valeurs (ou du moins facilement revendables), les cambrioleurs m'inquiètent moins.

Ne circulant jamais dans les quartiers chauds des villes que je fréquente, j'ai moins peur d'être assassiné en pleine rue.

N'exerçant que rarement mon droit de vote, je ne me suis jamais, également, senti coupable d'avoir élu un crétin comme député ou maire .

Et, en vacances, ne sachant pas exactement où, en auto, je m'en vais, je me trompe rarement de routes.

Les athées, me semble, ont une bonne attitude. Ayant mené plus ou moins une vie comme tous les croyants, ils n'auront pas perdu leur temps à adorer un dieu qui pour eux était  inexistant. Ils seront surpris mais, je crois pas déçu, en mourant, d'apprendre qu'il y en avait bel et bien un (ou plusieurs). Tandis que les pratiquants de la vraie religion (par rapport aux autres), risquent, eux,  d'être fort déçus que leur Dieu était le mauvais ou qu'il n'y en avait tout simplement pas.

Simon

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152-2019-12-02

PC et Mac

Je ne peux pas croire qu'après toutes ces années, on en soit encore à dire que les produits Apple sont meilleurs que ceux de Toshiba, Acer, Samsung, Seagate, HP, etc. 

Tous ont leurs qualités et leurs défauts.

Ce que je reproche personnellement à Apple, c'est leur marketing (bon d'accord : leurs prix également), mais cela n'a rien à voir avec le fait que leurs produits soient supérieurs ou non aux autres. Question de gros bon sens. Posséder un téléphone aux milles apps ne veut absolument rien dire. Certainement pas pour moi qui ne s'en servira tout au plus que d'une dizaine dont celle tout-à-fait inutile d'écrire sur un écran avec un stylo (ce que mon LG me permet) quand j'ai toujours en ma possession un carnet en papier... dont je peux également déchirer une page, y inscrire mon numéro de téléphone et donner cette page à quelqu'un qui me l'a demandé.

*

J'ai eu un ami, aujourd'hui décédé, qui a visité je ne sais combien de ces comptoirs où l'on vend des portables (il y en a partout) à la recherche d'un téléphone, beau, bon, pas cher, qui lui permettrait de répondre à ceux qui l'appelleraient comme s'il était à la maison. Rien d'autres. Pas de boite téléphonique, pas de SMS, pas d'Internet, pas de machin-truc pour calculer le nombre de pas qu'il aura fait dans une journée., juste un téléphone bête comme celui qu'il a déjà eu à la maison du temps où quand on il ne voulait pas être dérangé, il ne répondait pas. Et quand il voulait savoir qui l'appelait, il répondait.

Il a, cet ami, eu toutes les difficultés du monde à en trouver un jusqu'à ce qu'un revendeur, un jeune astucieux, lui installe, comme message, dans sa boite vocale, le son d'une ligne occupée...

Je suis sur le point de faire la même chose. Pour une raison très simple : quand on m'appelle, mon portable me dit automatiquement qui et quand on m'a appelé.

Je n'aurai plus, ainsi, à téléphoner à mon fournisseur, entrer dans ma boîte voale, faire «1», «7» et «5» puis «9» (je crois) pour effacer tous les messages qu'on m'a laissés puis raccrocher pour recommencer deux, trois heures plus tard.

*

Dernièrement, j'ai eu un de mes disques externes qui a rendu l'âme. Heureusement - et puis non : pas heureusement, mais parce que j'ai toujours eu un système de sauvegarde et ce pour tous mes disques - j'en avais un autre pour le remplacer sur le champ.

«Ah, vous autres, et vos PC» m'a dit un de mes étudiants.

Comme si les PC avoir à voir avec un disque qui peut être utilisé sur ou avec à peu près tous les ordinateurs, y compris son Mac-Air. 

Ce disque était un Western Digital qui avait au moins trois ans. Un Western Digital qui avait, inscrit sur son boîtier la mention «MTBF-3000». - Je n'ai pas tenté d'expliquer à qui voulait l'entendre que «MTBF» voulait dire «Mean Time Before Failure» c'est à dire : «Le temps moyen avant lequel ce disque ne sera plus fonctionnel» et que le «3000» qui suivait devait se lire... «3,000 heures». Simple, non ? (C'est mécanique ces choses là et donc non-éternelles !)

Combien de temps faudra-t-il à Apple pour inscrire sur ces portables l'équivalent ?

Non pas parce qu'ils cesseront éventuellement de fonctionner, mais parce que tôt ou tard, sur une de leurs mises à jour, on les rendra inutilisables ou on fera sentir`aux utilisateurs de leur iPhone, verion X, qu'ils ne sont plus à la page puisqu'on vient de sortir la version X+1, la nouvelle et l'améliorée.

Copernique

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153-2020-01-06

Pré-chronique : Noël et les Fêtes (?) du Nouvel An

Note : Cette chronique, je l'ai écrite en novembre dernier pour qu'on l'inclue dans l'édition précédente du Castor™, peu avant ce qu'il est convenu d'appeler les Fêtes, mais la direction a tenu à ce qu'elle ne soit pas publiée avant aujourd'hui parce qu'elle allait, selon plusieurs, empêcher de nombreuses familles de profiter des rares plaisirs qui leur sont alloués une fois l'an. Or, c'est justement pour m'en prendre à ces pseudo-plaisirs que j'ai consciemment voulu la rédiger. À vous de juger.

Quelques faits d'abord (à propos de Noël) :

Noël est une fête d'origine romaine qui s'appelait Dies natalis Solis Invicti ou «jour de la naissance du soleil invaincu» et qui fut fixé au 25 décembre par l'empereur romain Aurélien en 274 pour coïncider avec, plus ou moins, le lendemain des traditionnelles Saturnales qui se déroulaient aux environs du solstice d'hiver et au cours desquelles on célébrait également la naissance de la divinité solaire Mithra. - Raison de cette date ? L'unification religieuse de l'empire, donnant à la fois raison de se réjouir aux adeptes du Sol Invictus  et à ceux du culte de Mithra. À cette unification, suivit en 336 la célébration de la naissance de vous-savez-qui. - L'Église naissante poursuivait son rôle apostoliquant...


Aurélien

Précisons à ce propos que si, en l'an 336, on s'est entendu sur la date de naissance du Christ, on n'est toujours pas fixé sur la date de sa mort (l'avant-veille de - et non trois jours avant - Pâques).

D'autres faits, mais à propos du Jour de l'An

Il faut être sérieux parfois et se demander quand, au juste, débute une nouvelle année.

Le premier janvier ? Pourquoi pas le 12 ? Ou le 22 (mais du mois de septembre)...

Tout ça m'a l'air d'une affaire décidée pas Jos le Hasard, l'équivalent temporaire de «Jos, the plumber» américain : par l'endroit où l'on est né, de qui, et surtout de la religion dans laquelle on nous a inscrit peu de temps après.

Dans l'Égypte des pharaons, le premier jour d'un nouvel an correspondait à l'arrivée annuelle de la crue du Nil.  Chez les Grecs, ce premier jour était celui de la nouvelle lune suivant le solstice d'été. Chez les Berbères, c'était celui de la fondation de la XXIe dynastie ou le 12 janvier. Chez les Républicains, on l'avait fixée au 1er vendémiaire ou au 22 septembre, jour de l'équinoxe automnale. 

Le premier janvier que l'on connaît ? Il est redevable en majeure partie à Jules César... mais ce jour correspond toujours à d'autres : chez les juifs, les musulmans, les chinois...

Un fait demeure : astronomiquement, il n'existe aucune raison pour laquelle on fixerait dans l'espace un point précis de la translation de la terre autour du soleil. Sauf celui où la terre serait «apparue» il y a, selon de savants calculs, 4,543 milliards d'années. - Et y'a pas eu de témoins.

Autant piger une date au hasard, non ?

À noter :

Il n'y a pas eu d'année zéro, même dans le calendrier que la majorité de la population du monde utilise présentement. - L'année zéro fut la première année, point. Ce qui fait que le XXe siècle n'a pas débuté le premier janvier de l'an deux mil, mais bien le premier janvier de l'an deux mil un, l'an deux mil était la dernière (ou centième année du XIXe siècle), l'an 1999 étant la 999e du deuxième millénaire et l'an 2000 en étant la millième. - Mais allez dire ça aux millions, aux milliards de gens qui ont célébré le «nouveau» millénaire le 1er janvier de l'an 2000... 

Personnellement, je préférerais, parce que, quand même, il faut  s'entendre sur un jour précis - appelez-le le «premier» -, ne serait-ce que pour savoir quand on est, soi-même, né - et puis ça  aide pour dater les transactions commerciales - je préférerais, dis-je,  le premier jour du printemps, pas une date fixée à peu près au début de l'hiver. Mais notre printemps coïnciderait de toute façons avec le début de l'automne dans l'hémisphère sud... - Il me faudrait déménager, apprendre une autre langue (même en Australie)... - Un avantage : ce ne serait pas loin de Pâques. Vous savez cette date dont à laquelle je me référais il y a deux minutes : celle non fixe qui correspond avec celle de la mort de notre «Sauveur» qui, s'il est né à une date précise, a été mis à mort à une date variable impliquant la lune et diverses autres complications, celle de... tiens une autre chose que je ne comprends pas : la présence de lapins et d'oeufs en chocolat.

