Volume XXVIII, n° 3 Le seul hebdomadaire de la région publié une fois par mois Le lundi 5 novembre  2018

L'UdeNap se souvient du 11 novembre 1918

 


  Dans ce numéro : 

 Un mot de notre éditeur - Céline - Brassens - Les Ice Capades - Un plan de lecture - Un triste voyage - Un mot de Serge sur le Boardroom Presence - Ruteboeuf - Boxers et virginité - Une java - Woody Allen - Jules Renard - Pline le Jeune - Green et Gide - Le courrier - l'Association des alpinistes des pays-bas et même Ruskin...

Bonne lecture !

P.-S. : Et revenez nous voir jeudi pour la version corrigée, celle destinée au marché américain.  

BLANC

 

Avis important :

Les lecteurs de longue date du Castor™ et les habitués du site de l'Université de Napierville ont dû noter au cours des dernières semaines des modifications inhabituelles dans : 1) le format de son édition et 2) le format de ses pages. 

Cela s'est manifesté dans la largeur des écrans, les fontes utilisées, la disparition de certaines images jusqu'à l'absence complète du site de l'UdeNap.org  et même de celui sur la chanson française et celui traitant de la musique traditionelle du Québec. 

Les raisons de ces modifications, changements, absences plus ou moins régulières sont multiples : 

1) les logiciels dont nous nous servons depuis des années (le site de l'UdeNap aura 18 ans le 12 janvier prochain) sont ou disparus ou plus fonctionnels sous Windows 10 et il nous faut, depuis des mois, nous adapter à cette situation dans l'attente de trouver un logiciel qui pourra accomplir le travail qui se fait présentement sous une autre plate-forme.

2) la présentation de nos pages - particulièrement celle du Castor a dû être modifiée pour des raisons diverses : changements dans la nature de son contenu, l'arrivée de nouveaux chroniqueurs, plus d'illustrations, adaptation à diverses normes (voir le point numéro 1), etc. et le point le plus important : 

3) l'achat de la firme qui abritait nos sites par une firme dont les critères, fort différents de la première, nous ont empêchés de modifier nos pages pendant plus de trois semaines et qui, pour une raison quelconque, a effacé de son serveur toutes nos pages sur la chanson françaises et tous les enregistrements du site de l'UdeNap, un incident entre autres qui nous a fallu six jours à réparer. 

En ce moment et particulièrement à partir de janvier prochain, toutes nos pages sont ou seront révisées une à une, un travail qui prendra plusieurs semaines. De plus nous auront un nouveau fournisseur qui se classe parmi les plus stables et les plus faciles à exploiter selon la plupart des critiques américains (et canadiens).

Nous vous tiendrons au courant. 

L'éditeur

 

Les chroniques précédentes de nos correspondants 
peuvent être consultées en cliquant sur ce lien .

 

      Simon Popp


  Fonds de tiroir 

Louis Ferdinand Céline avait raison : 

«La langue, rien que la langue, voilà l'important. Le reste, tout ce qu'on peut dire d'autre, ça traîne partout. Dans les manuels de littérature, et puis lisez l'Encyclopédie.» 

Je sais que ce sera difficile à croire mais on m'a félicité, moi, pour ce qu'on a appelé «ma dernière chronique» comme si ça en avait été une. Je l'ai relue, trois fois plutôt que deux et j'en suis venu à la conclusion que si je continuais à écrire et répéter des lieux communs comme je l'ai fait, non seulement dans cette «chronique», mais dans d'autres qui l'ont précédée, je finirais ma vie en vieux radoteur qui ne se souvient que de son passé. Et de son restreint passé par dessus le marché.

La langue, oui, la langue ! - Combien de fois ai-je lu et relu mes auteurs favoris non pas pour ce qu'ils disaient, mais pour la façon qu'ils le disaient. - Combien de fois, aussi, ai-je écouté parler des gens qui n'avaient rien à dire, mais pour la façon dont ils s'exprimaient. - Des fois, juste à cause de leur voix. - C'était Albert Millaire qui récitait des poèmes  qui n'en n'étaient pas, Germaine Giroux qui, dans les Belles histoires des Pays d'En-haut (La lionne), faisaient des liaisons toujours surprenantes ou encore Louis Jouvet qui disait, de sa voix saccadée : «Est-ce que ça vous gratouille [une pause] ou ça vous chatouille ?» (Knock de Jules Romains). - (Louis Jouvet, pour ceux qui ne le savent pas était bègue.)

J'ai aimé. J'aime encore les «classiques» et leurs alexandrins : Corneille, Racine, Molière. Et il m'arrive souvent de relire des pièces d'«Auteurs du second ordre de comédies en vers» dans de petis volumes publiés vers 1810-1812 qui se sont ramassés dans ma bibliothèque Dieu-sait-comment, pour entendre : «J'aime mieux un époux qui m'aime et qui me plaise / Que le trône d'Argos et que celui d'Éphèse.» Car la langue, c'est quelque chose qui se dit et non qui se lit.

