Les billets de Madame George Gauvin

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No. 041 à aujourd'hui

(Du 3 octobre 2016 à ...)

Série précédente

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044 - 2017-01-03

Pour la cusinière, voir sous le sachet

Préparer.
Couper en morceaux.
Désosser.
Enrober de farine.
Faire revenir.
Faire dorer.
Ajouter.
Assaisonner.
Couvrir.
Retirer.
Laisser reposer.
Répartir.
Parer.
Décorer.
Servir.

Calories - Lipides - Cholestérol - Sodium - Potassium - Glucides - Protéines - Vitamines.

Amidon de maïs - Extraits secs de sirop de maïs - Substances laitières modifiées - Oigonson séchées - Sel - Citrate de sodium - Extrait de levure - Maltodextrine - Inosinate disodique - Guanylate disodique - Mono et diglycérines - Arôme naturel - Phosphate de potassium - Silicate de calcium - Sulfites - Colorant naturel - Fines herbes - Peut contenir soja et blé.

Quatre portions.

Riesling.

Ce qu'on peut lire durant le temps des fêtes !

George

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043 - 2016-12-05

C'est dans le temps du Jour de l'AN...

"Timeo Danos et dona ferentes"

Jamais j'aurais cru qu'à deux, trois semaines de Noël, j'allais citer, au début d'une chronique un vers... attendez que je trouve la référence... de Virgile, de son Énéide (que je n'ai jamais lu), un vers et que m'a refilé Copernique il n'y a pas très longtemps où nous nous sommes retrouvés seuls - n'en déplaise à sa femme - au Bar l'Abri en attendant que les autres chroniqueurs du Castor™ viennent nous rejoindre.

Pour ceux qui ne lisent pas le latin, ce vers veut dire : "Je crains les Grecs, même lorsqu'ils font des cadeaux". C'est du moins ce que j'ai lu, par après, mais Copernique, si je me souviens bien, m'a bien dit : "Méfie-toi des Grecs surtout lorsqu'ils t'offrent des cadeaux"... que, à la maison, j'ai fini par comprendre, voulait dire : "On t'aime pas pour tes beaux yeux" ou, comme m'a déjà dit une collègue, par rapport à une autre que nous détestions toutes les deux : "L'ont embauchée à cause de ses petites fesses intelligentes..."

Pas question, pour moi, qu'on m'ait approchée pour rédiger une chronique mensuelle dans le Castor™ pour mes deux f... - Je ne les ai jamais vues, naturellement, mais je sais qu'elles sont énormes. - Moins que ma voisine d'en face, c'est certain, mais par rapport à la p'tite - qui a eu deux enfants, estie ! - et qui est à la réception du bureau d'à côté....

Et puis ça m'est revenu, hier, quand j'ai compris que le Professeur, avec toute sa gentillesse, m'a dit que ce serait bien si je venais vous parler une fois par mois ; de ma (lire : mon) job, de mon fils, de mon chum, de ce que je pensais et ainsi de suite

C'était un cadeau de Grec.

Assez que, juste comme le temps des Fêtes approchait, je me suis retrouvée en train de penser que ce qui allait se passer était démentiel. - Non, je ne vous parlerai pas de l'arbre à monter, de la robe à porter, du cadeau à acheter pour le p'tit, ni de mon chum qui, lors de son party de Noël allait rentré émêché (pourvu qu'il ne prenne pas son auto!), ni de sa mère, ni de sa tante.

Je vais juste vous dire que le temps des Fêtes, je m'en dispenserais.

Ce qui ne veut pas dire que Copernique ne m'intéresse pas, mais même Jeff, un de ces soirs... Et vous ne connaissez ni la voix, ni les mains de Simon.

;-)

George

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042 - 2016-11-07

La mort, la mort... qu'est-ce que vous voulez que j'en fasse ?

