d'Euclide
 

Copernique d'Euclide Marshall
(Marshall's Essays)

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No. 111 to 120

(April 1, 2019 to Present)

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120-2020-01-06

Dernière minute

S'il y en a qui - je nommerai personne - ont eu des «jours de congé» et «se sont sauvés» durant la période des Fêtes, ce ne fut pas mon cas. Cocktail ici, soirée là, petit déjeuner avec les enfants, déjeuners avec les collègues, cinq à sept (chez certains, je suis passé cinq à sept minutes). Je ne veux même pas penser aux déplacements, aux courses à faire et aux gens à qui il fallait absolument téléphoner.

Un changement radical cette année. Ça a commencé, comme aurait dit Céline, graduellement, mais cette année, pas la moindre carte de bon souhait. Des courriels en triple, mais pas de bouts de carton pliés en quatre. Pas de poésie à lire. Rien.

Quelques poètes réduits au chômage.

Je vous en souhaite toute une en retournant à mes sherlockiennes activités. (Voir la section plus loin.)

Copernique

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119-2019-12-02

PC et Mac

Je ne peux pas croire qu'après toutes ces années, on en soit encore à dire que les produits Apple sont meilleurs que ceux de Toshiba, Acer, Samsung, Seagate, HP, etc. 

Tous ont leurs qualités et leurs défauts.

Ce que je reproche personnellement à Apple, c'est leur marketing (bon d'accord : leurs prix également), mais cela n'a rien à voir avec le fait que leurs produits soient supérieurs ou non aux autres. Question de gros bon sens. Posséder un téléphone aux milles apps ne veut absolument rien dire. Certainement pas pour moi qui ne s'en servira tout au plus que d'une dizaine dont celle tout-à-fait inutile d'écrire sur un écran avec un stylo (ce que mon LG me permet) quand j'ai toujours en ma possession un carnet en papier... dont je peux également déchirer une page, y inscrire mon numéro de téléphone et donner cette page à quelqu'un qui me l'a demandé.

*

J'ai eu un ami, aujourd'hui décédé, qui a visité je ne sais combien de ces comptoirs où l'on vend des portables (il y en a partout) à la recherche d'un téléphone, beau, bon, pas cher, qui lui permettrait de répondre à ceux qui l'appelleraient comme s'il était à la maison. Rien d'autres. Pas de boite téléphonique, pas de SMS, pas d'Internet, pas de machin-truc pour calculer le nombre de pas qu'il aura fait dans une journée., jusre uUn téléphone bête comme celui qu'il a déjà eu à la maison du temps où quand on il ne voulait pas être dérangé, il ne répondait pas. Et quand il voulait savoir qui l'appelait, il répondait.

Il a, cet ami, eu toutes les difficultés du monde à en trouver un et... parce que le vendeur, un jeune astucieux, lui a installé, comme message, dans sa boite vocale, le son d'une ligne occupée...

Je suis sur le point de faire la même chose. Pour une raison très simple : quand on m'appelle, mon portable me dit automatiquement qui et quand on m'a appelé.

Je n'aurai plus, ainsi, à téléphoner à mon fournisseur, entrer dans ma boîte voale, faire «1», «7» et «5» 9je crois pour effcer tous les messages qu'on m'a laissés puis raccroche pour recommencer deux, trois heures plus tard.

*

Dernièrement, j'ai eu un de mes disques externes qui a rendu l'âme. Heureusement - et puis non : pas heureusement, mais parce que j'ai toujours eu un système de sauvegarde et ce pour tous mes disques - j'en avais un autre pour le remplacer sur le champ.

«Ah, vous autres, et vos PC» m'a dit un de mes étudiants.

Comme si les PC avoir à voir avec un disque qui peut être utilisé sur ou avec à peu près tous les ordinateurs, y compris son Mac-Air. C'était un Western Digital qui avait au moins trois ans. Un Western Digital qui avait, inscrit sur son boîtier la mention «MTBF-3000». - je n'ai même pas tenté de lui expliquer que «MTBF» voulait dire «Mean Time Before Failure» c'est à dire : «Le temps moyen avant lequel ce disque ne sera plus fonctionnel» et que le «3000» qui suivait devait se lire... «3,000 heures». Simple, non ? (C'est mécanique ces choses là et donc non-éternelles !)