Mais revenons à Noël et aux fêtes du Nouvel An.

Mes fêtes

Depuis trente ans, au moins, je pense à disparaître de la surface connue de la terre du 15 décembre au 15 janvier. Pourquoi ? Pour ne pas avoir à serrer la main ou embrasser des gens avec qui je n'ai rien en commun sinon que leurs parents, arrières ou récents, ont couché avec les miens. Certaines tantes, entre autres, celles avec des moustaches et puis des oncles, ceux qui puent l'alcool. - Puaient parce qu'ils sont tous décédés. - Tous ceux également qui tiennent à me donner des claques dans le dos ou qui m'invitent à venir fêter chez eux... parce que, jeune, on m'a appris à ne jamais arriver «les mains vides», surtout dans ces maisons où il y a des enfants. Et puis y'a toujours cette affreuse cuisine qu'on nous sert, même chez la belle-soeur ou la cousine éloignée qui sait littéralement «faire la dinde» comme pas une. - Je pense aux fêtes au bureau tant qu'à y être et à ces concerts avec Richard Abel et à ces décorations qu'on retrouve même chez Canadian Tire. Ou à l'épicerie du coin tenue par des musulmans...

Tout ça pour dire :

Y'a kek'chose qui cloche là-dans. D'autant plus que je m'aperçois de plus en plus que je suis entouré d'athées. Pas de confession, ni de façon ostentatoire, mais d'athées parce qu'ils agissent comme des non-croyants 364 jours par année. Ne vont plus à l'église, sinon faire baptiser leurs derniers (une chose que je ne comprends pas non plus), ne prient plus, ne parlent jamais de leur «créateur» et se conduisent comme de véritables... athées, justement.

Ce qui n'a rien de surprenant :

Croyances et fausses croyances

Penn Jillette, du groupe de magiciens Penn & Teller, dit qu'il n'y a une façon infaillible - permettez que j'utilise ce mot pour parler d'un livre qu'on dit sacré - une seule façon, dites infaillible, de devenir athée et c'est de lire la Bible ; particulièrement l'Ancien Testament, quoique on peut en dire tout autant, mais d'une autre façon, du Nouveau.

Dans l'Ancien Testament Richard Dawkins est d'avis que le Dieu qu'on y mentionne est : «un raciste de tout premier ordre, généralement assoiffé de sang, un être plutôt vindicatif, misogyne et homophobe, avec une certaine tendance vers l'infanticide et le génocide et qui, de plus, semble être un mégalo et un sado tout en étant un intimidateur de tout premier ordre... - et capricieux, par dessus le marché.» 

Ce à quoi ajoute Christopher Hitchens que : «Son fils s'est curieusement pointé, après plusieurs milliers d'années d'absence totale, pour éclairer le monde dans une région presque désertique, là où l'ignorance était un fait [et non en Chine où l'on savait déjà lire et écrire], la seule au Moyen-Orient où il n'y a jamais eu de pétrole.... et encore plus curieusement, là où allait naître des siècles plus tard un certain Mohamed...»

Et si cela ne suffit pas, lisez sur ce que l'Église catholique a fait du Québec alors qu'elle était triomphante (un mot emprunté d'un de ceux fréquemment utilisés par le Cardinal Léger), non pas ce qu'elle semble vouloir faire aujourd'hui avec ces si aimables et si à la mode représentants...

En bref

Quand vous aurez digéré ce qui précède, oui, vous pourrez me parler de Noël, des Anges dans nos campagnes et du Minuit, Chrétiens. - Vous avez bien lu : «Minuit, virgule, Chrétiens».

Et puis, avant que j'oublie, ajoutez donc le Santa Claus, la Fée des étoiles, Le petit papa Noël de Tino Rossi et, si vous êtes vraiment nostalgique, le Miracle on 34th Street de George Seaton (1947).

En autant que vous me permettrez de bailler en vous écoutant.

P.-S. : Paraît que quiconque ne suit pas les enseignements de Jésus-Christ va invariablement se retrouver en enfer... Sauf la plupart des Chinois qui n'en ont jamais entendu parler, ni ceux d'innombrables tribus en Afrique, ni les habitants des deux Amériques avant la «conquête». - Question : pourquoi insistons-nous ou avons-nous insisté pour la leur faire connaître ?

*

Deux zéro, deux zéro - vingt, vingt : 2020

Puisqu'il faut débuter l'année, autant y aller avec une de mes chroniques habituelles. Et puis pour que ça soit nouveau - un peu -, j'ai pensé à vous écrire une lettre :

Chers lecteur et chères lectrices, 

Je ne sais pas quel métier vous pratiquez, à quelle profession vous appartenez, ni où, ni pour qui vous travaillez ou si vous êtes un ou une employé(e) autonome. Je sais une chose : 

Quelle que soit votre occupation rémunératrice (ou non), tous les gens que vous allez rencontrer au cours de votre carrière, particulièrement autour d'une table et invariablement dans les endroits où l'on sert des boissons distillées et des boissons fermentées, en sauront plus sur votre métier, votre profession, votre travail et, la plupart du temps, sur votre passe-temps - plus entwéka - que vous que vous pourrez en apprendre au cours de votre vie.

Vous êtes facteur ? Madame Tartempion de Saint-Éloigné-des-Chars, qui attend depuis une semaine un colis des États, pourra vous expliquer en long et en large pourquoi elle ne l'a pas encore reçu. Elle le sait parce que la même chose est arrivée il y a deux ans à son beauf', qui habite le 3e rang.

Vous êtes expert dans le règlement des demandes d'indemnité que l'on présente à ses assureurs après un accident d'automobile ? Oubliez ce que vous avez appris en dix, vingt, trente ans de métier : votre deuxième voisin qui en est à sa troisième demande (et conséquemment à son troisième accident), vous expliquera comment procéder et la façon dont les assureurs s'acquittent de leurs obligations.

Vous êtes bibliothécaire ? Alors, vous ne connaissez rien dans l'art et la manière de classer des livres. Le lecteur le moindrement sérieux vous dira que le système Dewey et celui du Library of Congress sont des aberrations et que classer des films par leurs comédiens est plus intelligent que les classer par titres ou réalisateurs ; que les livres devraient être classés par titres ou auteurs et rien d'autres, etc. - À la rigueur, restera-t-il perplexe lorsqu'il apprendra qu'être bibliothécaire implique d'autres tâches comme celle de la gestion d'un endroit où se trouvent les livres qui vous sont confiés ou d'aménager des installations, de gérer du personnel, d'être au courant des derniers développement technologiques...

Vous êtes plombier, menuisier, électricien, couvreur ? Rien de tel qu'un architecte pour vous expliquer la façon dont vous devez exercer votre métier.

Et dites-vous qu'un politicien en saura toujours plus sur le fonctionnement d'un barrage hydro-électrique, sur la météo, sur les ponts, les routes, la pauvreté, le crime... que tous les ingénieurs, tous les météorologues et tous les spécialistes en gestion urbaine.


Experts

Quant aux avocats, qui mieux qu'eux pourront vous représenter devant un impartial juge à propos de... n'importe quoi... (y compris l'art de distribuer des disques, la gestion d'un entrepôt, les réseaux informatiques, la microscopie et la chirurgie dentaire...)

C'est la conclusion à laquelle j'en arrive, après des années d'un métier, quand on m'explique comment les choses se sont passées - et continuent de se passer - dans le domaine où j'ai oeuvré toute ma vie et sur la nature duquel je n'ai visiblement rien appris ni compris quoi que ce soit.

Mon père avait raison :

Après un certain âge, vaut mieux faire semblant de radoter. Comme ça, les gens cessent de vous embêter avec leurs conversations.

Mieux encore :

Le Professeur a toujours été d'une grande sagesse de s'entourer de jeunes. «Savent tout, disait-il. Cela m'a évité des heures et des heures de travail quand je cherchais la solution à un problème.» (1)

Et en terminant :

Moi, vous souhaitez une bonne année. ? - Nah ! - Je vous souhaite. mais sincèrement. tout ce que vous méritez et cela au cours des prochains 365 jours. Mais ne venez pas me remercier ou vous plaindre : j'y serai pour rien.

Appelez ça un pieux souhait.

Simon

(1) Au jeune qui me regardait drôlement l'autre jour : «Non. Remonter ses pantalons ou sa jupe au delà d'une certaine limite, quand on a dépassé un certain âge, n'a rien à voir avec les vêtements que l'on portait quand on était plus jeune, ni une certaine mode datant de vingt, trente, quarante ans : c'est une question qu'avec le temps, son corps se transforme, Et il devient disgracieux d'exposer certaines déformations C'est la seule solution qu'on a trouvée depuis la disparition ou presque des corsets.»