Moi, qui ne connais rien au grec, j'ai été séduit l'autre jour par un professeur qui, au cours d'un débat, a lu le début de l'Odyssée d'Homère en s'accompagnant d'un simple tambourin dont il se servait pour rythmer ses phrases. C'était merveilleux. Sauf que j'ai oublié de noter l'adresse (Internet) et que je la recherche depuis ce temps-là... (*)

(*) https://www.youtube.com/watch?v=c24qHvlRCE8 - 2e partie (note de l'éditeur)

J'aime la musique de Verlaine, l'un des plus grands poètes qu'a connus la France (avec Hugo et ces grandioses envolées). - L'un de mes amis, poète à ses heures, m'a refilé deux de ses recueils récemment et vous savez ce que j'ai noté ? Non pas ces vers (qui n'en n'étaient pas), mais la musique qui s'en dégageait.

Tiens, tout à coup, en écrivant ce qui précède, je me suis souvenu que, jeune étudiant, entre amis, nous avions pris l'habitude de parler en alexandrins. Un précieux souvenir. Facile, quand on s'y met, mais je me vois mal, aujourd'hui, dire au bar où je vais manger tous les midis : «Un sans sucre café, une omelette cuite au four / Deux tranches de pain sans beurre  et les journaux du jour.» (M'enfin...)

Louis Ferdinand Céline avait raison : «La langue, rien que la langue, voilà l'important.»

Malheureusement, à force de la bâtardiser en insistant sur la langue écrite (qui a de moins en moins de rapport avec la langue parlée), elle se perd.

Quand, pour la dernière fois, avez-vous entendu quelqu'un dire : «J'eusse aimé que vous vinssiez plus tôt...» ? Et si je vous disais que mes grandes tantes parlaient de cette façon ? - Hier encore, il me semble.

Tout cela est disparu, y compris le verlan, le parigot et des dizaines d'accents régionaux.

***

L'hypocrisie, le mensonge, la dissimulation, la fourberie, la feinte... ne sont-ce pas là des explications qui font que certains mariages durent longtemps ?

***

J'imagine que j'aurais pu devenir célèbre (et même riche) si j'avais marié une gloire locale ou si j'étais devenu l'amant d'un couturier français. - Mes livres auraient aujourd'hui plus de valeur.

***

Comment souhaite-on un bon anniversaire à une amie qui vient d'avoir 39 ans pour la cinquième fois ? Ce qui me fait penser que toutes les femmes devraient écouter régulièrement le Saturne de Georges Brassens. Un : pour réaliser qu'elles peuvent devenir plus belles en vieillissant et deux, que Brassens est moins misogyne que Brel.

***

Faut tout de même que je me rende à l'évidence : au nombre d'enterrements auquels j'ai assisté, il devait y avoir des morts dans le lot qui, au cours de leur vie, n'ont pas toujours été beaux, fins, intelligents, courageux et généreux. - À bien y penser j'en ai connu au moins deux qui étaient de vrais trous de c... et une très méchante femme.

***

La dernière femme que j'ai connue n'avait pas de tatouages. Enfin : dont je me souviens. Mais qui regarde dans ces moments-là ?

***

Je viens d'apprendre que les Ice Capades n'existe plus et ce, depuis 23 ans ! - Où s'en va le monde ? Bientôt disparaîtront les concours agricoles et le Festival à Porc de Sainte-Perpétue ou celui de la Galette de Louiseville. Ne vont rester que les prix littéraires (sic).

***

J'ai bien hâte que Microsoft et Apple cessent d'améliorer leurs produits (entre guillemets, s,v.p., Monsieur l'éditeur). Je ne serais pas ainsi obligé de réaprendre les logiciels dont je me sers... à tous les six mois.

Qu'on me ramène, s.v.p. un appareil sur lequel je pourrai installer un bon vieux DOS et Wordpefect... et un clavier où les clés F1 à F10 seraient encore à gauche. En particulier la F-7, pour imprimer ce que je viens d'écrire sans avoir à baisser les yeux.

***

Oui, à mon ami M. que je rencontre chez Pat's régulièrement, je me souviens très bien de cette speskerine de Radio-Canada qui avait des jambes qui partaient de là (geste à l'appui) et qui descendaient jusqu'au sol. - Je me demandais avec qui, d'ailleurs, elle avait couché pour passer des sports à la vie culturel.

***

Vous êtes-vous déjà demandé ce que pouvaient bien faire du reste de leur temps ces écrivains, peintres, sculpteurs, etc. dont la production à vie s'est limitée à deux, trois romans, quatre, cinq toiles et quelque bronzes ? - Ou ces groupes qui ont connu UN hit qui les a rendus millionaires ? -

***

J'ai beau avoir lu toute ma vie, il y a toujours quelqu'un qui me suggère un livre d'une si grande supériorité intellectuelle qu'il rend nulles - et d'un seul coup - toutes mes lectures.

***

Hier, j'ai songé à me rendre dans le Vieux Montréal pour voir... des touristes mais, demeurant près du Quartier Latin - Qu'est-ce que je dis là ! Je demeure dans le Quartier Latin ! -, j'en vois de plus en plus. - Je les reconnais car leurs femmes ne portent jamais des «tops» en lycra. - À moins que nos banlieusards, particulièrement de la Rive-Sud soient des touristes.

***

Et finalement, à mon frère, à ma soeur, à mes neveux-zé-nièces, à ceux que je ne téléphone que rarement jamais et à qui je ne donne jamais de nouvelles, il est exact, oui, que je vais sous peu déménager. Dans une section d'une petite ville qui, à cause de sa position géographique est demeuré un village. - Qui sait ? l'Université de Napierville pourrait peut-être, via ma colossale fortune, y ouvrir un second campus...