Combien de temps faudra-t-il à Apple pour inscrire sur ces portables l'équivalent ?

Copernique

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118-2019-11-04

Shakespeare, Sainte-Beuve et...
Jackson Pollock

Je ne connais pas beaucoup de grands lecteurs. Pas autant, c'est sûr, que Simon en connaît. Par «grands lecteurs», nous nous entendons tout de même tous les deux que ce ne sont pas ceux qui lisent continuellement, à raison, par exemple, de deux ou trois livres par mois ou qui se tapent régulièrement des briques de 3.000 pages : 

Il est facile de lire trois romans Harlequin dans un même mois - probablement plus facile d'en écrire autant... - ou parcourir régulièrement un ou plusieurs volumes d'une encyclopédie par semaine

Disons qu'un «grand lecteur», pour nous, c'est quelqu'un qui, par ses lectures (et elles n'ont pas besoin d'être nombreuses), cherchent à se renseigner, à comprendre le monde dans lequel il vit. Il se contente pas de lire des choses qui lui confirment ce qu'il sait déjà, mais celles qui entrent souvent en contradiction avec ses pensées.

Mais Simon va plus loin :

Il dit qu'au delà des informations contenues dans des phrases, des paragraphes et des chapitres qui s'enchaînent de façon plus ou moins ordonnée, il y a des auteurs et que lire correctement, c'est tenter de découvrir comment ces auteurs regardent, voient et comprennent l'univers dans lequel eux et nous vivons.

PAS essayer de savoir comment ni pourquoi ils en sont arrivés là car qui de nous peut savoir exactement comment et pourquoi nous pensons d'une certaine manière.

"Laissons, dit-il, aux psychologue et au psychiatres le loisir de se pencher sur cet épineux problème. En attendant, contentons-nous de penser et de vivre."

Un vrai contre-Sainte-Beuve.

Et Pollock ? Je me demandais l'autre jour ce à quoi les épisodes chaotiques de sa vie pouvaient m'aider à mieux comprendre ses toiles.

Tout ce qui précède ?

C'est réponse à un ami qui m'écrivait l'autre jour, en lisant  La vie mode d'emploi de Georges Pérec que : 

"La Vie Mode d'emploi est une oeuvre d'un obsédé existentiel usant de procédés formels d'écriture en raison de son lourd Cahier de charges (contraintes imposées, déplacements rigides selon la mouvance du cavalier sur un jeu d'échecs pour décrire le lieu, les personnages y vivant ou y ayant vécu avec force et détails, etc. Trop, c'est trop.

Ayant dépassé la moitié du volume, je commence à me morfondre sérieusement. Que de répétitions voulues, bien sûr, par l'auteur sauf que les plafonds, les planchers, les murs et les tableaux, j'en ai marre. Heureusement, que ses contes et nouvelles intercalés ici et là sont brillantissimes. J'aime le chapitre où Valene le peintre se peint sur sa toile et le peintre de sa toile se peint...jusqu'à épuisement de l'espace barbouillable.

Je dois réfléchir davantage aux propos qui suivent. J'aime simplifier pour comprendre alors que Perec complexifie à souhait pour nous écarter sciemment ce qu'il veut nous dire au juste. Je résume. La vie est un puzzle à résoudre dont chaque pièce s'intercale (s'insère) petit à petit dans notre existence (aquarelles de Bartlebooth) puis survient le jeu de rassembler les pièces en différé de notre évolution (Winckler), le lent et constant vieillissement. Et à la fin (mort), il ne reste presque rien.... 21 grammes, le poids de l'âme. (Quelques pièces restantes de l'assembleur Winckler avec l'aide passionnée de Morellet, l'homme de trois doigts en moins)."

Say what ?