***

154-2020-02-03

L'après-fêtes...

Une chose qui m'étonne et sur laquelle je reviens d'années en années, c'est l'existence et la publicité qu'on attache à ces paniers de nourriture que l'on distribue aux «pauvres» durant le temps des Fêtes.

Oubliez pour le moment le fait que j'ai inséré le mot «pauvres» entre parenthèses et laissez-moi vous raconter - peut-être que vous la connaissez déjà parce que je crois l'avoir mentiopnnée ici, il y a plusieurs mois - l'histoire arrivée à un statisticien qui s'était mis dans la tête de compiler toutes sortes de renseignements sur les occupants des maisons de correction dans un rayon de cinquante, soixante, puis cent kilomètres de chez lui.

Au premier établissement, il nota qu'à l'heure des repas les prisonniers consommaient, dans une proportion de 80%, des pommes de terre, par rapport à 20%, du riz. Dans le deuxième, cette proportion fut de 90%. Dans la troisième, 77%. Et ainsi de suite. À la fin, il en était à 82 contre 18%. - Sa conclusion ? Les pommes de terre conduisaient au crime.

Passons maintenant aux paniers de nourriture :

Vous avez dû lire, comme moi, il n'y a pas longtemps - et l'an dernier, et l'autre avant (cela dure depuis quelques années) - qu'il en manque de plus en plus à chaque saison. Les sociétés qui en distribuent sont tous d'accord : elles ont beau prévoir le nombre de «pauvres» qui feront la queue devant leurs établissements entre le premier et le vingt-quatre décembre de chaque année, invariablement elles se retrouvent les mains vides bien avant la veille de Noël. Et qu'est-ce qu'elles en concluent ? Que le nombre de «pauvres» augmentent d'années en années.

Je ne suis ni statisticien, ni planificateur, ni organisateur, ni associé d'une manière ou d'une autre à la distribution de «paniers de Noël», mais il me semble que, dans le même ordre d'idée, si je me mettais en tête de remettre gratuitement, sans poser de questions, un billet de $10 à toutes les personnes qui m'en feraient la demande - et qu'en plus je l'annoncerais dans les journaux, ou au moyen d'affiches un peu partout - il est fort possible que je me retrouve à court de 10$ bien avant huit heures chaque matin (en supposant que je débute ma distribution dix minutes auparavant).

Alors, une prédiction : 

Dans douze - déjà onze - mois, il est plus que probable que les sociétés qui distribuent de paniers dits «de Noël» seront encore plus à court que l'an qui vient de se terminer.

Et une conclusion plus plausible par rapport aux occupants des maisons de correction :

Les occupants de ces établissements préfèrent les pommes de terre au riz. (Ce qui n'exclue pas la possibilité qu'on leur sert systématiquement plus de pommes de terre que de riz)

Et puis une ou deux, ou trois questions :

Quels sont les critères qu'on utilise pour remettre, sans poser de questions, un panier de nourriture à ceux ou celles  qui se présentent pour en obtenir un entre le 1er et le 24 décembre dans les centres où on en fait la distribution ? - Comment fait-on pour reconnaître, parmi le lot, les vrais des faux «pauvres» ?  Existe-t-il des registres de «pauvres» un peu partout, par villages, villes, régions, registres que les sociétés qui s'en occupent peuvent consulter ? Qui tient ce ou ces  registre ? Est-ce qu'on y distribue des cartes d'identités  ?

*

Pêle-mêle

La plupart des gens que je connais ne pensent pas. Ils s'imaginent penser, mais l'expression «métro-boulot-dodo» (1) leur va comme un gant. Leur activité quotidienne consiste justement à se lever, aller au travail, en revenir et dormir. Leurs gestes au jour le jour sont répétitifs et ce qui les préoccupe le plus se limitent à l'ordre dans lequel ils les poseront ou dans les détails de ces gestes : si c'est ce jour-là ou le lendemain qu'il iront déjeuner chez McDo et, bien sûr, s'ils y consommeront un bagel avec fromage ou un McMuffin ?

(1) L'expression est de Pierre Béarn (1902-2004)

Les gens dont je parle lisent peu, ne regardent que les émissions de télévision dont ils pourront discuter, le lendemain, avec leurs collègues. Et les événements qui perturbent la monotonie de leur existence dépendent entièrement de hasards sur lesquels ils n'ont aucun contrôle.

Bref : leur vie n'a aucun rapport avec «la vie, la vraie vie, la vie réellement vécue, etc.» dont parle Proust.

Ils ont quand même une caractéristique en commun : ils trouvent que «le temps passe vite».

J'ai félicité récemment ma voisine qui, après plusieurs mois, a pris l'initiative de consacrer une journée par mois à travailler chez elle - c'est un début -, loin des enfants qui lui imposeront des «Maman !» à tous les cinq minutes et de ses subalternes et patrons qui viendront la déranger à tous les quarts d'heure. La redécouverte de son «moi», malgré le travail qu'elle aura à effectuer, lui sera bénifique. - C'est à elle que je n'ai pas osé dire il y a plusieurs semaines quand elle m'a dit qu'elle n'était pas tout à fait elle-même, parce qu'elle était fatiguée, que la fatigue n'était pas une cause, mais une conséquence.

Je lui pris de m'excuser, mais ma pudeur n'est pas spontanée.

Simon

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155-2020-03-02

Pêle-mêle (ou choses que j'ai apprises en vieillissant)

I - Qu'il est tout à fait inutile d'avoir raison

Je suis convaincu d'avoir eu raison au moins une fois dans ma vie et peut-être deux si je compte la fois où je me suis trompé. Mais je ne me souviens plus ni où, ni quand, ni à-propos de quoi. Tout ce dont je me souviens, c'est qu'on ne ma pas cru. - C'est une chose sur laquelle j'insisterais  s'il me venait à l'esprit d'écrire mes mémoires (3 tomes) sauf que j'aurais beaucoup de difficultés à ne pas confondre les dates, les noms et surtout les faits. - La réalité non embellie par les mensonges et la dissimulation a peu d'attraits.

II - Devant certaines situations, il n'y a qu'une solution : la fuite.

Les meilleurs arguments sont toujours inutiles. Surtout en amour. 

III - Apprendre à parler ne sert à rien.

Jeune, on nous dit de nous taire. Plus vieux, on ne nous écoute pas.

IV - Et puis...

À mon âge, on dit que la mémoire n'est plus ce qu'elle a déjà été. C'est absolument faux : c'est une chose que je note à tous les jours. Mais c'est une excellente excuse pour dire n'importe quoi. - Et de se répéter, surtout auprès de gens qui nous ennuient.

*

Lu :

(Dans «Le métier de lire» (1) de Bernard Pivot :)

«[Fabrice Luchini] présente un danger : donner à croire qu'écrire est facile et que le génie est au bout de chaque stylo ou sur les touches de tous les ordinateurs. Je le soupçonne de susciter de nombreuses envies d'écrire, alors qu'il semble bien, aujourd'hui, en France, que le nombre d'auteurs, publiés et surtout impubliés, dépasse le nombre de lecteurs...»

Ce qui correspond à une autre chose qu'il a dit lors d'une émission d'«Apostrophes» :

«Aujourd'hui, en France, tout le monde publie, sauf... quelques auteurs....» (2)

(1) Folio, Gallimard, 1990, p. 333.

(2) de mémoire uniquement.

*

Ceux dont je me souviens...
(
Première d'un série de chroniques sur ceux qu'on oublie...)

Françoise

Je n'ai aucune idée pourquoi j'ai pensé à elle hier ou serait-ce avant-hier ? Parce que j'ai eu à classer dans mes fichiers, à peu près en même temps, l'avis de son décès et celui d'un ami récemment décédé et dont j'avais perdu la trace... sauf que son avis, celle qui la concernait, datait de trois ans. Elle était à ce moment-là dans sa 87ième année.

Elle s'appelait Françoise et cet avis disait qu'elle avait été :

L'épouse de feu L***, fille de feu Madame *** et de Monsieur ***, laissant dans le deuil ses enfants : R***, Claude*** et Marie-Josée*** ; ses petits enfants : C***, feu K***, F-X***, S***, L***, L*** ; ses arrières-petits-enfants : A***, N***, J*** et Z*** ; sa soeur L*** ; ses beaux-frères et belles-soeurs ainsi que plusieurs neveux et nièces, cousins et cousines, autres parents et ami(e)s)....

Selon le même avis, elle aurait été la soeur de feu L*** (pas la même que celle mentionnée dans le paragraphe précédent), feu F***, feu M***, feu R***. feu C***, feu E***, feu C*** et de feu M***. - Les plus récents décédés, je suppose car elle était d'une famille d'une quinzaine d'«enfants» dont deux disparus en bas-âge.