***

  Mon plan de lecture 

 Voir la section Book review - Lectures de cet hebdo. 

Simon

 

      Herméningilde Pérec


Un bref mot 

Soyez indulgent, chers lecteurs et chères lectrices.

Ne blâmez surtout nos informaticiens qui sont aux prises avec d'incommensurables problèmes d'informatique depuis que Dreamweaver est passé aux mains d'étrangers qui tiennent absolument à charger leurs services aux mois et au double tarif tandis alors que notre fournisseur a décidé d'encaisser sa réputation auprès de gens dont la réputation est dite douteuse dans la plupart des milieux.

Ils sont à l'oeuvre jours et nuits.

Pour une fois nos prières semblent tomber au mauvais moment :

Demain, y'aura des élections partielles aux USA... 

H. Pérec

 

       Copernique Marshall

 Sordidus trinus 

 (Un sale voyage)

J'ai dû me taper il y a une semaine - je ne m'en suis pas encore remis - un voyage comme on est supposé ne plus en faire aujourd'hui depuis la venue du NET et des appels conférences cum images télédiffusées :

Jour 1 - Dimanche : Napierville-New York en auto. Destination : aéroport La Guardia parce que, au retour... - Vous allez comprendre tout-à-l'heure - New-York-Dallas, Dallas-Phoenix, en avion. - Phoenix-Tucson, en auto. Pour :

Jour 2 - Lundi - Conférence à Tucson qui devait être suivie d'un colloque, le mercredi.

Jour 3 - Mardi - Appel d'urgence. - Tucson-Phoenix, en auto. Suivi de Phoenix-San Francisco pour une recontre au Holiday Inn près du Quartier chinois (taxi et re-taxi vers l'aéroport). Suivi de San-Francisco-Phoenix, en avion et Phoenix-Tucson, en auto.

Jour 4 - Mercredi - Colloque (le matin) à Tucson suivi, l'après-midi, du trajet Tucson-Tombstone et Tombstone-Tucson, en auto, avec un collègue qui voulait absoument que je l'accompagne pour sa première visite à... Tombstone.

Jour 5 - Jeudi - Tuscon-Phoenix en auto puis Phoenix-Dallas et Dallas-New York en avion pour le meeting du lendemain. Taxi centre-ville.

Jour 6 - Vendredi - Matin, meeting. Lunch au Déli près du bureau où j'étais et taxi jusqu'à l'aéroport La Guardia (où, si vous vous en souvenez, mon auto était garée depuis le dimanche précédent). - P.M. : New-York- Albany en auto.

Jour 7 - Samedi - Albany (New York) - Montpellier (Vermont) et Montpellier (Vermont) - Napierville. En auto.

Et si je vous disais que je ne suis pas sorti du tout - mais pas du tout - le lendemain, dimanche...

Résultat de tout ça ? 

«Oui, beau projet. Nous allons l'étudier et vous revenir..»

Sauf que j'ai trouvé à Montpellier une édition presque neuve d'une biographie de Jackson Pollock et ai déjeuné (lunché) en compagnie d'amis de longue date à Burlington. Chez Leunig.

Sic transit...

Jetset mon oeil.

Copernique

 

       Jeff Bollinger


Boardroom presence ! 

Il y avait longtemps, il me semble, que j'avais eu des nouvelles de mon ami Serge, mon "Aspie" de service.

(Serge pour ceux qui ne nous lisent pas régulièrement est un bonhomme un peu plus vieux que moi, célibataire et atteint légèrement du syndrôme d'Asperger, une forme plus légère - si on peut la qualifier comme telle - d'autisme).

Et puis voilà, je reçois de lui, il y a deux jours, une lettre de Londres - (Serge n'est pas friand de la messagerie Internet ni, surtout pas, des textos. "Je préfère, me dit-il régulièrement, tant qu'à être excentrique, me servir de l'encre des tabellions..." - Postage stamp et al !- Si, si : ça existe encore.)

"Savais-tu, m'écrivait-il, que j'ai du 'Boardroom presence' ?"

Mais, mon Pauvre Serge, je n'en ai jamais douté ! - À six pieds de distance (1,8288 mètre), quand tu prends - ce que tu appelles ton "attitude sociale", tu fais peur au monde avec tes six pieds un pouce (1,8559 mètre) et tes deux cents livres (90,7185 kilos)... sauf - chose incompréhensible - aux enfants.

Ton regard qui tue à quatre mètres (13,1234 pieds) est une arme que les Forces Canadiennes devraient utiliser. Tu n'en as jamais douté ?

Quoiqu'il en soit, voià que notre beau Serge (passez-moi la référence) est devenu un négociateur pour la firme où il travaillait jusqu'à tout récemment en tant que "décodeur de personnalités", un job, il va sans dire créé pour lui, par lui, après avoir été un expert en  calligraphie et styles d'écriture.

Comme quoi...

Je vous reviens sur lui sous peu car, me reste la fin de mois d'octobre à balancer.

Ah ! ce que c'est que travailler pour vivre !

Jeff

 

    Fawzi Malhasti


Pauvre Rutebeuf... 