Copernique

*

117-2019-10-07

Penser, classer

J'ai pensé à Serge Losique la semaine dernière. Et à Georges Pérec. Et à Simon Popp. À Simon, notamment, qui m'a déjà parlé d'un type qu'il a connu, propriétaire d'une galerie d'art, et qui possédait cent bandes magnétiques de type VHS. Cent plus une, en fait, cette cent-unième servant à enregistrer les films qu'il regardait à la télévision ; si un de ces enregistrements lui semblait intéressant au point où il aurait l'idée de le conserver, il l'ajoutait aux cent autres en en retirant un qui s'y trouvait déjà.

Pérec (Georges, pas le nôtre) a écrit quelque chose de semblable à propos d'un collectionneur de livres qui tenait à ne pas dépasser par addition et soustraction le nombre de 361 romans, pièces de théâtre, essais, biographies, etc. Jusqu'à ce qu'il réalise qu'un livre pouvait en contenir deux ou plus... les oeuvres complètes d'un auteur, par exemple. Alors, il a pensé à 361 auteurs, sauf que certains livres - les romans de chevalerie, par exemple - n'avaient pas d'auteurs alors que d'autres en avaient plusieurs. Alors il a pensé à 361 thèmes, sauf qu'un livre pouvait appartenir à plusieurs thèmes, ou catégories ou genres, tels que définis par un système de classification quelconque comme celui de Dewey... (*) 

(*) L'Humidité, no. 25, printemps 1978, pp 35-38

 

 

Serge Losique ? J'ai pensé à la liste qu'il a compilée des cent meilleurs films à l'occasion du centième anniversaire du cinéma (voir Le Castor™ du 3 septembre 2018 où nous en avons diffusée une copie), la seule liste à laquelle je fais confiance depuis des années, sauf que je me suis toujours demandé sur quelles bases, malgré les explications de quelques un d'entre eux, les auteurs de cette liste avaient décidé que tel ou tel film devait être considéré comme étant un des meilleurs films de tous les temps : un film dont le style n'a jamais depuis sa création été dépassé ? un film qui a fait découvrir à une des personnes consultée ce qu'était le cinéma ? un film qui fut le premier en son genre ?

Sur ce dernier point, je me suis demandé notamment et je me demande toujours ce en quoi - je ne sais pas, moi - L'Avventura de Michelangelo Antonioni (1960) pouvait ou peut bien nous intéresser de nos jours étant donné qu'on en a tourné depuis des centaines du même style ou genre - et des meilleurs que ce chloroforme animé.

(En passant, j'ai emprunté à la bibliothèque de mon quartier Avatar de James Cameron il y a quelque temps. Il était temps, allez-vous me dire, étant donné que ce film date de 2009. - J'en ai regardé quinze minutes. - Un grand film ? - Oui à peu près dans le genre du Titanic du même réalisateur (1997), ce film que Simon a dit qu'il était le Ben-Hur (de William Wyler - 1959) des années quatre-vingt dix. - Que voulez-vous ? Je ne connais rien au cinéma.)

Pour résumer tout ce qui précède, j'ai pensé à tout ce beau monde en me demandant si je devais acheter une nouvelle bibliothèque ou limiter les livres que nous avions à la maison à un certain nombre ou une certaine quantité de pieds ou de mètres cubes.

J'en ai parlé à Simon qui vient au cours des derniers mois de procéder à un élagage gigantesque dans sa bibliothèque. 

«Facile, m'a-t-il dit. Il m'a suffi de retirer de mes étagères tous les livres que je n'avais pas ouvert depuis dix, cinq, deux et même un an. - Tu comprends... ces deux volumes du Théâtre complet d'un lointain Grec que je me disais que j'allais relire... éventuellement ; et que je n'avais pas, même consulté, depuis des lunes...»

Bien dit, que j'ai pensé et, le lendemain, j'étais chez IKEA où j'ai appris qu'on vendait une bibliothèque Billy à toutes les secondes dans le monde entier.

Copernique

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116-2019-09-02

K7, CD, USB, MP3, MP4...