Je me suis souvenu l'avoir entendu jouer une des Polonaises de Chopin, celle que je déteste (*), car elle était ou aurait pu être une grande pianiste (à ce qu'on m'a dit). Je me suis souvenu également avoir mis des heures à retracer, avec ma grand-mère,  il y a des milliards d'années de cela, la soeur de je-ne-sais-plus-quelle-congrégation qui, à un moment donné, lui aurait enseigné le solfège. C'était à quelque part du côté de Côte Saint-Paul, un des quartiers de Montréal où nous fumes, ma grand-mère et moi, reçut quelque peu froidement.

(*) Celle en la majeur, opus 53.

Je me suis souvenu surtout qu'elle imitait, à chaque fois que je la voyais, une certaine Madame M*** qui était désespérante à entendre parce qu'elle parlait constamment des mêmes chose avec une voix plutôt nasillarde et traînante...

C'est une chose qu'elle faisait parce que, quand elle le fit la première fois, j'avais ri pour lui faire plaisir.

Je me suis souvenu, en plus, que, côté pianistique. elle aurait joué dans divers établissements où, selon la formule consacrée, l'on aurait servi des boissons fermentées et distillées... pour gagner sa vie.

C'était la plus jeune de mes cent soixante tantes, car on ne parlait jamais de certaines d'entre-elles qu'au demeurant je n'ai jamais connues, ni celles mortes en bas-âge, sauf une qui serait décédée au cours d'un incendie, une chose que j'ai apprise d'un grand oncle qu'on disait cependant simple d'esprit.

Curieusement, parce que, apparemment, c'est la première chose qu'on oublie d'une personne disparue, le son de sa voix m'est revenue en tête.

«Tiens, que je me suis dit, elle vit toujours puisque je pense encore à elle.»

Simon

***

156-2020-04-06

Quarantaine

«Chaque personne est bien seule.» (Marcel Proust)

C'est dans des moments comme celui que nous traversons présentement que certains d'entre nous (je dis bien : «certains») sont d'immenses privilégiés.

Nous vivons, je crois, dans un pays dont les Gouvernements ne semblent pas avoir de réticences à faire ce qui doit être fait pour lutter contre une pandémie ; qui, surtout, n'essaient pas de nous cacher la vérité contrairement aux dirigeants de nos voisins du sud qui semblent, surtout par la bouche de leur incompétent, menteur, fabulateur et - disons le mot - fourbe président, ne font que dire ce qu'ils imaginent que leur population voudrait entendre.

Tout, aux dernières paroles de leur président (au moment où j'écris ces lignes) devrait être sous contrôle à Pâques ? Il est évident qu'il n'a jamais entendu parlé de la Trinité (*)...

(*) 20 avril, 27 avril, 4 mai sujet à révision, aux dernières nouvelles (Note de l'éditeur)

Privilégiés ?

Plus que privilégiés. En ce qui me concerne, je suis un privilégié parmi les privilégiés, un de ceux qui, confiné à la maison, est en santé, a d'autres passe-temps que celui de regarder la télé et puis, quand j'y pense, pas d'enfants en bas-âge pour ruiner sa tranquillité. Ni, encore, de problèmes financiers sauf que je regarde d'un oeil incertain l'argent-papier en ma possession qu'on commence à refuser partout.

M'enfin !

Peu enclin aux manifestations puériles de sympathie (y'en a-t-il d'autres ?), je dois avouer que je pense de plus en plus et de façons non feintes à ceux qui ne sont pas dans mon cas.

Et un grand merci à ma voisine et son conjoints qui se sont offerts pour se rendre aux endroits (épicerie, pharmacie...) où je ne devrais pas aller.

*

P.-S. (Le dimanche 5 avril) : 

Je regardais mon agenda, hier. - C'était bien le 14 mars dernier que le Gouvernement de la Province a ordonné la fermeture des bars, la mi-(à ce moment-là)-fermeture des restaurants, mais la fermeture complète des cinémas, arénas, centres sportifs... et interdit les rassemblements de plus de X personnes, n'est-ce pas ? - Pas il y a deux, mais bien trois semaines. Et on nous annonce que d'ici la fin d'avril, l'on reverra ces règlements (beaucoup modifiés depuis)... - Excusez-moi, mais fin avril, début mai, ce n'est pas dans trois, mais bien quatre semaines... - On en sera à ce moment-là à sept semaines et tout indique qu'on n'en sera pas à la fin.

Il est peut-être temps que l'on commence à ne plus se conter de grosses menteries :

On n'est pas sorti du bois (de l'auberge, comme disent nos amis européens).

Restons chez soi, oui. mais autant vraiment faire face à ce qui nous attend.

Est-ce que vous vous souvenez de ces ennuyeux cours qu'on nous donnait (à l'époque) sur l'hygiène mentale ?

*

En terminant

Une directive a été donné à nous tous pour ce numéro du Castor™  :

N'oubliez pas - c'est important - en ce temps morne - de faire rire nos lecteurs !

Voici ma contribution :

Deux blagues que je connais depuis des années et qui ne font jamais rire ceux à qui je les ai répétées :

1) le seul opéra Western connu : Oedipus Tex.

2) le nom de la baleine n'ayant qu'un seul côté : Moebius Dick.

Elles me font penser aux escaliers qu'on peut monter ou descendre et qui, depuis des siècles, ont évité qu'on soit obligé d'en construire deux pour passer d'un étage à un autre

 Et à une question que je me pose depuis des années :

Les gens, dans les miroirs, savent-ils qu'ils n'existent pas ?

Simon

***

157-2020-05-04

Je me posais une question la semaine dernière :

   Est-ce que les artichauts froids sont meilleurs que chauds ?

C'est le titre d'une chanson de l'opérette en 3 actes d'André Barde et de Raoul Moretti, Le Comte Obligado, présentée pour la première fois au Théâtre des Nouveautés, à Paris, du 16 décembre 1927 au 4 septembre 1928 (264 représentations !) et qui mettait en vedette Georges Milton, l'homme qui ne respirait jamais. (Merci, Paul !)

De cette opérette, on a retenu non seulement ce titre mais ceux de La Caravane ou La fille du Bédouin (un pur chef-d'oeuvre), Ça fait passer un moment... et on en tiré un film (en 1935) qui fait partie de la collection de la Library of Congress dont on pourra retrouver tous les détails sur le site de l'Internet Movie Data Base et le site définitif sur La comédie musicale théâtrale en France de 1918 à 1944 de Jacques Gana.

D'ailleurs, pas besoin d'aller si loin, on n'a qu'à jeter un coup d'oeil sur le site de notre collègue, Paul Dubé (Du temps des cerises aux Feuille mortes) pour entendre et voir le véritable phénomène que fut Milton chanter et danser cette fameuse Fille du bédouin. Cliquer ICI.

Allez : je vais vous attendre...

.......................................................

Voilà. C'est fait ? - Pas mal non ?

Mais pendant que vous regardiez Milton ne pas respirer, j'ai trouvé sur le site de Jacques Gana les informations capitales suivantes :

«Le curieux nom d'Obligado était depuis 1868 celui d'une rue et depuis 1900 d'une station de métro parisienne. Il venait d'un méandre du Rio Parana (*), en Argentine, nommé "Vuelta de Obligado" où avait eu lieu une bataille décisive lors de l'intervention franco-britannique de 1845.

«Le 25 mai 1948, suite à la visite d'Eva Peron à Paris, l'année précédente (juin 1947), la station devint "Argentine". Ne restait plus que la pièce pour commémorer le souvenir de la bataille d'Obligado !

«Il est resté de cette pièce un tube aussi impérissable que le "Pouet Pouet" de Maurice Yvain : "La fille du bédouin" qui passa tellement dans la culture de l'époque qu'une pièce (de Yves Derennes et Pierre Mortagne) portant ce titre fut présentée à l'Eldorado en mars 1931...»

(*) Le Paraná est un fleuve qui s'écoule des hauts plateaux brésiliens vers l'Argentine pour se jeter dans l'océan Atlantique.

Allez dire maintenant qu'on n'apprend rien dans le Castor™ !

Georges Milton

C'est que...  je ne voulais pas vraiment savoir si les artichauts froids étaient meilleurs que chauds, je cherchais tout simplement dans mes fichiers une recette de foies de volaille aux fonds d'artichauts que mon ex faisait et qui, un jour, a étonné un grand chef de cuisine - un vrai de vrai : un  Français ! - de passage à Montréal. 

La voici :

Mousse de foies de volaille aux fonds d’artichauts

Note : On peut facilement faire seulement la moitié de cette recette car à cause des fonds d’artichauts elle ne se conserve pas longtemps.

2 lb (1kg) de foies de volaille bien parés
2 tasses (500ml) de vin blanc sec
1 et 2/3 (400 ml) de beurre doux ramolli
4 c. à soupe (60ml) de porto
Sel et poivre

(Pour le beurre je diminue la quantité car pour ma part ça me semble un peu exagéré. Vérifiez la texture après 300 ml et si nécessaire ajoutez du beurre en petite quantité à la fois.)