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu

L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Rutebeuf (1230-1285)

Note : Il s'agit, ci-dessus d'une adaptation de Léo Ferré en français moderne d'un poème beaucoup plus long et dont le titre original était était La griesche (qui est rude et piquant, importun) d'yver. En voici un extrait (deuxième strophe) :

Contre le tenz qu’aubres def­fuelle,
Qu’il ne remaint en branche fuelle
Qui n’aut a terre,
Por povre­tei qui moi aterre,
Qui de toute part me muet guerre,
Contre l’yver,
Dont mout me sont chan­gié li ver,
Mon dit com­mence trop diver
De povre estoire.

Fawzi

 

       


 Boxers et virginité 

Je ne suis pas née de la dernière pluie, mais quand je compare le nombre de chums que mes amies de fille ou mes collègues de travail ont connus - l'expression est quoi déjà... bibliquement ? - j'ai l'impresssion d'être une vierge qui s'ignore.

Autant l'avouer publiquement, je n'ai eu dans ma vie que trois chums (du genre précité) et le premier fut - excusez ma naïveté d'alors - mon ex. - Ça vous donne une idée de mon expérience dans le domaine. (Comparativement à N*** qui travaille dans une autre section au bureau. - Un hint : «N», ce n'est pas une de ses véritables initiales. - Elle disait il y a trois semaines qu'elle en avait déjà eu deux en même temps, mais qu'à ce moment-là, elle avait déjà l'oeil sur un troisième...)

Je pensais à celui qui a suivi mon deuxième en regardant mon courant s'habiller l'autre jour, en sortant de la douche, et, malgré mon ignorance - quoique j'ai eu deux frères - je n'ai pas pu m'empêcher de penser que tous les hommes se ressemblaient... du moins au niveau vestimentaire.

Dieu a protégé mes innocents regards et je le remercie de ne jamais fait voir des caleçons Speedo ou du même genre, sauf en pubs. Tous les hommes que j'ai vu sans pantalons, y compris les comédiens qui se sont déshabillés devant mon ébahi regard (au cinéma ou à la télé), ont tous eu une caractéristique et ça a été celle de porter des t-shirts et des boxers, ce qui me fait dire qu'ils sont quand même décents dans la vraie vie , mais qu'ils ont également quelque chose d'unique :

Je n'ai connu personne - et j'ai posé la question à mes amies qui m'ont répondu qu'elles avaient toutes vécu la même expérience - personne... enfin : pas un homme, qui, un jour, a jeté l'un ou l'autre de ses sous-vêtements aux poubelles car si je me fie à ce que je sais, les t-shirts d'homme et leurs boxers connaissent tous la même fin : ils se désingrètent graduellement jusqu'à disparaître complètement, la ceinture en latex en premier.

J'imagine que dans un très loin futur, quelqu'un fera une étude là-dessus et qu'éventuellement, en appliquant le même principe, on n'aura plus besoin de ces boites qui servent à faire la collecte de vieux vêtements pour les pauvres. Mais alors, comment reconnaîtra-t-on un homme pauvre d'un pauvre homme dans la rue ?

Voilà la question du jour.

Et après ça on dira que je ne suis pas sérieuse.

Georges

 

         De notre disc jockey - Paul Dubé


 La java du diable

En préparant mon émission sur la chanson française (tous les lundis de neuf heures à midi sur les ondes de radiophile.ca), je suis tombé sur cette java.

Une chanson écrite et mise en  musique par Charles Trenet chantée par Mouloudji.

Je me suis demandé si les jeunes d'aujourd'hui connaissaîent Mouloudji...

J'en doute.

Ça date de 1956 ou 57 et ça a aucun rapport avec le rap.

Cliquez sur la note : Second

Note : pour nos suggestions et enregistrements

précédents, cliquez ICI.

paul

 
 

L'extrait du mois


 Théorie des cordes et des désaccords 

Extrait de Mere Anarchy (L'erreur est humaine) de Woody Allen
Traduit en français par Nicolas Richard avec tradaptation de Fawzi Malhasti
(Début seulement)

Je suis grandement soulagé d'apprendre qu'on est enfin en mesure d'expliquer le fonctionnement de l'univers. J'en étais au point où je commençais à croire que c'était moi qui déraillais. Il s'avère que, finalement, la physique, telle une vieille tante qui radote, a réponse à tout. Le big-bang, les trous noirs et la soupe primordiale m'ont été expliqués et continuent de l'être, un à un, avec tous les détails habituels,  les mardis de chaque semaine dans le «Cahier Sciences» du Times, si bien que je comprends depuis plusieurs mois déjà les subtilités de la relativité générale et de la mécanique quantique aussi bien qu'Einstein ; attention, hein : Einstein Moomjy, mon voisin, distributeur de tapis en tous genres, gros, semi-gros et détail.

Comment ai-je pu ignorer si longtemps qu'il existât dans l'univers des unités aussi infiniment petites qu'une constante de Planck ? Que cette constante mesure un millionième de milliardième de milliardième de milliardième d'un centimètre ? Vous vous rendez compte ? Si vous en échappez une, par exemple, dans la salle obscure d'un cinéma, vous savez comment de temps il vous faudra pour la retrouver ?

Autre chose : j'ai appris comment fonctionne la gravité au point où j'en suis à me demander si, par hasard, un jour elle venait à disparaître, on cesserait, dans certains restaurants, d'exiger toujours le port d'un veston...