Steve Guttenberg, non le comédien, mais le chroniqueur dont la carrière a débuté en tant que projectionniste de films et qui s'est transformé en revendeur de produits haut-de-gamme pour audiophiles avant de devenir un critique sur les ondes de CNET, posait en avril dernier une question que je me suis longtemps posé :

«Anybody out there still listening to music on AM or FM radio ?»

Y'a-t-il encore keklun qui écoute de la musique sur les bandes AM ou FM ?»)

Sa réponse :

«Radio isn't dead yet, but its future isn’t exactly healthy.»

«La radio n'est pas encore disparue, mais sa santé n'est pas ce qu'il y a de plus encourageante.»

(Merci, Madame Malhasti !)

Ayant à me déplacer constamment, il y a longtemps que j'ai cessé d'écouter la radio dans mon auto. - Bien avant la venue du Rap ou les différentes chaînes de preachers aux USA. - Et, à bien y penser, je me demande quand, pour la dernière fois, j'ai entendu le son d'une radio... à la maison... - Oh, bien sûr, j'aime bien me renseigner sur les conditions de la route ou de la circulation, mais depuis la venue des GPS et de divers apps, je n'ai plus à écouter ces affreuses chaînes où l'on me dit que je suis dans ou que je me dirige vers un embouteillage sans m'indiquer comment m'en sortir ou les voies ou routes de contournements.

Je ne me souviens plus exactement quand, mais il y a quelques années de cela, mon poste étant branché sur une des radios-communautaires américaines, j'ai écouté un fort intéressant documentaire sur je-ne-vous-dirai-pas-sur-quoi (sauf que ça avait rapport avec les autopsies) et, ayant à traverser un fuseau horaire, j'ai dû changer de chaîne pour me retrouver, dans un autre état américain, au début de la même émission.

Et puis il y'a aussi eu la fois où j'avais mis dans mon coffre à gants la trentaine de CDs de Brilliant Classics contenant, dans l'ordre habituelle, les cent ou cent quatre symphonies de Josef Hadyn pour m'arrêter dans un centre commercial après l'écoute d'une soixantaine, pour acheter autre chose, histoire de ne pas devenir cinglé.

Puis vint les MP3 et sur ma plus récente voiture de quoi les faire jouer via un clé USB. L'invention miracle !

Aussi, maintenant je me prépare des programmes avant d'entreprendre n'importe quel voyage. - Oui, mais pas de musique. - J'écoute maintenant des conférences.

Je vous ai déjà dit, je crois, à quel point certains essayistes de la fin du XIXe était difficiles à lire. Particulièrement John Ruskin. Mais maintenant, on peut les écouter.

Voici trois adresses où vous pourrez dorénavant entendre lues différentes conférences qui à l'origine de publications écrites :

Learn Out Loud

LibriVox

AudioBook Treasury

Et il y en d'autres ! Et en français également ! Voltaire, Proust, Guillemin, Molière, Racine...

C'est tout à fait gratuit. Des volontaires lisent des textes libres de droit et voilà ! Et tout ça peut être récupéré et gravé sur le disque de votre ordinateur, sur un CD ou une clé USB.

J'en suis à me souhaiter de longs voyages... du genre une heure, une heure et demi pour faire les quelques kilomètres qui me séparent du centre-ville de Montréal.

Copernique

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115-2019-08-05

Ferias

Une légende veut qu'Einstein, à Princetown, devait, à tous les ans, se soumettre, comme tous les professeurs de cette institution, à un examen médical et qu'un jour, ayant noté d'évidents signes de fatigue chez l'auteur de «La relativité restreinte» et de «La relativité générale», le médecin qui venait de l'examiner lui conseilla de prendre quelques semaines de vacances. «Des vacances ? lui demanda le savant. Que voulez-vous dire ?»

«Pensez, lui répondit le praticien, à ce que vous avez toujours voulu faire dans la vie et que vous n'avez jamais eu le temps et faites-le pendant deux, trois semaines.»

Le lendemain, Einstein était de retour dans son laboratoire.

