Les billets de Madame George Gauvin

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No. 011 à 070

(Du 6 août 2017 à aujourd'hui)

Série précédente

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064-2018-12-03

Hier encore (air connu) 

Je me disais qu'il me restait encore du temps avant Noël, le Jour de l'An, l'anniversaire du p'tit et le 15 décembre, date où il fallait que je change les pneus de ma voiture pour affronter l'hiver qui a débuté avant-hier.

Vous devinez le reste.

Et en plus, je me suis tapé une grippe et j'ai fait une maille au dernier bas-culotte que j'avais la journée - il y a trois jours - où je devais rencontrer le grand patron.

Quant à l'argent, je n'ai pas reçu encore les chèques de... et de... - Grève de la Poste...

Et ta chronique ? qu'on m'a dit.

Georges

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063-2018-11-05

 Boxers et virginité 

Je ne suis pas née de la dernière pluie, mais quand je compare le nombre de chums que mes amies de fille ou mes collègues de travail ont connus - l'expression est quoi déjà... bibliquement ? - j'ai l'impresssion d'être une vierge qui s'ignore.

Autant l'avouer publiquement, je n'ai eu dans ma vie que trois chums (du genre précité) et le premier fut - excusez ma naïveté d'alors - mon ex. - Ça vous donne une idée de mon expérience dans le domaine. (Comparativement à N*** qui travaille dans une autre section au bureau. - Un hint : «N», ce n'est pas une de ses véritables initiales. - Elle disait il y a trois semaines qu'elle en avait déjà eu deux en même temps, mais qu'à ce moment-là, elle avait déjà l'oeil sur un troisième...)

Je pensais à celui qui a suivi mon deuxième en regardant mon courant s'habiller l'autre jour, en sortant de la douche, et, malgré mon ignorance - quoique j'ai eu deux frères - je n'ai pas pu m'empêcher de penser que tous les hommes se ressemblaient... du moins au niveau vestimentaire.

Dieu a protégé mes innocents regards et je le remercie de ne jamais fait voir des caleçons Speedo ou du même genre, sauf en pubs. Tous les hommes que j'ai vu sans pantalons, y compris les comédiens qui se sont déshabillés devant mon ébahi regard (au cinéma ou à la télé), ont tous eu une caractéristique et ça a été celle de porter des t-shirts et des boxers, ce qui me fait dire qu'ils sont quand même décents dans la vraie vie , mais qu'ils ont également quelque chose d'unique :

Je n'ai connu personne - et j'ai posé la question à mes amies qui m'ont répondu qu'elles avaient toutes vécu la même expérience - personne... enfin : pas un homme, qui, un jour, a jeté l'un ou l'autre de ses sous-vêtements aux poubelles car si je me fie à ce que je sais, les t-shirts d'homme et leurs boxers connaissent tous la même fin : ils se désingrètent graduellement jusqu'à disparaître complètement, la ceinture en latex en premier.

J'imagine que dans un très loin futur, quelqu'un fera une étude là-dessus et qu'éventuellement, en appliquant le même principe, on n'aura plus besoin de ces boites qui servent à faire la collecte de vieux vêtements pour les pauvres. Mais alors, comment reconnaîtra-t-on un homme pauvre d'un pauvre homme dans la rue ?

Voilà la question du jour.

Et après ça on dira que je ne suis pas sérieuse.

Georges

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062-2018-10-01

Des sous, des sous et encore des sous
(Chronique aurait dû paraître le mois dernier)

Ouais, c'était la rentrée (le mois dernier), cette rentrée qui fait qu'avec l'éducation gratuite au Québec, ma fin de mois a débuté le dix. Gratuite, l'éducation ? Faites-moi rire. - Avec les cahiers, les binders, les plumes, les crayons à dessin, les gommes à effacer, les sacs, les vêtements spéciaux (gym, chandails divers, les bottes de ci ou ça - et je ne parle pas des patins ou des planches à rouler) et j'en oublie tout autant, j'ai eu l'impression, encore cette année de me faire avoir.

Et encore : y'a les passes pour ceci et cela, les coûts des gyms, les excursions à prévoir, les lunchs, l'argent de poche... Je me demande à chaque fois ce que ça sera quand il sera au collège ou à l'université où il devra se loger ailleurs, voyager le matin et le soir et, naturellement, se payer des distractions. - Le père est là, oui, avec sa pension alimentaire (quelle expression !) qu'il trouve aberrante sans savoir combien son fils coûte... réellement.

Pas pour rien qu'on trouve tant d'étudiants qui travaillent dans les restaurants et les bars où - et c'est ça qui est le pire - ils gagnent plus d'argent qu'il leur en faut et qui, entraînés par cet argent, décident de ne plus poursuivre leurs études ou de les remettre à plus tard.

Et voilà que, par dessus le marché, mal orientés, ils se lancent dans ce qu'ils croient aimer (l'art, la mode, le théâtre, les sports mêmes) où les débouchés sont rares et les jobs encore plus rares. 

Pendant ce temps, au bureau et dans ceux de mes collègues et amis, y'a une pénurie de main d'oeuvre. - Qui, de nos jours, veut faire carrière dans l'assurence, la comptabilité, la vente au détail ? Ou dans une - quoi ? -  manufacture ? - Eurk ! 

Si seulement je pouvais nourrir non pas quatre adultes ou adolescents, mais deux adultes et un pré-ado avec $75 par semaine. C'est pourtant ce que notre Premier Ministre actuel affirmait récemment...

Et ouis, de temps en temps, j'aimerais ça, moi boire du vin ou me payer une serait-ce qu'une blouse signée.

Georges

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061-2018-08-06

Les vacances de la construction 

Mais oui, je comprends : mon père était plombeur. La première fois qu'il est resté à la maison à ne rien faire, c'est quand y'a eu la main brûlée par un apprenti qui lui avait versé du plomb fondu au lieu d'à l'intérieur d'un cercle de deux tuyaux de fonte où y'vait de l'étoupe pour les réunir. - Les vieux plombeurs à l'écoute savent de quoi je parle.

Le reste du temps, il travaillait. Cinq jours et demi, puis cinq jours (seulement) par semaine. Quelques congés ici et là. Il est mort jeune. D'usure. Pas de vieillesse : d'usure.

Les vacances, c'étaient pour les riches. L'été, il trouvait ça o.k. la chaleur. mais l'hiver, sur des chantiers, c'était la misère.

Alors on a institué, de son vivant, les deux semaines de vacances de la construction : les deux dernières de juillet.

Ça a eu comme effet d'arrêter le tiers de la population dans leurs occupations normales parce que, figurez-vous, la construction, ça implique ben du monde : les vendeurs de tapis, de gyproc, de deux par quatre, de bouts de fils, de poignées de porte et même les ceusses qui fabriquent ces machins qui servent à dérouler le papier de toilette. Plus leurs conjoints ou conjointes.

Les prix de location de chalets, de chambres d'hôtels et même des repas au restaurant ont augmenté en conséquence.

Moi, j'arrive du Maine. Deux heures à la frontière. La plus longue et la moins gardée du monde. À ce que les frères A. et C. Skonmadit.

Je suis épuisée et je recommence à travailler demain (aujourd'hui quand vous lirez ceci).

Georges

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