Ce que je sais, en physique, du moins, c'est que, pour un homme se tenant sur une berge, le temps passera plus vite que pour celui qui se trouverait en mer - surtout si ce dernier est avec sa femme.

Le dernier apport de la physique à ma santé mentale est celui de la théorie des cordes (*), ou «théorie du tout» : une théorie globale qui explique l'ensemble des phénomènes physiques, y compris cet incident de la semaine dernière :

(*) «String theory» en anglais (note de Madame Malhasti).

Je me suis réveillé vendredi, mais comme l'univers est en pleine expansion, il m'a fallu plus de temps que de coutume pour trouver ma robe de chambre.

Du coup, je suis parti en retard au travail. En outre, compte tenu de la relativité, du point de vue où on les observe, le haut et le bas, l'ascenseur que j'ai pris montait au lieu de descendre et je me suis retrouvé au dernier étage de l'immeuble. De là, j'ai eu toutes les peines du monde à trouver un taxi. Il ne faut pas oublier qu'un homme voyageant dans un vaisseau spatial à une vitesse proche de celle de la lumière aurait donné l'impression de ne pas être en retard au bureau - voire d'être un peu en avance, et en tout cas mieux sapé que moi.

Quand je suis finalement arrivé au travail, je suis allé voir mon patron, M. Muchnick, pour lui expliquer la raison de mon retard, sauf que ma masse ayant augmenté en proportion inverse du carré de la distance, il a considéré cette transformation (qui n'en était pas une) comme de l'insubordination. Il fut alors question d'une retenue sur mon salaire, lequel, rapporté à la vitesse de la lumière, allait être, à son prochain versement, de toute façon, assez négligeable. D'ailleurs, comparé au nombre d'atomes dans la galaxie d'Andromède, je gagne assez peu. J'ai essayé de faire part de ces réflexions, miennes, à M. Muchnick. Il a dit que je ne tenais pas compte du fait que le temps et l'espace étaient interchangeable. Il a d'ailleurs juré que si cette incongruité venait à changer, j'aurais droit à une augmentation.

Je lui ai alors répondu que dans la mesure où le temps et l'espace revenaient au même, comme il faut trois heures pour fabriquer un article qui à l'arrivée mesure moins de quinze centimètres, on ne peut décemment pas le vendre à plus de cinq dollars.

[...]

De retour à mon bureau, où les rayons du soleil entraient par la fenêtre, je me suis dit que si cet immense astre doré explosait soudainement, notre planète quitterait son orbite et prendrait une certaine tangante mais où ? Raison de plus de ne jamais se séparer de mon portable. - Mais... si la possibilité de voyager à une vitesse supérieure à trois cent mille kilomètres par seconde existe et peut permettre de remonter dans le temps, il se pourrait que je me retrouve en Egypte, aux temps des Pharaons ou encore dans la Rome impériale. Mais une fois sur place, qu'est-ce que j'y ferais ?

Et de là, je suis passé au fait que je ne connais pas grand monde de ces époques-là, encore moins leur langue et puis... y'a toujours le principe de l'incertitude d'Heisenberg.

Or voilà que...

 

Book Review - Lectures


1 - Jules Renard - Journal - Paris, Gallimard 1927

Je viens de terminer ce Journal. - 879 pages que j'ai lues, ligne par ligne, à partir d'un lecteur Kindle qui l'a édité en 25,628 écrans (sic) dont, heureusement, à chaque fois que je passait de l'un à l'autre en glissant mon doigt de droite à gauche c'est quatre par quatre que je me suis  déplacé dans le texte (selon le «Kindle counter». - Tout de même, cela m'a demandé 25,628 divisé par quatre, 6,407 mouvements de la main. - Ce qu'on peut faire, quand même, quand on aime la littérature ! - Remarquez qu'en diminuant la grandeur de la fonte, j'aurais pu diminuer le nombre de ces glissades mais j'ai dépassé l'âge où l'on peut encore lire en neuf points ou moins ; dépassé également celui de ne pas dormir entre deux lectures ; mais pas encore dépassé celui d'une infinie patience.

Technique que tout cela ! 

Journal ? - Je suis, j'ai toujours été un grand amateur de journaux personnels. - J'ai lu celui de Gide, tous ceux de Julien Green, celui de Léautaud, celui du peintre Delacroix (si, si, : il en a tenu un)... quelques romans écrits sous la forme d'un journal et même des notes écrites au jour le jour. Certains. il est vrai, qu'en partie. Le journal des Goncourt, par exemple. On en lit trois pages et il faut regarder douze fois dans un dictionnaire de biographies ou un des nombreux Gotha qu'on retrouve dans tous les foyers (je ne possède, malheureusement que celui de 1911) pour savoir sur qui ils ont bien voulu nous donner leur opinion. 

De nombreuses correspondances ou chroniques ressemblent à s'y méprendre à des journaux,. Surtout quand ces correspondances sont publiées par destinataires (celles, par exemples, de Gide et Henri Ghéon, Roger Martin du Gard ou sa mère.) ;  et les lettres de Pline le Jeune sont, de ce point de vue, fort intéressantes et j'ai bien hâte de m'attaquer à la correspondance d'Oscar Wilde dont une partie a été publiée en français par Gallimard en '66.