Je ne suis pas Einstein, mais si on m'offrait, aujourd'hui, la possibilité de faire ce que j'ai toujours voulu faire dans la vie, je retournerais à mes «affligeants travaux» à l'aube, dès demain matin. - Et je ne suis pas le seul dans mon cas :

 - Simon me dit régulièrement que même s'il est aujourd'hui à la retraite, il continue de faire ce qu'il a toujours fait depuis aussi longtemps qu'il puisse s'en rappeler : il continue de lire, de se renseigner sur ce qu'il lit, de mener de petites enquêtes et d'émettre son opinion.

- Madame Malhasti me confirme qu'elle n'a jamais cessé d'écrire depuis qu'elle a, de peines et de misères, écrit son premier poème.

- Paul, notre disk-jockey me dit la même chose : il ne se passe pas une journée sans qu'il écoute de la musique.

- Monsieur Pérec, on n'en parle pas, mais même Jeff se dit bien satisfait dans son job et dans sa famille

Seule, Madame Gauvin est quelque peu réticente à dire que son travail la satisfait pleinement. «J'aimerais mieux m'occuper de mon jardin et de mon fils» dit-elle quand on lui demande ce qui la rendrait heureuse. «Alors pourquoi ? - Une question d'alimentation", dit-elle.

Alimentation, survie, avoir un minimum de confort, tout cela est fort compréhensible, mais - doit-on le répéter ? c'est un véritable truisme - la vie moderne avec ses bureaux, ses usines, ses appartements en ville ou ses pavillons en  banlieue sont largement responsables de cet état de choses qui est loin d'être l'exception. - Dire à Madame Gauvin qu'elle aurait pu choisir de devenir jardinière ou horticultrice ne fait qu'ajouter de l'huile sur le feu. - Reste la solution de tout faire pour aimer son travail, mais vous en connaissez, vous, des gens qui ont songé sérieusement, jeunes, à travailler dans un abattoir ou de vidanger des égouts ?

Bon, les choses ont bien changé depuis Les misérables de Victor Hugo, avec les syndicats d'ouvriers, les lois concernant les heures et les conditions de travail, mais on est loin, très loin de la coupe aux lèvres.

Les quelques jours où j'ai été absent récemment ?

Je les ai passés avec Cléo, mon épouse, chez Marie, ma fille, et son fils (3 ans cette année !) à une cinquantaine de kilomètres au nord (est) de Boston où son mari, Paul, avait loué une superbe maison au bord de la mer.

Sauf que, comme dit Simon souvent, pas intelligent et désorganisé comme je le suis, j'ai amené et relu Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline...  

Copernique

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114-2019-07-02

Courbatures

Aux prises au cours du dernier mois avec tous les problèmes de la terre.

Et quand je dis «terre», je parle de la pelouse, des arbres, du jardin, de l'entrée du garage qui entoure ce qu'on appelle une maison, une structure qui est composé d'un toit, de goutières, de fenêtres, de portes qui, à partir de la mi-mai, demande une attention aussi complexe que l'entretien d'un château du XVIIe, mais en plus petit sauf que ; au XVIIe, ceux qui possédaient des châteaux avaient à leur service des jardiniers, des couvreurs, des horticulteurs... 

Difficile de trouver aujourd'hui un jardinier près à déplacer pour les deux-tiers d'une journée, un demi-couvreur, le quart d'un horticulteur... Faut tout faire soi-même. - Une heure ici, une heure-là et voilà que des journées finissent par se perdre.

Simon m'a fait rire un jour en me disant qu'on peut faire bien des erreurs dans une vie de couple, mais jamais, au grand jamais, faut-il entreprendre de poser du papier-peint avec sa conjointe (ou son conjoint). - Il aurait pu tout aussi bien me parler de jardinage.

Malheureusement, il a oublié de me suggérer de trouver une excuse quelconque pour disparaître plusieurs jours en juin de chaque année, histoire d'avoir à donner une série de conférences à Williams, Jones ou Garytown, quelque part au Vermont ou en Afraghanistan.

Ne vous en faites pas : ce qui précède était une série de boutades,

Sauf que j'ai découvert au cours des deux dernières semaines des muscles que je ne savais pas que j'avais et que j'ai peine à me déplacer, encore plus à rester assis devant un ordinateur.