1 boîte de fonds d’artichauts bien essorés sur papier essuie-tout

Garniture : Persil haché, gelée d’aspic, olives noires, salade effeuillée.

Verser le vin blanc dans une casserole, porter à ébullition et y jeter les foies de volaille. À la reprise de l’ébullition, compter 5 minutes ou un peu plus, puis sortir les foies très rapidement à l’aide d'un écumoire. Les égoutter et les laisser refroidir.
Passer les foies au mélangeur et incorporer délicatement le beurre ramolli. Mouiller avec le porto, saler et poivrer.
Mélanger bien, puis passer au tamis fin (si désiré) afin d’obtenir une crème homogène. Escaloper (trancher finement) les fonds d’artichauts.
Tapisser de plastique transparent le fond et les côtés d’un moule rectangulaire ou cylindrique. Monter en feuilleté la mousse de volaille et les escalopes de fonds d’artichauts. La mousse doit être étendue en minces couches entre les morceaux d’artichauts. 

Couvrir et réfrigérer pendant 1 ou 2 jours. 

Démouler et décorer au goût. Découper avec un couteau passé à l’eau chaude. Déposer dans une assiette avec de la gelée d’aspic et des olives noires hachées. La gelée d’aspic se trouve dans les épiceries fines et se prépare tel qu’indiqué sur les sachets.

*

Vous savez... quand on est confiné à la maison et qu'on n'a rien à faire...

*

Hermy m'a rappelé...
(Pourquoi J'AI CESSÉ DE LIRE LES JOURNAUX il y a plus de 30 ans)

   Note :

Je n'ai aucune idée pourquoi j'ai écrit ce qui suit. Probablement pour me donner bonne conscience via-à-vis le sujet du jour : le COVID-19, connu, aux États-Unis, sous le nom de «Corona-[virus]» ce qui a fait baisser les ventes de la bière du même nom, particulièrement dans ses états du Sud et certaines parties non encore explorées de l'Ohio, là où ont eu lieu les premières protestations contre l'«isolationnisme sociale» et la fermeture des commerces aussi essentiels que les Hamburger Joints, les  Piercing and Tatoo Parlors, les Gift Shops et les Bowling Emporium.

Parlons d'abord des faits car on m'en a cités de très curieux ces derniers temps. Et puis, surtout,  auparavant, comment éviter les faux-faits (et non les faux-frais comme me le rappelait il n'y a pas si longtemps un de mes beaux-frères toujous prêts à faire des jeux de maux ou jeux de vilains en poussant des cris de porc frais) :

Trois, quatre conseils :

Un : NE CROYEZ PAS ce que l'on vous raconte habituellement à la radio et à la télévision ni ce qu'on écrit dans les journaux, surtout si on le répète pas plus que trois fois ;

Deux : NE VOUS FIEZ PAS aux informations que vous transmettent vos voisins, collègues, connaissances et - dois-je le dire ? - les membres de votre famille. Et, en particulier, à ceux qui semblent les mieux renseignés, notamment ceux qui savent tout, ont tout connu et qui pourraient vous en dire plus sauf que ce serait dangereux pour leur santé et la santé de leur famille. - Dans les années cinquante, il était facile de les repérer car, ex-militaires, de retour d'Europe, ils avaient gagné la guerre à eux tout seuls. - Je suis certain que vous en avez connus au moins deux.

Trois : RENSEIGNEZ-VOUS PLUTÔT AUPRÈS DES SOURCES OFFICIELLES

Et surtout :

Quatre : SOYEZ SCEPTIQUES car la ou sinformation s'attaque régulièrement aux sources mentionné au point trois, i.e. : à des fins politiques ou partisanes ou pour des gros $ou$ - Ex. :

(En arrière plan : le Docteur Anthony Fauci)

  Et attendez : je n'ai pas fini :

J'ai déjà lu quelque part que si Charlie Parker avait appris autre chose qu'à jouer du saxophone, il n'aurait pas cessé pour autant d'être génial. Plombier, il aurait révolutionné la plomberie ; informaticien, on en serait à la troisième génération des ordinateurs quantiques ; avocat, il aurait forcé la  reconsolidation de tous les livres de loi... sauf que,  politicien, il se serait sans doute retiré sur une île déserte pour apprendre à jouer du... saxophone.

Un aparté :

Dès les premiers mois de mon apprentissage dans le métier que j'ai pratiqué toute ma vie, j'ai su que la moitié des gens qui s'y trouvaient n'avaient pas encore appris ce que j'avais déjà oublié. La notion du mot «risque», par exemple ou celle de l'«intérêt assurable» ; le fait qu'on ne faisait jamais une réclamation à ses assureurs mais qu'on formulait une «demande d'indemnité» ; que tout était basé dans à peu près tous les cas sur des contrats identiques, parce que sujets à l'approbation des gouvernements, dans les endroits où ils étaient émis ; que l'expression «preuve de perte» n'avait aucun rapport avec un document sans valeur qu'on demandait de signer à tous ceux qui, justement, «faisait une réclamation»... (Et j'en passe, et des pires ; celle, entre autres, des «Acts of God» que les asureurs n'utilisent plus depuis la fin du XVIIe siècle, un certain être très mauvais administrateur toujours à court d'argent selon ses représentanst sur terre.)

Presque en même temps et probablement bien avant sauf que je n'avais jamais eu une raison particulière d'y attacher une certaine importance,  j'ai appris que plus de la moitié des habitants de cette planète croyait «dur comme fer» ce que notre éditorialiste mentionnait [dans cette édition du Castor™] à savoir que le monde a été créée en six jours par un être omnipotent, omniscient, etc... mais qui, selon, toujours ses représentants terrestres, attache une importance à tout ce que nous faisons ; et particulièrement à ce que nous faisons quand nous sommes nus... (ce qu'il a oublié de mentionner).

Il ne m'en pas fallu plus pour ne pas croire tout ce qu'on me racontait et, notamment, ce qu'on me racontait via les journaux, la radio ou la télévision. Surtout dans ces «minutes de vérité» où des spécialistes en politiques, en économie ou en astrologie venaient m'expliquer ; qu'Elvis avait été vu deux jours auparavant dans une station de service en Arizona, que Churchill a vécu longtemps parce qu'il buvait deux litres de scotch par jour ou qu'il fallait être franc-maçon pour être élu député (ce qu'on a jamais démenti, soit dit en passant).

   Oui, mais le COVID-19 ?

J'y arrive !

Confiné à la maison par la pandémie qui en découle et qui m'a semblé être bien réelle, car on en parlait partout, je suis allé aux renseignements en consultant, contre mes habitudes, des bulletins de «nouvelles».

En quelques jours, j'ai pensé à cette boutade d'Audiard qu'on a souvent répétée ici d'un personnage dans un café qui disait à quelqu'un en train de lui raconter n'importe quoi :

«...J'ai été enfant de choeur, boy-scout, j'ai fait la guerre d'Algérie, je suis communiste enregistré et...  un pilier de bar. Ça vous donne une idée des conneries que j'ai entendues dans la vie...»

J'en suis encore sur le choc.

Il m'a fallu écouter des heures de reportage avant de tomber sur une véritable explication de ce qui se passait.

En deux mots, voici les détails :

«Le COVID-19 est un virus d'origine animal (on est à 99% certain qu'il s'agit d'un type de chauves-souris d'un certain secteur de l'Asie) au même titre que certains virus contre lesquels le corps humains a développé au fil des générations une certaine tolérance et qui sont mortels pour certains animaux et même d'autres humains comme le fut, par exemple, la vérole qui a exterminé de 80 à 90% des nations indigènes de l'Amérique du Nord lors de l'arrivé des Européens.»

«Il n'est pas de nature artificielle car dans nos laboratoires modernes, tous les hommes de science du monde peuvent développer des virus ou leurs équivalents beaucoup plus puissants.»

«Que la seule façon qu'on peut non pas le faire disparaître, mais le rendre inoffensif est de développer des anticorps sous la forme d'un vaccin.»

«Et qu'entre temps, on ne peut que prendre certaines précautions pour qu'il ne se répande pas.»

Cela étant dit, il faut préciser que :

«Des virus du même genre existe par milliers chez des animaux vivant présentement dans des milieux qu'on n'a pas encore exploités et qu'au fur et à mesure qu'on entrera en contact avec eux, il est plus que probable que ces virus s'attaqueront aux humains de façons imprévisibles

«Que ça fait plusieurs années que les hommes de science qui se penchent sur ces situations essaient de mettre en garde l'humanité sur cette possibilité, mais que tous les dirigeants de la terre trouvent qu'ils sont des prophètes de malheur et qu'en conséquence l'on ne doit pas s'occuper de ce qu'ils disent.»