                     

Je ne tiens pas un journal. Je me suis essayé plusieurs fois, mais je n'ai jamais réussi à en rédiger des cohérants, encore moins des intéressants. J'ai de nombreux cahiers de notes cependant, des agendas, des cartons Bristol remplis de : mots à chercher dans le dictionnaire, citations ou bouts de phrases à traduire, de chroniques  ou de lettres à écrire, de téléphones à donner.... Mes plus vieux (agendas) - enfin, ceux que je possède encore - datent de 46, bientôt 47 ans. - Ce qui les rend intéressants (pour moi et uniquement pour moi), c'est la liste des gens que je fréquentais à certaines époques ou ceux avec qui je faisais affaire dans les listes qui se trouv[ai]ent à la fin de ces agendas : des gens qui ne sont plus là où, s'ils le sont peut-être encore à qui je ne pense que rarement ou encore que j'ai perdus de vue. - Quant à ma correspondance, depuis la venue des courriels et, pire encore, des textos, autant ne pas en parler. 

Mais revenons à Jules Renard que cite abondamment Sacha Guitry dans ses nombreux écrits. (Le père de Sacha était un ami de Jules Renard.) 

À lire ? Je ne le conseillerai jamais à personne. Du moins dans ses détails.

Il est composé de quatre, cinq genres de «souvenirs», de passages ou de réflexions pseudo-philosophiques qui vont de diverses anecdotes concernant sa vie privée, ses relations avec les ouvriers de sa ferme, ses conversations avec ses amis journalistes, écrivains ou auteurs de pièces de théâtre (y compris quelques comédiens et metteurs en scène) et ses collègues de l'Académie Goncourt. Mais l'ensemble n'a aucune suite et l'on passe d'un sujet à l'autre sans parfois s'en apercevoir, i.e. : est-il à Paris ou à sa ferme ? De qui parle-t-il quand il ne cite qu'un prénom ? 

Les bons mots sont rares, de même que les pensées méritant d'être citées. Là-dessus, autant se fier à Guitry (le fils). 

Il dit détester la campagne, mais son journal pourrait être réduit d'un tiers si on y supprimait tous les paysages, couchers de soleil et nuages dont il s'est permis de faire la description.

Ses amis et connaissances sont d'une époque où il n'y avait ni radio, ni télévision et ceux qu'ils mentionnent, notamment ses compétiteurs romanciers ou auteurs de pièces de théâtre, sont, depuis longtemps, oubliés. Qui se souvient aujourd'hui de Catulle Mendès, Henry Bataille, Tristan Bernard, Alfred Capus, Courteline, Eugène Labiche, Porto-Riche et même Edmond Rostand ? - Seul, il me semble reste, de ces boulevardiers, que Feydeau. - Et faut pas parler des poètes du temps .Vous vous souvenez, vous, d'un certain José-Maria de Heredia ? Pourtant... 

Il est fier quand même de sa Légion d'Honneur et semble apprécier faire partie de l'Académie Goncourt qui n'était vraiment pas à son apogée si l'on se fie aux membres qui en faisaient partie à son époque (*).

(*) Les membres de l'Académie Goncourt en 1907 ? - Léon Daudet, Jules Renard, Octave Mirbeau, J.H. Rosny aîné, Léon Hennique, Paul Marguerite, Gustave Geffroy, Élémir Bourges et Lucien Descaves 

Si je ne pouvais amener avec moi qu'un seul journal sur une île déserte, je crois sincèrement que ce serait celui qui se dégage de la correspondance de Pline le jeune, définitivement pas celui de ce Jules Renard dont, j'imagine un peu encore trouver de nos jours son Poil de carotte encore au catalogue.

Simon

***

2 - Plan de lecture

Je n'ai rien contre les lectures au hasard, que ce hasard ait pour origine ses lectures précédentes, ses goûts du moment ou ce que les anglophones appellent ses «whims and fancies», y compris la publicité, les listes de Best Sellers, les recommandations d'amis ou même les étalages dans les librairies. Ce que je reproche à ce système (si c'est est un), c'est de ne pas nous faire découvrir des choses qui, en cherchant parmi celles qui nous intéressent,  pourraient nous intéresser davantage. Molière, par exemple, à partir de Feydeau,  Balzac à partir de Dickens, Proust à partir de Balzac, St-Simon à partir de Proust et même Sherlock Holmes à partir d'Agatha Christie ou de Simenon. De plus, en ne lisant que ce qui nous intéresse, il est plus que probable que l'on perde de vue les opinions contraires aux nôtres, ce qui nous confine à un secteur limité de la connaisance.

Il faut préciser quand même qu'on n'est pas obligé de tout lire parce que, justement, il existe des livres sur tout. - Et même de tout lire sur un sujet en particulier ou de tout lire à partir d'un type particulier de livres. - À quoi servirait de lire, par exemple, tous les romans publiés au Québec, ne serait-ce qu'au cours d'une seule année, alors qu'un seul, peut-être deux, publiés au cours d'une décennie, risquent de devenir des classiques vingt ans plus tard.

Personnellement, je ne lis rien en ce qui a trait à la politique, surtout celle du moment, ni ne m'intéresse guère à ceux qui ont des opinions discutables ou même indiscutables en histoire. Mon avis est simple : on n'est pas obligé d'écouter, dans la même veine, du rap pour apprécier Beethoven. ni savoir l'histoire de la Riussie tsariste pour comprendre Dostoievski.