Ah well ! ne me reste plus qu'à m'en souvenir l'an prochain.

Copernique

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113-2019-06-03

Copyrights anyone ? 

I did some research lately. Well not research as such. Just trying to figure out things like the American Constitution... in order to understand what everybody seems to be talking about lately. You know : impeachment, subpoenas (or is it supoenae ?) cover-ups, trials and so on. And of course, just like it happens when one doesn't know exactly what one's looking for, I got mixed up in all sorts of information on tarifs, China, witholding information, Huawei, Google, the Internet, YouTube, copyrights and... royalties.

What I found out is that there are no international laws governing copyrignts. In France, the rights of an author and his or her estate to the sales and marketing of his or her works is 75 years after his death. In Canada these rights expire after 50 years. In Mexico the period is 100 years since 2003 (used to be 90) but only 99 years in Côte d'ivoire... Now these are for books, plays, music and other stuff. When it comes to recordings, TV shows, newspapers and films (in which producers, directors, actors, composers, decorators, musicians etc. are involved), well, besides the lawyers I occasionally meet in bars, it seems that everybody and their dogs have an opinion which never explains the phenomenon of YouTube where one can watch just about anything including stuff which I'm very fond of : old movies, documentaries and the occasional news shows which is why I got involved in my research to begin with.

Old films

I once had a book on classic films in which the author - this book dated back to the fifties - gave a list of films that he considered essential to anyone who liked movies and wanted to see the best movies ever made. The list was immaterial in that everybody (and his dog, I repeat) had, at that time, and still today, their own favourite films. What did strike me was a remark in its preface which implied that with the development and opening of art films cinemas in most major cities a cinema buff could, finally, see films that were no longer available in regular theatres. 

I wonder how the author of this book would react, today seeing what's avaibale on thousands of sites.

The world is getting perfecter and perfecter everyday.

Well... the sun hasn't been out a lot lately. But I did watch Greta Garbo last night.

Copernique

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112-2019-05-06

Rapidement 

S'il y a une forme littéraire que nous apprécions par dessus toutes, Simon et moi, c'est celle de l'essai. Libéré des personnages que la fiction et les dialogues que le théâtre imposent, libéré des entraves de la «vérité» historique ou des mythes de la religion ou des opinions toutes faites, l'essai permet, en effet, d'exprimer des idées, des opinions sans être obligés de prendre des détours et, surtout, de ne pas se sentir captif  d'avoir à en énoncer qu'une et de s'y conformer du début à la fin.

Le mois dernier, belle surprise, on m'a offert non pas un, mais deux volumes d'essais.

Plus de mille pages de lectures, mais comme il m'a fallu me déplacer constamment...

Voir la section «Notes de lecture» de ce Castor™.

Bonne lecture !

Copernique

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111-2019-04-01

Johnny Come Late

J'aurais voulu, pour cette édition, vous parler d'un livre d'articles paru en 2011 de Christopher Hitchens, Arguably, que j'ai lu au cours de mes récents déplacements, mais, comme d'habitude, toujours à la dernière minute, j'ai remis ma copie au moment où l'éditeur était en train de s'arracher les cheveux à la lecture des chroniques de Simon qui semble n'avoir eu rien d'autres à faire le mois dernier sauf lire et écrire.

«C'est que, m'a dit l'éditeur, le bougre les a emboités les unes dans les autres et tenter d'en retirer une pour le mois prochain, c'est comme retirer une pieuvre d'un baril de pieuvres.»

Ayant voulu l'aider, je les ai lues, l'une après l'autre, pour réaliser qu'on pouvait, à quelques détails-près, les lire dans n'importe quel ordre et qu'on ne pouvait pas, réellement, les séparer. Alors j'ai démissioné. 

Aussi : à la prochaine !

Mais n'oubliez pas de lire le reste. Notamment le mini-conte de Borgès que nous a choisi Fawzi pour l'«extrait du mois». C'est avec son punch line un chef-d'oeuvre.

Copernique

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