A-t-on idée ? Me demander, à moi, d'écrire un mot sur la mort... - C'est comme quand on a demandé à François Bellefeuille de parler des fêtes : je suis à un âge où l'on ne m'invite jamais à des funérailles. - Oui, bien sûr, j'ai assisté à celle de ma grand-mère, mais j'avais huit ans. Pour ses frères et soeurs et les frères et soeurs de mon grand-père (que je n'ai pas connus), on m'a dit tout simplement, un matin, qu'ils étaients décédés. Un par un, mais pas question de m'amener à Saint-Éloigné-des-Chars pour leurs funérailles.

Mes cousins, mes cousines, mes tantes et oncles sont tous en vie. Enfin, je crois. Mon chum, quant à lui, n'a pas de famille. Si : un frère qui demeure au Nouveau-Brunswick et avec lequel il ne s'entend pas.

J'entends parler, oui, par les journaux qu'une telle avec qui j'étais au primaire est morte, mais accidentellement (je veux dire que j'ai jeté, accidentellement, l'oeil sur la colonne des décès du Journal de Montréal et non qu'elle était morte dans un accident, mais vous aurez compris).

La mort, la mort, c'est dans dix, vingt, trente ans. Oui, demain, peut-être, mais j'aurai tout le temps, après, d'y penser.

Je ne suis pas dans la situation de la fille qui se fait dire par sa mère : "Tu sais, Madame chose qui demeurait dans la maison d'en face ben... elle est morte. - Marthe, ta cousine, tu sais : la fille de ta tante Margurite... ben elle est morte.  - Et puis tu sais le facteur qui livrait notre courrier du temps où... " Et à laquelle elle fut obligée de dire : "Maman, descend de la toiture et donne-moi ton fusil."

George

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041 - 2016-10-03

On m'a volé mon titre !

Je vous jure : ma première idée était d'intituler cette chronique «Est-ce c'est moi ou bedon...», mais Simon, qui, depuis qu'il est à la retraite a tout le temps devant lui, a déposé sa chronique avant la mienne. Sauf que, lui, avait pour point de départ un haut lieu de culture alors que j'en étais au Starbucks de l'édifice où je travaille.

La nomenclature (est-ce ainsi qu'on dit ?) qu'il utilise pour la grandeur de leurs cafés, me fait scier. Même pas foutus d'appeler un café "un café" ; faut que ce soit un "caffè" qui ne peut être "petit", "moyen" ou "grand", mais "tall", "stretto", "grande", "venti" ou "trenta" avec toutes leurs variantes.

Je ne suis pas mathématicienne comme Jeff, mais je suis certaine qu'il faudrait un camion pour transporter une tasse de tous leurs mélanges, avec ou sans "extra shots", avec ou sans sucre, avec ou sans vanille, caramel, noisette, etc. (y compris la "flavour of the month"), format chaud ou froid, "blended" ou non, avec lait  écrémé, 2% de gras ou demi-écrémé  ou encore avec lait de soja, lait d'amandes ou noix de coco, décafféiné ou pas (ou moitié, moitié)... et avec ou sans glutten...

Doublez le tout en pensant aux thés.

Pas vérifié pour leux eaux en bouteille.

De quoi traverser la rue, entrer chez le dépanneur local et se servir soi-même un café à partir de leurs machines de marque Van Houte. - À un tiers du prix.

Et si vous pensez qu'on vous sert votre café chez Starbucks...

On vous le remettra à condition : 1) que vous donniez votre nom (qui sera sans doute illisible ou imprononcable par le minus qui s'y trouve) et 2) que vous attendiez en ligne à un autre bout du comptoir.

De là, vous pourrez le déguster en toute tranquilité, face à la rue, face à tous les passants, parce que les tables seront occupées par ceux qui ont eu la bonne idée d'y amener leurs ordinateurs ou tablettes.

Non mais...

George

P.-S. : Et pensez-y deux fois avant de commander un muffin : c'est de la graisse et du sucre aromatisé

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