D'un autre côté, Saint-Exupéry, si je me souviens bien, disait que la terre nous en apprenait plus sur nous-mêmes parce qu'elle nous résistait.

Chose à retenir quand on lit un livre mal écrit, mal conçu ou inintéresant.

Mais, faut-il vraiment avoir un plan de lecture ? Non si ce plan consiste en une liste pré-établie de livres à lire et de laquelle il ne faut sous aucune considération déroger car, de même qu'on le fait en regardant la télévision, l'émission en cours peut être captivante, mais pas nécessairement au point où il faut nous interdire de vouloir savoir ce qu'il y a d'autres à la télé. Sauf que :

Je vois mal comment un lecteur qui lit au hasard peut en arriver éventuellement à Gide, Green ou Montaigne ou certains auteurs qui, par la profondeur et la complexité de leurs idées, exigent une certaine préparation et c'est sur cette préparation que je me dis qu'on doit, quelque peu et même beaucoup, planifier ses lectures afin de ne pas trop s'égarer et, passez-moi l'image, confiner son intellect à une petite rivière alors qu'il existe un immense fleuve de connaissances à notre portée et, pour cela, il existe différentes méthodes. Toutes mauvaises.

Les recommandations de nos amis lecteurs

Combien de fois un ou deux de vos amis vous ont-ils suggéré de lire tel ou tel livre ? Combien de fois avez-vous été déçu au point de vous demander si ces amis faisaient parti d'un groupe de «tous les goûts sont dans la nature» ou d'une secte quelconque où tous les livres sont bons à lire, y compris les mauvais ?

Pour ma part, ce genre de suggestions m'a fait comprendre qu'on ne lisait pas tous de la même façon et que la plupart des lecteurs lisaient pour se détendre ou uniquement par plaisir.

Comme je ne lis pas uniquement par plaisir, mon plan de lecture, si j'en ai vraiment un, m'interdit conséquemment de me fier aux goûts des autres sauf si, en contre-partie, je demande à quiconque me demande de lire un de leurs livres, d'en lire un des miens.

Cette tactique m'a valu bien des lectures sans intérê. Et pourtant, je n'ai offert à ceux qui m'ont suggéré un livre quelconque, que des titres peu exigeants.

Chaque lecteur est bien seul.

 Les critiques

Les critiques littéraires qui se limitent à décrire les oeuvres qu'ils lisent, sans faire allusion à leurs goûts personnels me semblent être les seuls dont on doive écouter non pas les conseils, car ils n'en donnent pas, ni se fier à leurs recommandations, car ils n'en font pas, mais à leurs sonnaissances de la chose écrite. Ceux-là sont rares

Il en est de même, si je peux me permettre la comparaison, en ce qui concerne les critiques de cinéma.

À la rigueur, j'irai voir un film si un critique a cru bon d'en parler plutôt que de mentionner les deux autres qu'il a visonnés dans la même semaine. Mais après qu'il ait écrit sur deux films qui m'ont déplu, il est plus que probable que je cesse de le lire, sauf pour dresser la liste des films à éviter.

Idem en littérature.

Meilleures vendeurs

Quoiqu'on dise, quoiqu'on fasse, il est presque certain qu'un livre qui se retrouve en tête du classement des livres qui se vendent le plus ne soit pas un bon livre. Il suffit, pour cela, de remonter dans le temps - quelques années et parfois même une seul suffit - et de consulter la liste des livres qui se vendaient en milliers, en millions d'exemplaires. Rares sont ceux qui non seulement ne sont plus lus, mais même encore disponibles.

Le principe est celui de Groucho Marx qui répondait à ceux qui lui disait qu'il était génial : «Ah, vous croyez, hein ? Alors je dois être très mauvais.»

Souvez-vous d'Anatole France et trouvez-moi, demain matin, un roman de Françoise Sagan ou Le journal d'Ann Frank en vente dans une librairie... - L'on pourrait dresser une liste infinie d'auteurs célèbres qui ne font plus partie de l'échiquier: Mauriac, Malraux, Morand, Mailer, Miller... à commencer uniquement par la lettre «M».

Troloppe également, en anglais ; celui qui vendait à son époque dix fois plus de livres que Dickens...

Meilleurs vendeurs = meilleurs vendeurs. Point.

Surtout si on en parle abondamment à la télé ou dans les journaux.

À éviter.

 Anthologies

J'ai toujours aimé les anthologies. Toujours détesté les anthologistes.

Les anthologies ont pour mérite de nous donner un aperçu de ce que je signalais à propos des émissions de télévision quand on a une manette à la main pour savoir ce qu'il y a d'autres sur les autres chaînes que celle où l'on est branché.

Les anthologies de poésie, entre autres, sont, pour la plupart, excellentes à ce propos. Deux, trois poèmes d'un auteur, suivis de deux, trois poèmes d'un autre, et ainsi, pendant des pages et des pages, sont suffisants pour nous donner une idée de ce qui pourrait non seulement nous plaire, mais pour nous faire découvrir des poètes qui ne sont mentionnés nulle part ailleurs. Ces anthologies m'ont fait connaître, entre autres, Marceline Desbordes-Valmore et Edna St-Vincent-Millay et comment, sans anthologie, aurai-je pu m'intéresser à Valéry, Aragon ou même Corbière ?