Or :

Dans sa chronique du mois dernier, M. Hermémingilde Pérec décrivait brillamment (c'est ce que m'ont dit les frères A. et C. Skonmadit) ce qui se passait dans la vraie vie quand tous et chacun agissaient de façons différentes une fois qu'ils avaient lu ou entendu ce qu'ils avaient bien voulu lire ou entendre dans les journaux, la radio ou la télévision. - Pour cela, si vous en souvenez bien, il s'est servi de ce qui se passait dans son monde depuis la venue de ce «virus au nom et au numéro duquel il n'arrivait pas à se souvenir

La cause de ces différences (entre les vérités d'un lecteur et celles d'un autre) est bien connue : chacun lit ce qu'il veut bien lire, toutes informations lui parvenant étant à la base filtrées par ses préjugés, sa façon de penser ou d'autres causes beaucoup plus simples comme la vitesse à laquelle ces informations lui parviennent, l'ordre dans laquelle elles lui parviennent et comment elles arrivent à ses yeux ou ses oreilles.

Cela est tout à fait normal et les plus équilibrés parmi nous sont ceux qui réussissent à faire un tri parmi tout ce que nous lisons et entendons pour, finalement, se faire une idée qui s'approche de la - j'allais écrire vérité, mais disons tout simplement... - réalité. 

Mais il y a beaucoup d'autres facteurs qui entrent en ligne de compte :

  La désinformation systématique des faits

À titre d'exemple, en ce moment, toujours à propos de ce virus au nom et au numéro duquel Hermy n'arrivait pas à se souvenir, un seul nom :

Donald J. Trump qui, dans ses conférences de Presse, ne cesse de dire à quel point son administration gère avec une grande efficacité la crise de ce virus (au nom, etc.), qui (et non lui) doit être blâmé pour les quelques dérapages ici et là et qui nie avec effronterie tout ce qu'il a dit ou laisser sous-entendre la veille. - «Fake news» dit-il.

«No, Mr. President, what YOU are saying is Fake news.»

...mais personne n'ose lui dire.

  L'ignorance des journalistes

C'est un fait que les journalistes ne savent généralement pas ce dont ils parlent.

J'ai connu un de ces «journalistes», aujourd'hui à la retraite, qui a été considéré toute sa vie comme un des hommes les plus renseignés sur, entre autres, la politique des différents paliers des Gouvernements de notre pays, et qui était d'une nullité totale, sachant à peine qu'il existait deux chambres dans le parlement de l'un d'entre eux ou que le pouvoir législatif était différent du pouvoir exécutif.

Son secret ? - Il avait l'air sérieux et savait lire à la perfection ce qu'on lui demandait de lire au cours de ses (!) bulletins de nouvelles.

Messieurs, Dames, songez un instant au domaine dans lequel vous oeuvrez et considérez la prochaine fois ce que les journalistes en disent dans leurs éditoriaux ou à la télévision. Et écoutez bien les questions qu'ils posent à leurs invités-spécialistes. C'en est navrant.

Que vous soyez un ou une chef d'entreprise ou un ou une simple employé(e) dans une obscure manufacture.

  Le côté sensationnel des «nouvelles»

Je lisais récemment la chronique d'un «journaliste» qui s'insurgeait devant une situation déplorable survenue dans un centre hospitalier de soins de longue durée d'une banlieue montréalaise (CHSLD) donnant en détails ce qui s'était passé et qui soulignait l'incompétence du Gouvernement (et de son ministère de la Santé), grand responsable de cette affaire, etc., etc.

Ma première réaction ?

Ça a été d'écrire à ce «journaliste» et lui dire que :

1 - Les Gouvernements ne peuvent pas être partout à la fois et régler du jour au lendemain toutes les situations qui leur paraissent anormales. Il existe des lois qui régissent l'étendue de leurs pouvoirs, les enquêtes qu'ils aimeraient bien mener et comment ils peuvent réagir compte tenu, entre autres, de la Charte des Lois et Libertés, la Protection de la Vie privée, la loi de 1920, etc., etc. - D'autant plus qu'ils ont des budgets à respecter, des dizaines de milliers de travailleurs à gérer, des priorités auxquelles ils ont à faire face et qu'ils n'ont pas nécessairement choisies ou qu'ils ont héritées de leurs prédécesseurs.

2 - Le devoir des journalistes n'est pas de donner les détails de situations anormales APRÈS qu'elles soient survenues, mais d'enquêter AVANT ou PENDANT qu'elles se produisent et surtout, de s'assurer PAR LA SUITE qu'elle soient corrigées.

À ce journaliste j'aurai voulu lui demander où il était, lui, quand a débuté ce qui s'est passé dans un CHSLD (en m'excusant qu'il n'était pas le seul à ne pas avoir des yeux tout le tour de la tête), et que son métier ne consistait pas à décrire en détails ce qui étaient arrivé, mais de suivre l'événement et DÉCRIER ce qui allait vraisemblablement se passer par la suite.

Pour le sensationnalisme - qui fait vendre des milliers de copies à certains sinon tous les journaux -, si c'est tout ce que des journalistes de sa trempe visaient, il n'avait, lui, qu'à faire comme ses collègues : suivre des ambulances pour prendre sur le vif la photo de l'année.

*

Pour le COCIV-19, voici les bonnes adresses où se renseigner au Québec :

(Elles sont toutes du site officielle de son Gouvernement)

Les endroits ouverts ou fermés

Les déplacements permis entre les régions et villes

La fermeture des écoles et des services de garde (*)

(*) Possibilité de redirection - Suivre les indications

...

Pour le site général voir à :

La maladie à coronavirus (COVD-19) au Québec.

Vous y apprendrez, entre autres, qu'il n'a jamais été interdit de circuler entre Montréal, l'Île de Laval, la Montérégie et l'Estrie, régions qu'on m'a affirmé, trois fois cette semaine, être contrôlées par des barrages policiers... 

...mais qu'on le déconseillait fortement (à cause de divers facteurs comme la distanciation sociale...)

*

Naturellement, vous n'avez pas eu le temps de tout lire, alors, je résume :

Ne vous fiez pas à ce qu'on dit, à droite et à gauche, surtout pas aux journalistes et aux diffuseurs de nouvelles à la radio ou à la télévision... sauf si on commence à les emprisonner (*).

 (*) En Corée du Nord, par exemple.

Consultez les sites officielles !

Ils ont habituellement plus renseignés.

Un conseil quand même : Méfiez-vous.

Simon

P.-S. : Méfiez-vous en particulier de ceux dont la tête est enveloppée de casques fabriqués avec des feuilles d'aluminium.

***

159-2020-07-06

Le changement ? Quel changement ?

À celui qu'aucun d'entre-nous, ici, se permet de tutoyer et qui a clairement laissé sous-entendre dans sa dernière chronique que «plus rien ne serait comme avant» (suite aux événements que l'on sait), je dis ceci :

Superficiellement oui, vous avez raison, mais il vous suffira dans les jours qui suivent de rencontrer une personne que vous n'aurez pas vu depuis quelques semaines, d'aller à un endroit qui vous était familier en mars dernier, de reprendre contact avec vos collègues ou tout simplement de prendre votre auto pour vous rendre à Montréal et vous verrez : rien n'aura changé. Surtout à Montréal où, après trois, bientôt quatre mois les cônes de la circulation n'auront pas bougé d'un centimètre. D'autres auront même se seront ajoutés à ceux existants. Oui, je sais : ces choses-là ne sont pas sensés se multiplier, mais...

Oh, bien sûr, vous aurez moins tendance à serrer les mains de ceux que vous allez rencontrer, à vous approcher un peu trop de vos voisins (à l'église) et je vous vois mal embrasser à profusion  vos petits neveux et nièces (ou faire la bise à une amie de longue date), mais ce ne sera que pour un temps. Vos vieilles habitudes reprendront le dessus assez vite... jusqu'à la prochaine pandémie. 

Pardon ? - Ah ! J'avais mal compris. Vous parliez des commerces qui auront fermé leurs portes. 

Monsieur Pérec, je n'ai pas votre âge, mais :

  • Le petit épicier qu'il y avait au coin de ma rue, quand j'étais jeune, est devenue, après avoir été un salon de massage - pardon : de bronzage - puis un bar topless est maintenant un centre pour jeunes filles du même sexe

  • Vous devez vous souvenir du revendeur de biscuits en face de la ferronnerie? Là où les boules noires coûtaient un cent, les lunes de miel, deux et tout le reste trois cents ou moins ? - Ça a été, un moment, une boutique de posters, puis un magasin de lampes bon-marché... Aujourd'hui, c'est un libraire... sur le point de fermer ses portes car il ne vend que des livres sur l'ésotérisme et l'ésotérisme, vous savez très bien, comme moi, que ce n'est pas ce qui rend un revendeur millionaire.

  • Le Chinois qui repassait les chemises, n'est-il pas devenu une buanderie self-service ?

  • L'on ne sert plus de milk shakes à 20 cents chez Jimmy : que des hamburgers de luxe et des hot dogs avec saurkraut à 12 $ la séance.

  • On ne vend plus de radio (à lampes), ni de télé 17" N&B, que des meubles de «seconde main» chez Donavan.

  • Et celui qui se spécialisait en sets chromés et des meubles en arborite est devenu un antiquaire qui essaye depuis quelque temps à me revendre mes vieux meubles.

  • Y'a p'us de bureau de poste, p'us de de couturière, p'us de taverne, même plus de vendeurs de journaux et de romans à dix cents, que, dans ce dernier cas, des Presse-Kek'chose aux magazines dispendieux.

Reste l'église. Ah oui ! L'église. Toujours là, avec son sous-sol qui a été transformé en salle de BINGO. Paraît qu'on y donne des shows-rock de temps en temps. Et j'apprends, en lisant la citation de ce numéro que Richard Abel y donne souvent des concerts... flamboyants.

Y'a la waitress au Bar à Jim, dans l'ancien bloc du père Couillard qui, à ce qu'on m'a dit, attire la clientèle des plus que cinquante ans. Elle n'en a que quarante, s'en allant sur trente-cinq avec une de ses paires de...

L'Esso, le Shell, Le Texaco, le BP... tous disparus. Remplacés par un Petro-Kek'chose (lui aussi) affilié à un dépanneur Bon-Prix, Super-V, ou un nom dans le genre. À dix cents moins cher le litre que le self-service des sorties de n'importe quel autoroute.

Si ne plus être comme avant signifie que les choses vont changer, ben... rien ne changera.

*

Snobissimo

Je n'habite pas à Westmount (Upper-Westmount), ni à Hampstead, ni même dans les secteurs huppés (car il y en a) de... Ville d'Anjou, Brossard, Ahuntsic, Verdun ou Laval-sur-le-Lac (sans compter Beloeil, Ville Saint-Laurent ou Ville de Lorraine). Je demeure dans un petit village annexé il y a quelques années à une petite municipalité où les maisons sont modestes, les citoyens  ont des revenus moyens et où les luxueuses autos sont les modèles bas-de-gamme à de nombreux autres endroits. C'est propre, tranquille et on peut compter sur deux doigts les endroits où des matériaux de construction sont en permanence entreposés dans des entrées du garage de propriétaires qui, dans certaines banlieues, sont à rénover leur demeure depuis qu'ils s'y sont installés(*).

(*) On m'a dit là-dessus que cette manie de tout démolir pour refaire une nième fois son sous-sol, changer ses armoires de cuisine, agrandir une pièce ou installer un foyer est une conséquence d'un produit chimique que l'on a commencé à insérer dans les murs des maisons de banlieue dès les années cinquante et qui transforme les hommes en bricoleurs et les femmes en décoratrices intérieures de façon permanente. D'où cette prolifération de Ro-Na, Beaver, B.M.R, etc dans les strips de certaines villes. Le boulevard Taschereau, par exemple, sur la Rive-Sud de Montréal ou le boulevard Mgr. Langlois à Valleyfield...

Mon petit village, quand même, n'est pas à l'abri du snobisme.

Comme Westmount a son Saint-Henri, Québec son Limoilou, Outremont son quartier Van Horne et Joliette ses chutons, à défaut d'un sous-quartier, mon village a ses snobs qui lavent leurs autos régulièrement, n'achètent que des bières artisanales à son unique dépanneur, ou se déplacent régulièrement pour aller manger dans un vrai restaurant (à Valleyfield) plutôt que de passer chez le Spot à Ben sur la 338 ou commander de la pizza de chez Papa Gérard.

J'ai appris une chose également :

Il n'est pas bon ton, ici, d'envelopper ses déchets dans des sacs de Chez Walmart. Vaut mieux utiliser ceux du Dollorama, du Super C ou de Maxi, le chic étant ceux du marché Fordham de Saint-Zotique. - Walmart. ça fait cheap.

Vaut mieux, quand même habiter ici que l'ex-Ville-Saint-Pierre (maintenant un quartier de Lachine) où, je me souviens, un Dollorama a été obligé de fermer ses portes car ses prix étaient trop élevés.

Dire que je me souviens que, jeune, le tiers-monde débutait, à Montréal, rue Ste-Catherine, à l'est de Bleury et que le chic était une bicyclette Raleigh et non pas une CCM.

Simon

***

160-2020-08-03

Moi, professeur de littérature ?

Il m'arrive souvent de penser que si le hasard m'avait désigné l'affligeante tâche d'enseigner la littérature à des adolescents dont les lectures se limitent à des bandes dessinées, des romans de moins de cent pages (exclusion faite pour les Harry Potter) ou des livres sérieux, mais en abrégés, un des premiers travaux que j'aurais exigé d'eux, aurait été de trouver le plus mauvais poème écrit au XIXe siècle, mais un poème toujours disponible aujourd'hui en librairie, ou dans la bibliothèque de leur quartier.

(Je vois d'ici la gueule des libraires et des bibliothécaires qui verraient ces jeunes entrer dans leurs établissements à la recherche de ils-n'ont-aucune-idée-de-quoi !)

À la rigueur, j'aurais pu, pour leur éviter des recherches inutiles, leur citer quelques noms de poètes parmi lesquels je n'aurais pas oublié ceux de : Leconte de Lisle, José-Maria Hérédia, François Coppée et Sully Prud'homme (en insistant, pour ce dernier, sur le fait qu'il fut le premier récipiendaire du Prix Nobel de Littérature). Mais je n'aurais eu aucune objection à ce qu'il me cite Châteaubriand, Lamartine ou même Victor Hugo.


Sully Prud'homme
(1839-1907)

Naturellement, une fois que chacun d'entre-eux aurait trouvé son poème, il (*) lui aurait fallu écrire quelque mots, mettons une centaine, pourquoi il aurait choisi le sien. 

(*) Vous savez que j'en ai jusque là de me faire reprendre quand je dis «ils» à propos des ouvriers et des ouvrières, des pharmaciens et des pharmaciennes, des caissiers et des caissières, des musiciens et des musiciennes (quoique je cherche toujours le féminin de «hôte» dans le sens de celle qui est reçue et non qui reçoit où existe déjà le mot «hôtesse»). Quand je dis ou écris «ils», il me semble évident, selon le contexte, que j'exprime bien l'idée à la fois de «ceux» et de «celles» dont auxquels je fais référence à, selon un usage bien établi. Les féministes (hommes et femmes) qui insistent que j'ajoute un «e» à professeur,  docteur, possesseur, auteur...  et que je mentionne implicitement les deux sexes quand je dis «ils», me trouveront moins drôles quand je parlerai des «voleurs et des voleuses», des «criminels et des criminelles», «des assassins» et des «assassines» ou des «violeurs et des violeuses» (de petits et de petites en bas âge). Mais en passant, est-ce qu'ils ou elles pourraient me dire s'il y a un masculin pour une dinde ? Car j'en connais quelques unes. Mais pas un et si j'en connaissais un, il ne me viendrait pas à l'idée de l'appeler «dindon».

L'idée serait de forcer mes élèves à lire des poèmes et non plus répéter continuellement des bouts de chansons géniales - pardon : écoeurantes. et, qui sait, dans le lot, peut-être qu'il y en aura quelques uns (unes - voir ci-dessus) qui, éventuellement, aura l'idée d'écrire un second «À la recherche du Temps perdu» ou... pourquoi pas ? Un «À la recherche d'un Futur perdu», comme dans une des dernières chansons de Trenet :

Il y a des jours où les jeunes qui s'ennuient
Peuvent tout casser au nom de vérités
Dont la meilleure est sans doute leur vie
Dans un destin qu'ils n'ont pas mérité.

(Banlieue de banlieue - 1999)

*

À consulter :
(Si jamais il vous arrive de vous demander ce que le Gouvernement fait avec votre argent)

Un documents du Ministère des Travaux Publics et Services gouvernementaux Canada, section traduction, sur la féminisation des textes (chapitre neuf) :

https://www.btb.termiumplus.gc.ca/redac-chap?lang=fra&lettr=chapsect9&info0=9

*

 Et puis, vous direz ce que voudrez, mais...

Dans ce secteur de la planète que l'on appelle l'Amérique du Nord où la nature semble avoir décidé d'implanter ça et là ses meilleurs atouts, y compris celui de l'abondance, là où deux types de démocratie sont, juridiquement parlant, les seules formes acceptables de gouvernement et où tous les citoyens ont droit de parole, y'a des gens à qui il devrait être interdit non seulement de parler, mais de penser Je parle de ceux - et vous en connaissez, ce qui vous exclue automatiquement - dont l'intelligence dépasse à peine celle d'une deuxième couche de peinture.

Bout de bon dieu, ce qu'il peut y avoir des cons, des couillons des crétins, des andouilles, des idiots et de stupides imbéciles dans la vie ! Ça dépasse l'imagination !

Entendez-moi bien : je ne parle pas des simples d'esprit, de ceux à qui la toujours nature a décidé de donner un quotient intellectuel digne d'un code postal d'un village où il y a six maisons et deux étables. - Non. - Ceux-là sont dans une classe à part et méritent toute notre pitié.