Attention cependant aux spécialistes, professeurs et surtout aux directeurs de maison d'édition.

 Livres sur les livres

Il en existe des centaines.

Ceux qui sont publiés avec, comme auteurs, de nombreux participants ou qui traitent de types spécifiques de littérature (romans, théâtre, essais...) sont habituellement bien faits. On y retrouve des opinions diverses, parfois à partir d'un seul et unique auteur ou même d'un seul et même ouvrage,

J'ai en tête quand je parle de ce genre de livres la liste de cents films compilée à partir de listes soumises par des critiques, des cinéastes, des gens reliés au domaine du cinéma et qui s'est avérée extrêmement utile et, j'ose l'avancer, fort juste et toujours d'actualité vingt ans plus tard.

C'est le principe de John Ruskin :

On peut toujours juger les livres bons ou mauvais selon divers critères (style, composition, précision, intérêt, cleverness...) y compris les goûts de chacun, mais une chose demeure évidente, quels que soient les choix de tous et chacun, il faut convenir d'abord et avant tout qu'il existe des bons et des mauvais livres. 

Mon plan de lecture ?

Je n'en ai qu'un :

Essayer dans la mesure du possible de saisir la pensée des autres et comment cette pensée a évolué avec le temps et pour cela, je me fie encore à mes manuels scolaires, ceux à travers lesquels j'ai appris l'existence des Montaigne, des Villon, des La Fontaine, des Racine, Corneille et Molière, et puis, plus tard, des Hugo, des Baudelaire, des Verlaine, et encore plus tard, des Proust, des Gide et des Green de ce monde. Ces gens-là m'ont guidé vers Shakespeare, Simenon et Pérec.

Chose certaine : je sais aujourd'hui ce que me dois de lire avant de me cadavériser. Et la liste que je me suis dressée n'a plus rien de redevable au hasard.

En ceste foy je veul vivre et mourir.

Simon 

 

Le courrier


Mlle Aubrette Guibord - Hastière-par-Delà, Belgique

En 1911 ? Léopold IV - Jules Bernard Adalbert Othon Charles Gustave, 6e prince de Lippe, noble seigneur et comte de Lippe-Biesterfeld, comte de Schwalenberg et de Sternberg, bourggrave héritier d'Utrecht, né à Obercassef, près de Bonn le 30 mai 1871.

M. Melchior Maas - Vaasa, Finlande

La Maison Philibert de Jean Lorrain, avec dessins de Bottini, parut en 1904 à la Librairie Universelle, 33 rue de Provence à Paris.

Mr. Percy Devontonsils III - New Larochelle, New York

Pour cela, Monsieur Devontonsils, nous vous suggérons de vous adresser au Club des Alpinistes Hollandais (Club Bergbeklimmers van Nederland, 186 Jacobus Pieter Thijsseplein - 1221 LN Hilversum). Son président, Harald Hollink, sera sans doute vous aider. Son numéro est dans le bottin.

Mme Agathe Du Trieux - Maple, Ontario

Le pluriel de Xzyuvaf est Xztuvafen sauf en Haute Bavière et en Basse Silésie où ce mot est généralement peu utilisé.

Mr. Kyle M. Swanson, Middletown, N.Y.

James Randi : An Encyclopedia of claims, Frauds, and Hoaxes of the Occult and Supernatural, St. Martin's Press, 1995.

Mme Dominica Fomina - Paris 7e

À notre connaissance, il n'existe pas d'associations de tire-au-flanc (nom masculin invariable) au Groenland. 

 

         Cette édition du Castor est dédiée à :


 

John Ruskin
(1819-1900)

c


«La forme même des pyramides nous apprend que, des la plus haute antiquité, 
les ouvriers avaient déjà tendance à en faire de moins en moins..»

- Alphonse Allais

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Vatfair, Planter, Hencourt

Avocats

Tour Marshalluk - Quartier Universitaire Napierville

Téléphone : 88-06 - Sonner deux coups.

                 

 

Webmestre : France L'Heureux

Webmestre : Éric Lortie

Webmestres : Paul Dubé et Jacques Marchioro

 

Fondé en 1900 par le Grand Marshall, le CASTOR DE NAPIERVILLE fut, à l'origine, un hebdomadaire et vespéral organe créé pour la défense des intérêts de l'Université de Napierville et de son quartier. - Il est , depuis le 30 septembre 2002, publié sous le présent électronique format afin de tenir la fine et intelligente masse de ses internautes lecteurs au courant des dernières nouvelles concernant cette communauté d'esprit et de fait qu'est devenu au fil des années le site de l'UdeNap, le seul, unique et officiel site de l'Université de Napierville.

De cet hebdomadaire publié sur les électroniques presses de la Vatfair-Fair Broadcasting Corporation grâce à une subvention du Ministère des Arts et de la Culture du Caraguay, il est tiré, le premier lundi de chaque mois, sept exemplaires numérotés de I à VII, sur papier alfa cellunaf et sur offset ivoire des papeteries de la Gazette de Saint-Romuald-d'Etchemin et trois exemplaires, numéroté de 1 à 3, sur offset de luxe des papeteries Bontemps constituant l'édition originale, plus trois exemplaires de luxe (quadrichromes) réservés au Professeur Marshall, à Madame France DesRoches et à Madame Jean-Claude Briallis, les deux du Mensuel Varois Illustré.

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