Je parle de ceux qui il manque une bière à leurs six-pack, quelques cartes dans leurs jeux, des rames à leur chaloupe. Ceux qui ont des chauves-souris dans leur beffroi. Et si vous n'en connaissez pas, y'a des bonnes chances que vous en êtes selon le principe que, dans tous les groupes, il y a un ou une qui est le moins ou la moins intelligente et si vous ne pouvez pas l'identifier, c'est que c'est vous.

Vous en voulez une liste ? Voici quelques exemples de personnes qui mériteraient d'être frappées de plein fouet par un chauffeur en état d'ébriété au volant d'un dix roues ou d'être installées sur des chaises électriques chez leurs coiffeurs ou à qui, fervents catholiques, on devrait refuser les derniers sacrements :

Ceux qui ont des opinions sur tout et qui n'ont aucune idée de quoi ils parlent. Ceux qui, demain matin, se disent prêts à diriger la Province, un Pays, la Planète. Pour les reconnaître, il suffit de leur poser une question, généralement simple, mais qui demande quand même un peu connaissance, genre : «Comme calcule-t-on le PNB d'une nation ?» Ou tout simplement ; «Qu'est-ce que  le PNB ?» Ou si, comme l'affirmait un des crétins notoires présentement (Donald Trump) :  «Comment un  BNP peut-il être négatif ?».

En voivi quelques exemples :

Les membres des club Optimistes, Kiwanis, Lions, Moose, etc. qui jugent la qualité de leur club par le prix qu'on y charge pour le spaghetti du vendredi. (Généralement en dessous de celui du pire restaurant de la région où ils vivent. Mais où le pain est gratuit, et à volonté , le tout accompagné d'un dessert : du Jell-O ou du blanc-mange,. - Danse sans contact les samedis.

Toutes celles (car je pense aux belle-mères en disant ce qui suit car ce serait très rare chez un beau-père...) qui débutent leurs phrases par : «Ce n'est pas que je veux me mêler de vos affaires., mais...» 

Et y'a ceux qui disent : «Dans mon temps...» - Dans votre temps, bandes de couillons, vous faisiez la queue à la banque pour déposer votre chèque de paie ou retirer de l'argent face à un commis qui ne parlait que l'anglais. Aujourd'hui, les gens civilisés ont des cartes guichet émis par la Caisse Populaire et ne veulent rien savoir d'un commis unilingue, même français, qui gagne moins qu'eux.

Ceux qui ont un appareil main-libre pour répondre à leur téléphone et qui discutent de projets de milliers de dollars au restaurant. Comme s'il voulait être en contact permanent avec Trudeau au cas où il aurait de besoin de leur aide (avec le Président de la France sur la deuxième ligne).

Les amateurs de musique Punk, Hard Rock, Hip Hop, Rap qui, aux feux rouges, tiennent absolument à ce que vous entendiez leur dernière découverte sur leur système deux mille huit cent watts avec bass booster... Sans oubliez les amateurs de New Wave qui sont convaincus qu'un «carillon éolien» (wind chimes) est un instrument de musique.

Ceux... ceux qui... ceux :

  • au super-marché bloquent les allées parce qu'il doivent lire tous ingrédients contenus dans les aliments qu'ils vont peut-être acheter
  • à la SAQ demandent l'aide d'un assistant de vingt ans sur la sorte de vin qu'ils devraient acheter pour manger avec le steak d'orignal que leur beauf' a abattu dans la région entre Senneterre et l'Île d'Anticosti...
  • attendent d'ouvrir leur sac à dos qui contient leur sac à main qui contient leur porte-feuille qui contient leur porte-monnaie pour payer le 8,34$ de leur achat...
  • chauffeurs de taxi, écoutent de la musique iranienne à tue-tête sur leur radio
  • demandent la différence entre une clé USG de 16 gigs et une de 64 gigs chez Bureau en Gros
  • ...

Paul a raison : le COVID 19 a eu certains côtés non négligeables. Pendant quelques semaines, on en a vu moins.

Mais ils refont peu à peu surface.

*

Une dernière ? - Oui, une dernière : Les vieux !

Dans sa chronique du mois dernier, Copernique se demandait ce qui allait lui arriver en vieillissant. Voici ce qu'il disait :

«Je me demande de plus en plus comment je vais réagir lorsque mes facultés intellectuels se mettront à décliner (en supposant que je m'en aperçoive !)»

Techniquement ? À moins qu'il soit frappé par une de ces maladies de plus en plus courantes comme la démence précoce ou l'Alzheimer (*), ou encore qu'il se réfugie dans l'univers qu'il s'est créé au fur et à mesure qu'il a vécu, il n'y a aucune raison de croire que ses facultés se mettent à décliner. 

Les exemples de personnes qui ont vécu de longues vies tout en demeurant alertes, éveillés aux idées nouvelles et créatifs (surtout) pullulent. J'en nommerai plusieurs si l'espace qui m'est imparti dans cette édition du Castor™ me le permettait, mais laissez-moi juste un mot sur :

(*) La démence et l'Alzheimer

Ce ne sont pas des «maladies» nouvelles. L'usure (le vieillissement, la dégradation des cellules d'un corps humain, la non-défense contre divers phénomènes, les modifications chimiques dues à l'âge, etc.) de certaines parties de son corps n'est pas une maladie.

Cette usure existe depuis toujours sauf qu'on lui a donné de nouveaux noms et c'est là que la science me tombe un peu sur les nerfs, tout ce qu'on a fait à ce jour, c'est d'attribuer cette usure à de nouvelles causes. 

Le problème, c'est qu'en attendant qu'on trouve des solutions ou des «remèdes» à ces nouvelles causes, les résultats demeurent les mêmes :

Autrefois, on disait que cette usure débouchait sur une forme de folie ou encore une situation où, comme on disait à l'époque, «les vieux (usés) retournaient en enfance».  - Peu de  changements dans les effets, non ?

Oui, de plus en plus de gens semblent être aux prises avec des problèmes : de mémoire, de langage, d'orientation et divers autres comme celui de comportements étranges ou inappropriés accompagnés d'une transformation de leur personnalité... 

Pourquoi «de plus en plus» ? Parce que le nombre de gens âgés augmentent depuis des années grâce à la médecine moderne, mais, comparaisons pour comparaisons, il suffit de regarder autour de soi pour constater qu'il y a quand même, par rapport à la population en général, beaucoup d'octo ou de nanogénaires et même de centenaires qui, compte tenu de leur âge, vivent une vie tout-à-fait normale. 

Qu'on ne m'en parle plus.

Pour ce qui, quand même du déclin de la mémoire...

Vous pouvez lire, ailleurs dans ce site, les détails d'une grève déclenchée en je-ne-sais-plus-quelle année de la Grèce antique par les professeurs d'histoire du temps après la deuxième guerre punique car ils se voyaient non seulement devoir à enseigner les causes et effets d'une première guerre, mais celles et ceux d'une deuxième sans suppléments de salaire...

Pensez alors à ce que leurs homologues d'aujourd'hui doivent enseigner et ce que leurs élèves doivent retenir... 

Pas surprenant que chacun d'entre-nous finisse par en perdre des bouts...

Une blague, oui, mais le phénomène du déclin de la mémoire chez tous les individus atteignant un certain âge a peut-être une cause autre que celle qu'on attribue généralement à la vieillesse. Arthur Conan Doyle la décrit brillament par la voix de son plus fameux personnage, Sherlock Holmes, et ce, dans sa toute première aventure (A study in Scarlet ou Une étude en rouge) :

«...Je considère que le cerveau de l’homme est, à l’origine, comme une petite mansarde vide et que vous allez y entasser les meubles qu’il vous plaît. Un sot y entassera tous les fatras de toutes sortes qu’il rencontre, de sorte que le savoir qui pourrait lui être utile se trouve écrasé ou, en mettant les choses au mieux, mêlé à un tas d’autres choses, si bien qu’il est difficile de mettre la main dessus. L’ouvrier adroit, au contraire, prend grand soin de ce qu’il met dans sa mansarde, dans son cerveau. Il n’y veut voir que les outils qui peuvent l’aider dans son travail, mais il en possède un grand assortiment et tous sont rangés dans un ordre parfait. C’est une erreur de croire que cette petite chambre a des murs élastiques et qu’elle peut s’étendre indéfiniment. Soyez-en sûr il vient un moment où, pour chaque nouvelle connaissance que nous acquérons, nous oublions quelque chose que nous savons. Il est donc de la plus haute importance de ne pas acquérir des notions inutiles qui chassent les faits utiles.»

Combien parmi vous se souvient du jour où ils ont fait leur premier voyage,  quand ils ont bu leur premier verre de vin ou qui sont encore capables de dire où ils ont assisté à leur premier concert... et qui ont, parfois, oublié la date leur anniversaire de mariage ?

Tourlou !

Simon

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